Non Test : Tacoma – Walking Simulator dans l’espace

Une histoire AI-vraisemblable

Tacoma est mon premier walking simulator. D’habitude je teste des vrais jeux, avec un gameplay mais le thème avancé par celui-là m’a intéressé et je me suis laissé séduire afin de plonger dans une expérience nouvelle.
Plongée réussie? Réponse tout de suite.

Une histoire d’IAblement prenante

Vous voilà arrivant sur une station orbitale à bord de votre petit vaisseau assistée par votre IA : Minny. Votre mission si vous l’acceptez sera de retrouver des données concernant un accident survenu sur la station orbitale que vous venez de rejoindre.

C’est ici que tout commence

Pour une durée de 2h vous naviguerez dans la station orbitale entre les différentes parties de celle-ci : le pôle détente, le pôle biomédical et le pôle d’ingénierie.
La navigation se fait au travers d’un HUB où vous évoluez en 0 gravité. Lorsque vous êtes dans les différentes branches de la station vous pouvez marcher sur le sol en dur grâce à une gravité artificielle.

Voici le crew : en Réalité Augmentée

Vous découvrirez les 6 (presque 7) personnages assez vite grâce à votre capacité de revivre les mémoires des instants passés (qu’ils soient récents ou anciens). En effet, vous revivrez les instants juste avant et juste après l’incident mais aussi ceux remontant à plusieurs mois. Très vite vous cernez les personnalités et défauts de chacun au travers de la tension qui s’installe et des diverses complications.

L’histoire se laisse découvrir et nous happe assez vite. J’étais très sceptique en lançant le jeu mais le devenir du crew finit par nous importer et les révélations finales ont une importance du fait de la bonne gestion de l’arc de tension qui atteint son paroxysme 15 minutes avant la fin de l’aventure et qui laisse notre cerveau mouliner alors que les révélations se font et que l’aventure se termine.

Un huis clos complexe à gérer

Le huis clos est un style particulier au cinéma et dans la littérature et il en est de même dans le jeu vidéo. Gérer la tension, l’influence de l’extérieur et les enjeux dans une dynamique globale sont autant d’exercices compliqués.
On rajoute à cela des choix scénaristiques qui font que les personnages ne sont pas physiquement présents. Notre personnage évolue en réalité augmentée et on ne voit que les morphotypes et les fonctions de chacun au travers de couleurs et d’insignes ce qui rend l’empathie plus difficile vis à vis des personnages.
Les différents objets que vous trouverez et informations que vous collecterez renforceront ce lien et je suis prêt à parier que les cartes d’identité des personnages ont été rajoutées après.

Voici la vue d’une fenêtre

Cependant l’efficacité de la narration et l’effort fourni pour la psychée des personnages contribue à l’efficacité du huis clos. L’ensemble de la musique du titre est diégétique. C’est à dire que ce qu’on entend est entendu par les personnages (dans le passé bien sûr) et cela, en plus de contribuer à percer la personnalité de chacun participe encore à l’immersion.

Arrivent maintenant les deux points négatifs selon moi et ils ont trait au côté graphique de la chose : ce n’est pas techniquement beau mais ça c’est pardonnable. L’autre chose plus dommageable est le côté lisse de la réalisation graphique. Il n’y a pas de patte graphique intéressante. Les choix sont basiques et presque ternes si on oublie les avatars colorés des personnages. Du coup on se dit que le lieu compte peu (alors qu’on est en orbite dans l’espace tout de même).
En parlant d’espace, on n’a pas de grand plan grandiose qui fait rêver. Nous avons deux « grands » angles : dans notre petit vaisseau et dans l’observatoire mais là encore une partie de l’image est occultée par la station ou notre vaisseau.

Quel dommage, un potentiel grand plan

Autre point, il existe des « fenêtres » dans la station mais aucune ne donne sur l’espace directement et elles sont toujours partiellement occultées ou nous permettent de voir des fragments de la station.
On va dire que je chipote mais si on me donne pas de gameplay ou de biscuit pour détourner mon attention je fais gaffe aux détails!

Conclusion

Tacoma est mon premier walking simulator et reste une très bonne expérience narrative que tous les afficionados du genre se doivent de faire.
Les enjeux de l’aventure sont bien portés par une narration et des personnages au top.

Artistiquement parlant c’est visuellement pauvre en dehors des personnages (fait pour mettre en relief plus encore ces derniers? Possible) et certains choix sont dommageables. Je suis dans l’espace je veux voir les Zétoiles et les Planètes zut. Par contre c’est un grand oui pour la musique et son intégration dans le caractère des personnages!!

Temps de lecture : environ 10 minutes

Tacoma

  • Développeurs Fullbright
  • Éditeurs Fullbright
  • Type Walking simulator
  • Support PC, One, Mac, Linux
  • Sortie 2 août 2017
Tacoma, le walking simulator de l'espace
8/10
Tacoma, le walking simulator de l'espace
Y'a bon
  • Une aventure intéressante
  • Une narration prenante
  • Une bonne gestion de la tension dramatique
  • Le choix de l'huis clos pour un walking simulator: c'est ballzy : on aime
  • Les personnages
Beuuuuwark
  • L'aspect graphique
  • On veut des grands plans zut de zut
  • Est-ce que c'est réussi dans ce que ça voulait entreprendre ?
    7.5/10
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Axel Eloy

Gros lecteur, j’aime me faire emporter par mon imagination et c’est ce que je recherche dans les jeux, pas besoin de monde ouvert ou autre, vous me perdez!!

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