Si vous avez connu MudRunner ces derniers années, lire ce test doit déjà vous mettre en joie. Mais pour les nouveaux venus, il va falloir être un peu plus descriptif pour que l’expérience soit mieux transmise. Du coup, est-ce que SnowRunner vaut son pesant de boue et de neige? Réponse dans quelques contrats !


SNOWRUNNER


Supports : PS4, XB1, PC

Genre : Simulation

Date de sortie : 28 avril 2020

Editeur : Focus Home Interactive

Développeur : Saber Interactive

Multijoueurs : Oui


Lentement mais sûrement, vous avancerez dans la boue et la neige.


  • Une physique bien poussée qui colle à la simulation.
  • Un vaste monde ouvert à explorer.
  • Le mode multijoueur permet d’avancer plus facilement.
  • Des caméras capricieuses.
  • La météo n’influence pas assez l’environnement de jeu.
  • Quelques bugs d’affichage, notamment au niveau des ombres.


Au commencement, il y a un chauffeur: vous. 

Vous débarquez dans le Michigan, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est pas la joie. Des inondations ont ravagé la région et vous, camionneur, avez décidé d’aider pour reconstruire le coin. Ça, c’est le pitch (sommaire) de départ. Par la suite, en enchaînant des tâches dictées par vos contrat à honorer, vous parcourrez les étendues de cet état, mais aussi celles de l’Alaska et de la Russie. Nous avons fait le choix de ne pas vous montrer les endroits enneigés car comme vous allez bien vite vous en rendre compte, la surprise est toujours meilleure, surtout dans ce jeu.

C’est parti pour un autre test motorisé !

De mon pick-up aux camions et en avant !

Les cartes des trois environnements sont grandes et fournies; pas exemptes de défauts, mais nous y reviendrons plus loin. Ici, il est question d’explorer pour trouver la meilleure route pour parvenir à vos fins. Mais la première erreur qui attend les débutants, c’est de vouloir trop en faire et surtout trop vite. SnowRunner, comme son prédécesseur, va vous apprendre la patience. Même si ceci peut s’apprendre en coopération à la fois pour avancer plus facilement dans le jeu et éviter d’être en perdition hors des chemins balisés.

Une flotte de 40 véhicules nous attend dans SnowRunner.

La patience, vertu cardinale.

La patience donc. La patience d’avancer mètre par mètre, la patience de lire le terrain devant vous avant de vous y aventurer, la patience de préparer votre itinéraire sur la carte selon le véhicule utilisé et votre chargement. Dès le début du jeu, il faut se forcer à se poser, à s’arrêter et à observer les paysages plutôt jolis et piégeux. La boue du Michigan est traître, croyez-le bien ! N’espérez jamais passer dans un bois à fond de cinquième vitesse, en force et « T’inquiète pas Roger, ça passe! » Non. Même si vous avez votre treuil pour vous aider, et quelques améliorations possibles sur vos véhicules (c’est un bon point de ce jeu d’ailleurs), une approche trop téméraire peut vous amener à devoir revenir au garage et recommencer une partie de votre progression. Les tours de guet à la FarCry et les garages sont d’ailleurs primordiaux puisque c’est ce qui va vous permettre de réussir vos missions.

La carte est un allié de taille lorsqu’il s’agit de planifier ses trajets.

Tout est une question de feeling. 

Le principe central de SnowRunner tient dans la gestion de la physique. Très poussée et certainement au-delà de ce que les nouveaux venus pourraient s’attendre, les terrains sont là pour vous rendre fous si vous ne prenez pas le temps de les étudier. L’encyclopédie est d’ailleurs là pour vous rappeler les caractéristiques de chaque type de composé qui pourrait passer sous vos roues. Une bonne gestion de votre véhicule est essentielle, que ce soit en matière de consommation d’essence, d’usure des pièces en cas de choc, ou encore de l’utilisation de la boîte de vitesse en conduite ou en puissance avec le treuil pour vous sortir d’un mauvais pas. Il est d’ailleurs conseillé d’équiper vos véhicule d’une transmission intégrale si elle n’est pas installée de série dès que vous pouvez le faire. Chaque décision est primordiale dans votre carrière et votre argent ainsi que vos points d’expérience comptent tout autant que votre dextérité.

On vous laisse admirer le paysage…

Techniquement, il y a de quoi être (un peu) déçu. 

Parce qu’il faut bien parler des petits défauts, allons-y. Les vues cockpits sont très peu travaillées, les rétroviseurs ont peu de reflets et surtout, les caméras ne sont pas toujours très bien gérées ce qui peut poser problème dans certains passages délicats qui demandent de la concentration. Mais rassurez-vous, à la lumière de l’expérience offerte, surtout si vous vous y investissez convenablement, ce n’est pas quelques problèmes techniques et des phares trop peu puissants la nuit qui vont vous rebuter. En revanche, on aurait aimé que la météo dynamique ait plus d’effet sur notre progression, mais à ce stade c’est du pinaillage. 

Le sentiment d’immersion est immédiat, on se croirait vraiment au Michigan.

Retour au garage (Conclusion)

SnowRunner ne rate pas sa cible pour l’expérience qu’il offre. S’il est évident que les premières heures de jeu pourraient rebuter certains néophytes, le titre ne fait pas de compromis pour offrir une virée en véhicule comme rarement sur console. Les environnements sont plutôt jolis et ce malgré quelques errements techniques tout à fait pardonnables. Les terrains sont là pour éprouver votre patience et l’exploration des cartes offertes est aussi nécessaire qu’intéressante. Des DLC arrivent, et les mods doivent s’ajouter, y compris sur console, et ne feront qu’enrichir une bonne expérience. Donc si vous êtes prêts à prendre du temps manette en main, la bonne surprise vous attend au bout du chemin. Une simulation à la manette qui ne cherche pas vraiment à en copier une autre, avec pour intérêt d’apprendre à jouer avec lenteur, ça ne court pas les rues de nos jours. 

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