Après l’excellente surprise qu’avait constitué Samurai Warriors 4 il y a quelques temps, je m’étais laissé allé à guetter avec intérêt la sortie de cet opus de Dynasty Warriors 8 : Empires.

Pour le grand public, un Dynasty Warriors se résume souvent à détruire l’équivalent de la population du Liechtenstein lors de batailles de terrain épiques dans de larges environnements en compagnie de guerriers chinois légendaires pour la conquête ou l’unification du pays. Et bien le grand public n’a pas tort, il n’a seulement que partiellement raison.

Dynasty Warriors 8 en pire en mieux

En tant que Seigneur, soignez bien vos relations avec les généraux
En tant que Seigneur, soignez bien vos relations avec les généraux

Il nous est proposé de suivre les aventures de l’un de ces héros parmi un choix gigantesque de départ, et mes connaissances sur Les guerres des 3 Royaumes étant limitées, je ne me risquerai pas à vous les détailler. Mais le jeu vous propose aussi de créer vos propres généraux, subordonnés, bannières et même montures pour vous lancer dans un mode libre en tant que vagabond ou en tant que Seigneur en vue de conquérir le pays.

Pour ce faire, vous disposerez de 50 années maximum, et de nombreuses tâches vous attendent pour y parvenir, tâches qui diffèrent suivant que vous jouiez un simple guerrier ou un Seigneur…

Si vous optez pour un vagabond, vous pourrez évoluer dans le pays librement, vous liant avec d’autres éventuellement dans le but de constituer votre propre royaume peu à peu. Il est aussi possible de prêter allégeance à un Seigneur de Guerre déjà établi, et de participer à l’expansion de son royaume, influant sur ses choix lors de votes et déferlant votre puissance sur les champs de bataille.

Un coup de tatane, et j'en fais voler 30 d'un coup !
Un coup de tatane, et j’en fais voler 30 d’un coup !

Mais en choisissant d’être votre propre Seigneur, vous pourrez décider de tout, même en ne tenant pas compte de l’avis de vos subordonnés (à vous de gérer leur allégeance après cela). Désir d’envahir un royaume voisin ? De vous allier à un autre pour une durée limitée ? De vous défendre contre une invasion ? De bâtir des échoppes ? Chaque action entreprise coûtera un mois au compteur (sur 600 au total donc) et influera de plus en plus sur le pays entier.

Guerre et pas paix

Les affrontements ne sont guère palpitants, se bornant à nous faire valdinguer des milliers d’ennemis, capturer des bases, vaincre des généraux tout en  protégeant ses propres appuis et ses alliés, à qui il est possible de donner des ordres en fonction de son rang dans l’armée. Qu’on se le dise : c’est du Musou, fluide, rapide, avec des centaines d’ennemis à l’écran, des environnements très grands mais très vides pour la plupart, dans lequel votre personnage (avatar personnel ou non) déclenche ses furies régulièrement et alterne entre deux styles de combat pour mieux se débattre dans la cohue ambiante. Tout est très classique ici, même si quelques éléments comme les Stratagèmes ou les engins de siège viennent parfois perturber cela.

Après avoir exécuté tous mes opposants, en route pour al dernière bataille
Après avoir exécuté tous mes opposants, en route pour la dernière bataille

Le morceau le plus intéressant se situe clairement du côté de la gestion du royaume, à la fois complète et assez rébarbative. Chaque nouvelle victoire est autant de chance d’enrôler un général adverse, qui – en cas de refus de sa part – pourra être relâché ou exécuté (devinez quelle option j’ai choisi ?), augmentant de la sorte votre conseil de guerre. Vous pourrez entre autre chose promouvoir certains de vos subalternes à différents postes qui leur conféreront certaines capacités de décision en fonction des directives que vous aurez imposées tous les 3 mois. En sus de gérer leurs humeurs et d’essayer de ne pas trop les froisser en organisant des banquets, il vous sera possible soit de sceller une allégeance indéfectible avec eux, voire de vous marier et d’avoir une descendance dont les capacités résulteront des statistiques des parents mais aussi de votre comportement pendant votre campagne d’unification. Je ne vous parle pas de la tronche de mon rejeton alors que je pillais et décapitais à tour de bras les royaumes voisins… heureusement, dans le cas d’un personnage personnalisé, l’enfant pourra être redessiné et affiné pour éviter d’avoir à le renier…

Le mariage et la descendance apporte un petit plus au mode campagne
Le mariage et la descendance apportent un petit plus au mode campagne

Le commerce pourra être également développé dans vos contrées pour contenter votre peuple, qui sera tout aussi heureux si vous lui offrez des choses et moins irrité en cas de taxation soudaine. Recruter de la chair à canon – des guerriers – parmi eux vous permettra aussi de disposer d’une force d’occupation ou de défense bien plus efficace, même si il est possible d’organiser des raids chez les voisins pour les affaiblir avant de les dévorer.

Nuits de Chine, nuits calines, on s’échine

Dynasty Warriors 8 Empires est donc plutôt complet, sans pourtant révolutionner en aucun cas la licence qui a tendance à tourner un peu en rond. Loin du fun immédiat d’un Samurai Warriors, le jeu nous envoie ses nombreuses possibilités au visage sans nous les présenter les premières années, préférant une description rapide de l’option dès qu’elle est demandée lors des phases de gestion, ce qui rend le tout aussi peu digeste que difficilement compréhensible pour peu qu’on débute dans la série. Sans vision globale des possibilités ou un certain bridage s’évacuant au fil de la progression, on se retrouve avec un grand nombre d’options d’entrée de jeu sans trop savoir par quel bout les prendre.

Sans être bluffant, le jeu s'offre quelques beaux panoramas
Sans être bluffant, le jeu s’offre quelques beaux panoramas

Pour ma part, je me suis rendu compte que forcer les invasions tous les mois en force pouvait mener sans difficulté à la fin du jeu, sans profiter d’aucune option sus-citée, et que du coup, le titre perdait beaucoup d’intérêt. On prend d’avantage de plaisir à jouer un vagabond, pillant à loisirs et s’alliant parfois avec d’autres avant de fonder son propre royaume, ou un vassal d’un Seigneur déjà établi qu’un chef de clan, trop puissant et sans réelle contrainte.

Coooonclusion. Je dis non! Mais un Avis, je dis OUI!

Pas particulièrement beau, mais fluide et rapide, cette version Empires de Dynasty Warriors 8 continue dans la même veine que ses prédécesseurs, sans vraiment se renouveler. Toutes les options proposées sont intéressantes, mais très rébarbatives à exploiter si on ne connaît pas vraiment la franchise. Du coup, on se dit que les seules vraies interactions se déroulent sur le champs de bataille, eux-mêmes assez répétitif même si très défoulant. Les stratèges pourront la jouer finement à coup d’alliance, de raid et de prospérité, mais la voie la plus agressive fonctionne tellement mieux… Pas mauvais mais pas réellement bon non plus, il est à réserver aux fans de la licence.

Dynasty Warriors 8 Empires

  • Développeurs Tecmo Koëi
  • Type Beat’m Up de masse
  • Support PS3, PS4, XboxOne, Pc
  • Sortie 27 Février 2015

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  • Le même mais avec un 7 devant

Y’a bon!

  • Un système très complet
  • De nombreux personnages
  • La personnalisation
  • Fluide et défoulant
  • Le système de génération

Beuargh!

  • Nihil noui sub sole
  • Où est le guide ?
  • Pas très beau
  • On peut sauter tout un pan du jeu en tapant sur tout le monde
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A propos de l'auteur Voir les articles

Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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