Test : Oniken Unstoppable Edition – Zaku le mercenaire

Lettre d'amour brésilienne

Qu’il est bon parfois de jeter un coup d’oeil dans le rétro pour se souvenir de titres d’action en 8 ou 16 bits qui nous avaient marqués à l’époque. C’est en retouchant à ces titres via les nombreuses compilations ou émulation qu’on se rend compte à quel point le temps a effacé certaines choses de notre mémoire, comme une difficulté affolante, des bugs ou des approximations de gameplay. Bha qu’à cela ne tienne, les brésiliens de JoyMasher se sont attelés à retranscrire le plaisir d’époque, mais couplé cette fois à une bien meilleure maîtrise au travers de deux titres qui viennent de sortir sur consoles après un passage sur PC : Odallus et celui qui nous intéresse ici : Oniken.

Bienvenue dans les 80’s du futur !

Oniken, survivant de l’enfer

Oui la référence était simple, vu que ténébreux héros nommé Zaku (dont la sonorité rappelle le traumatisant Aarzak de Last Battle d’ailleurs) est un genre de croisement entre Kenshiro et Guts, dans un monde post-apocalyptique façon Terminator. Mercenaire armé de sa grosse épée, Zaku part aider des rebelles “so 80’s” dans leur quête pour abattre Oniken, une organisation militaire surpuissante qui a mis le monde à sa botte.

Oniken est une lettre d’amour aux jeux 8bits

Pour peu, on pourrait croire qu’Oniken est un jeu de la fin des années 80 tant le feeling des contrôles, le scénario kitch à souhait, son héros bourru monolithique et sa bande-son rappellent la NES. La difficulté du titre n’est pas insurmontable, elle nous renvoie simplement à une époque où il fallait connaître les niveaux et les boss afin de pouvoir anticiper les attaques et conserver de la vie. Cette dernière semble d’ailleurs assez généreuse au début et il est vrai que Zaku peut absorber beaucoup de dégâts avant de passer l’arme à gauche. Dénué d’armes à distances à l’exception de grenades dont la portée et l’angle sont prédéfinis, le mercenaire ne doit compter que sur ses sauts et son sabre pour découper tout ce qui essaye de le tuer.

Les boss ne sont pas trop compliqués quand on observe leur mouvements, mais il faut quelques réflexes

L’épée est d’ailleurs améliorable avec un power-up à ramasser dans les niveaux, permettant d’améliorer son allonge, mais cette capacité possède sa propre barre de vie, et il suffit de se faire toucher deux fois pour la perdre.Jeu de plateforme comme on pouvait en trouver à la pelle sur NES, Oniken est un titre brutal qui consiste à rejoindre la fin de chaque mission en un seul morceau, ce qui n’est pas une mince affaire, vu la difficulté du jeu. On reste pourtant dans une difficulté raisonnable faite d’apprentissage et de réflexe plutôt que d’injustes bugs ou tirés de l’arcade, qui avaient pour but d’avaler le plus de pièces possible.

Recommencer des phases complète de niveaux pour retourner au boss n’est jamais trop frustrant

Si il fait appel à nos réflexe, Oniken récompense surtout les joueurs qui font preuve de calme et de retenue. Le manque de patience est souvent puni, chaque ennemi a son tempo sur lequel il faut se calquer pour en venir aisément à bout.

Qui plus est, Zaku peut utiliser le mode Berserker pour subir moins de dommage et en infliger davantage, ce qui se révèle parfois salvateur contre les boss. Ces derniers disposent d’un pattern assez rapidement identifiables, mais qui nécessitent souvent de rester constamment en mouvement. Chaque niveau étant découpé en 3 zones, il ne faut heureusement recommencer que la zone en question en cas de mort prématurée. Cependant, le boss se situant à la fin de la troisième, cela implique qu’il faille recommencer le niveau entier en cas d’échec. Mais ce n’est jamais frustrant car l’échec fait partie de l’expérience et on avance de plus en plus aisément au fil des tentatives, ce qui nous redonne un sentiment satisfaisant de progression en tant que joueur.

Zaku, quand Kenshiro rencontre Guts.

Côté scénario, on tourne donc autour d’un Mad Max croisé avec Terminator et Hokuto no Ken bien kitch et assumé, qui est d’ailleurs mis en valeur par des cinématiques (en plan fixes hein) entre les missions, qui font aussi office de liant. La progression se fait ainsi naturellement sans qu’on se pose la question de la cohérence entre les niveaux. Et si elles mettent en valeur le côté “futur des années 80” façon 8bits, ces séquences narratives se révèles suffisamment intéressantes pour qu’on soit heureux de les voir arriver.

Conclusion

Petite lettre d’amour au jeux 8bits, Oniken parvient à nous tenir captif malgré sa difficulté à l’ancienne grâce à sa réalisation pleine de charme, son gameplay très bien dosé et son histoire qui nous renvoie aux films d’action des années 80-90, une époque où Schwarzy et Stallone nous imposaient leurs muscles ruisselant à l’écran.

Temps de lecture : environ 2 minutes

Oniken Unstoppable Edition

  • Développeurs JoyMasher
  • Type Action Plateforme rétro
  • Support PS4, PC, Xbox One, Switch
  • Sortie 8 Février 2019
Oniken à notre sauce
8/10
Oniken à notre sauce
Y'a bon
  • Du rétro avec la maîtrise d'aujourd'hui
  • Un vrai charme des années 80
  • Un gameplay qui a du répondant
  • 6 longs niveaux
  • Du contenu déblocable après la fin (dont un Boss Rush)
Beuuuuwark
  • Le trip "pur rétro 8bits" ne plaira pas à à tous
  • Technique
    7/10
  • Esthétique
    8/10
  • Ergonomie
    9/10
  • Audio
    9/10
  • Contenu
    6/10
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Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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