Test : Don’t Knock Twice – Un coup pour la réveiller…

Qui est à la porte ?

Chez Wales Interactive on aime le cinéma et c’est peu dire. Ayant brillamment remis au goût du jour le style FMV avec les sorties de The Bunker et Late Shift, c’est une relecture d’un récent film d’horreur qui nous est proposée avec Don’t Knock Twice, où Katee “Starbuck” Sackhoff incarne une artiste de renom désireuse de renouer contact avec sa fille Chloé, qu’elle a abandonné il y a des années… Efficace, “Don’t Knock Twice” propose l’histoire terrifiante d’une entité que l’on réveille en frappant deux fois à sa porte…

Sympa quand même…

Toc toc…

Il est tout à fait possible de se lancer dans le jeu “Don’t Knock Twice” sans avoir vu le film, même si rien de la situation familiale ne vous sera introduit au lancement du jeu… non, vous débutez la partie dans un salon lugubre, une nuit d’orage, à la lumière d’un feu de bois… quand on frappe à la porte.

Le ton est posé, et on comprend qu’il s’agira principalement d’un jeu d’exploration horrifique. Nous sommes vite encouragés à saisir une bougie, qui nous servira à allumer les différentes sources de lumière de la maison. L’ambiance est lourde, le moindre angle de couloir est terrifiant et le téléphone ne cesse de nous envoyer des messages haineux, quand ce ne sont pas des phrases sanguinolentes qui suintent des murs…

L’épouvante est démultipliée en VR

Si la réalisation visuelle est très réussie, le sound-design fait bien son travail et les moments de silence ne sont brisés que par un peu de musique et des sons du quotidien, comme les SMS reçus, le portes qui claquent, le tonnerre, la pluie… ou les cognements à la porte. On passera de pièces en pièces, les portes se refermant parfois derrière nous, examinant chaque chambre de la maison à la recherche de notre fille, et découvrant de plus en plus de documents sur notre situation ou d’autres plus privés sur Chloé. Explorer la maison deviendra plus “simple” une fois la petite hache en notre possession, puisqu’elle nous permettra de briser les poignées de porte, évitant ainsi les longs détours …

Qui est sous le casque ?

Bon, on sait assez vite à quoi s’en tenir

L’ambiance est très soignée, le côté “maison hantée” également et on redoute à chaque pas que quelque chose nous saute dessus – ce qui finit par se produire, on ne vous le cache pas. Les jeux de lumière apportent un cachet aux différentes pièces et l’épouvante est démultipliée lorsque l’on met le casque VR sur la tête. La progression devient alors très viscérale, le moindre bruit autour de nous générant sueurs froides et frissons. On se sent réellement dans un endroit hostile où une entité maléfique cherche à vous nuire. La progression peut alors se faire à la manette classique ou aux Playstation Moves. Ces derniers vous permettront alors de matérialiser vos mains à l’écran pour plus d’immersion, mais imposent alors des déplacements par téléportation, ce qui peut du coup occasionner des petits soucis de scripts, puisque quelque chose peut se déclencher derrière vous si vous vous téléportez trop loin.

Un fois qu’on peut casser les portes, la progression est plus facile… mais c’est pire :'(

Heureusement, les cas sont rares, et si tourner se fait également par a-coup via les manettes de détection de mouvement, ces dernières permettent de tendre  nos bras via la pression d’une touche pour ramasser des objets plus facilement. Si toutefois vous n’êtes pas sujet à la cinétose, une maniabilité classique à la manette est également possible, laissant les déplacements classiques… nettement plus angoissants.

Conclusion

On passera outre la traduction française actuelle du jeu qui sera sous peu patchée pour offrir autre chose qu’une traduction Google automatique pour se concentrer sur la réalisation aboutie du titre, surtout en VR. Le manoir est certes quelque peu vide, mais est raccord avec celui présenté dans le film. Pour plus d’angoisse, on vous conseille le visionnage de Don’t Knock Twice le film et de prolonger l’expérience avec Don’t Knock Twice le jeu, même si les deux fonctionnent indépendamment. Si le jeu reste angoissant sur écran, il devient réellement effrayant en réalité virtuelle, qui démontre encore une fois son efficacité quand il s’agit de nous faire peur.

Temps de lecture : environ 3 minutes

Don’t Knock Twice

  • Développeurs Wales Interactive
  • Type Horreur
  • Support PS4, PC, XBox One
  • Sortie 05 Septembre 2017
Don't Knock Twice à notre sauce
8/10
Don't Knock Twice à notre sauce
Y'a bon
  • Prolonge efficacement le film
  • Belle réalisation
  • Sound Design réussi
  • Pas trop de Jump scares
  • Tétanisant en VR
Beuuuuwark
  • La traduction française a besoin d'un patch
  • La téléportation sabote certains effets
  • Des conrôles au Move pas toujours évidents
  • Technique
    8/10
  • Esthétique
    7/10
  • Ergonomie
    8/10
  • Audio
    9/10
  • Contenu
    7/10
  • Cinétose
    9/10
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Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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