Souvenez-vous de Pixel Ripped 1989, qui nous plongeait avec beaucoup d’humour dans un jeu VR situé au début des années 90, aux commandes de l’héroïne Dot, elle-même à la recherche du meilleur joueur de jeu vidéo humain afin de sauver son monde vidéoludique des mains du vilain Cyblin Lord. Et bien ici on remet ça à l’aube d’un changement vidéoludique majeur : le passage à la 3D.


Pixel Ripped 1995


Supports : PS4, PC

Genre : VR

Date de sortie : 19 Mai 2020

Editeur : Arvore

Développeur : Arvore

Multijoueurs : Non


Un mélange dimensionnel réussi possible uniquement en VR


  • Une immersion inégalée
  • Mieux raconté que la version 1989
  • Une interactivité inventive et poussée en VR
  • Drôle
  • Le côté “démo” des jeux
  • La qualité inégale des hommages
  • Intégralement en anglais


Dot Com

Vous revoilà dans les bottes de Dot, sauveuse de son monde, qui doit de nouveau faire face au Cyblin Lord, toujours désireux de mettre la main sur un artéfact qui lui permettrait de dominer le monde virtuel et réel. C’est ainsi que Dot trouve David, un enfant de 9 ans qui va devoir l’aider dans sa quête.

Dot a quelque peu évolué depuis Pixel Ripped 1989

Vous allez donc alterner entre Dot et David pour traverser une série de défis manette en main, manette en main. Cette phrase est correcte, puisque vous allez le plus souvent vous retrouver aux commandes de David, lui même tenant une manette de console pour faire évoluer Dot dans son monde virtuel, tandis que la dimension de David tentera de le perturber. Il s’agira d’abord de sa mère qui ne cessera de couper sa console, de peur que sa progéniture ne devienne idiote ou perde ses yeux (tous les clichés néfastes de l’époque y sont représentés), mais aussi du méchant sorcier qui influera sur le réel pour lui nuire.

Jouez dans le salon malgré les remontrances de maman

Si Sir Arthur était votre compère dans Pixel Ripped 1989, il s’agira ici de composer avec un autre héros culte d’une certaine famille de chasseur de démon. L’humour est toujours omniprésent, entre situations burlesques et dialogues amusants, mais Pixel Ripped 1995 est mieux scénarisé et les différents chapitres s’enchaînent rapidement, chacun mettant en scène une parodie de franchise connue avec un petit Twist qui rend l’expérience plus amusante.

Ainsi, il faudra – à l’image du premier – distraire sa mère afin qu’elle ne coupe pas la console, nous obligeant à repartir du dernier checkpoint dans un genre de Zelda, ou éviter de faire du bruit tard le soir pour ne pas la réveiller, ou encore passer d’un jeu à  l’autre dans une boutique pour trouver des éléments à-même de nous débloquer un chemin. Le plus perturbant c’est qu’on a l’impression parfois de vraiment être dans le monde de David, manette en main, impression quelque peu perturbée par les sous-titres désactivables.

Passez d’un jeu à l’autre pour débloquer Dot !

Il faudra souvent composer avec ce qui se déroule dans le jeu vidéo auquel joue David, mais aussi avec ce qui se passe autour de lui ! Certains combats de boss utilisent ce système de manière fluide et efficace, de telle manière qu’on ne doive même pas réfléchir à passer d’un contrôle à l’autre. Il faudra ponctuellement attraper une arme en plastique pour tirer sur des éléments du décor ou sauver Dot des attaques de son ennemi.

Les différents jeux font références à Metroid, Sonic, Zelda, Aliens 3, mais aussi Street of Rage, Mario Kart ou CastleVania. Cela sans compter la fameuse incursion de la révolution 3D, qui arrive ici avec son lot de souci d’époque, à commencer par la précision des sauts dans les phases de plateforme. Ceci pour introduire le principal souci de Pixel Ripped 1995 : tous les jeux parodiés ne sont pas une réussite.

Street of Rage n’est pas très réussi mais la séquence est très fun !

J’évoque ici les soucis inhérents aux premiers jeux 3D, avec leurs sauts approximatifs qui peuvent éventuellement faire partie des références, mais même d’autres titres fonctionnent moins bien, à l’image de Street of Rage qui a clairement un souci d’impact et surtout de collision. Mention spéciale par contre au niveau de CastleVania qui respecte bien l’ambiance, avec humour tout en imposant au joueur de ne pas faire trop de bruit en jeu et de couper sa télé si jamais sa mère l’entend. Ce mélange dimensionnel rendu possible uniquement en VR est certainement le point fort de Pixel Ripped 1995, plus maîtrisé que le premier épisode.

Mais il est aussi bien plus facile. Ne venez pas chercher de challenge autre que celui provoqué par l’approximation de certains jeux (SoR c’est de toi que je parle) : Pixel Ripped 1995 est moins contraignant que la version 1989, mais pallie à cela en ajoutant des éléments autour du jeu, dans la réalité de David, éléments qui donnent au tout une grande cohérence. On EST David, malgré l’aspect cartoon de l’ensemble et l’ambiance très kitch des années 90.

On a la référence là ou pas ? Et en plus c’est drôle.

On reste assez éloigné d’une réflexion sur ces années-là, mais on ne cherche pas une grande profondeur narrative dans ce type de production. Tout juste pouvons-nous regretter de ne pas avoir affaire à de vrais jeux, des niveaux complets auxquels nous pourrions rejouer à l’envie. A la place, ces incursions vidéoludiques tiennent plus de mini-démos scénarisées et retenues en otage par l’histoire de Dot. C’est parfois un peu frustrant de ne pas pouvoir relancer un niveau ou l’autre dans la chambre ou le salon de David.

Pixel Ripped 1995 : Conclusion

Plus réussi et maîtrisé que Pixel Ripped 1989, Pixel Ripped 1995 nous replace dans les bottes d’un gamin de neuf ans en période de Noël dans les années 90. Ca a quelque chose de très nostalgique et la magie opère indéniablement tout au long des 4-5 heures que nécessite le jeu. On râlera sur la qualité inégale des parodies proposées, et sur le fait qu’on voudrait en toucher plus que ce qui est proposé, mais Pixel Ripped 1995 mérite sans conteste de figurer dans votre ludothèque VR.

Montrer le reste de l'article

A propos de l'auteur Voir les articles

Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

Précédent Control et Sayonara Wildhearts brillent au Nordic Game Awards
Suivant Test : Oddworld : L’odyssée de Munch sur Switch

Commentaires

Laisser un commentaire

Close

ARTICLE SUIVANT

Close

Pokémon GO : les quêtes journalières arrivent très bientôt (et peut être Mew en même temps)

26/03/2018
Close