Voilà, l’intégralité des jeux “Oddworld” est maintenant accessible sur Switch. On ne reviendra pas sur la qualité des deux épisodes fondateurs et sur La Fureur de l’Etranger pour se concentrer ici sur l’arrivée – que je qualifierai de chaotique – de Oddworld L’odyssée de Munch sur la portable de Nintendo.


Oddworld : L’odyssée de Munch


Supports : Switch

Genre : Plateforme

Date de sortie : 14 mai 2020

Editeur : Microïds

Développeur : Oddworld Inhabitants

Multijoueurs : Non


Le jeu est bon, la ressortie sur Switch par contre ne tient pas la route


  • Le jeu est drôle
  • Un gameplay efficace
  • Fluide sur Switch
  • Aucun sous-titre ? Même en anglais ?
  • La compression vidéo d’époque
  • Pas très long faut dire
  • Et assez peu varié dans les situations


Moi, Munch et méchant

Pour la petite histoire, Oddworld : L’odyssée de Munch est sorti en 2002 et faisait partie du line-up de la première Xbox avant d’être porté en 2003 sur GBA, et le titre a été annulé sur PS2. Il s’agit en fait du troisième épisode (se situant chronologiquement donc après l’Exode d’Abe) et le premier à avoir été développé en 3D. Premier bon point pour ce portage sur Switch : le titre contient toujours bien un résumé vidéo de l’Odyssée d’Abe et de l’Exode d’Abe, mais c’est en le visionnant que l’on mettra déjà le doigt sur les principaux problèmes de l’Odyssée de Munch. En effet, le jeu n’est ici qu’un simple portage de la version originale sur la Switch, avec des vidéos compressées au format 4:3 et n’ayant absolument aucun sous-titre. Sachant que les Mudokons s’expriment comme si ils avaient une patate chaude dans la bouche tout en étant nasillards, la compréhension de l’histoire peut être assez complexe. Cela dit, le titre étant assez limité en 3D, il se révèle fluide.

Ce brave Munch ne se doute pas dans quelle galère il vient d’arriver

L’histoire nous conte les aventures d’Abe et de son compagnon Munch, dernier représentant de la race des Gabbits et récemment capturé par les Vykkers qui les utilisent pour produire du Gabbiar, une sorte de caviar. Toujours membre des Mudokkons Libres, Abe va donc aider son infortuné compagnon à voler ces boîtes d’oeufs de Gabbits pour sauver la race de l’extinction.

Si il marque une rupture avec les deux premiers épisodes, L’odyssée de Munch utilise le même système, impliquant de retrouver des Mudokons et de leurs donner des ordres simples afin de progresser. Abe est capable de porter ses congénères pour les lancer plus loin ainsi que prendre le contrôle de ses ennemis un court instant, comme dans les versions 2D. De son côté, Munch peut utiliser un sonar, utiliser un arc électrique ou – vu sa nature – nager.

Beaucoup d’éléments doivent être collectés pour progresser

Il s’agit toujours d’un jeu de plateforme, mais cette fois en 3D où il faut collecter des éléments pour alimenter des dispositifs afin de progresser en libérant un maximum de créatures en alternant entre les deux héros. Visuellement, le titre s’en sort encore pas trop mal malgré son âge, même si en 2020 il ne casse plus 3 pattes à un Gabbit. Niveau prise en main, si on cafouille parfois un peu entre les boutons et leur niveau de pression, la jouabilité est toujours aussi bonne, aidée par un système de caméra ben fichu qui se place toujours au bon endroit et la possibilité de doser la vitesse de déplacement en inclinant plus ou moins le stick.

Ça a vieilli visuellement, mais ça reste très honnête

On reste néanmoins dans un jeu de plateforme très classique, parsemé d’énigmes mettant en avant les qualités d’Abe et de Munch, avec pas mal d’humour et de critique envers notre société de consommation – surtout alimentaire. Et si la durée de vie est assez courte, elle n’est pas aidée par une certaine répétitivité dans la progression.

Oddworld : L’odyssée de Munch : Conclusion

Reste que l’Odyssée de Munch est un jeu agréable et amusant le temps qu’il dure, mais qui aurait mérité un peu d’attention pour cette nouvelle sortie, surtout au niveau des sous-titres.

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Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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