Pour ceux qui l’ignoreraient, Tron est un film des studios Disney datant tout de même de 1982. S’il est presque intégralement composé d’images numériques, il s’agit bien ici d’un film “Live” avec des acteurs réels et non d’un film d’animation habituel. Véritable révolution à l’époque (et diablement plus efficace visuellement que sa récente suite mystico-numérique “L’Héritage”), Tron allait laisser son emprunte tant au cinéma que dans l’univers du jeu vidéo, avec de nombreuses adaptations sorties depuis, dont des simulations de LightCycles (les motos se déplaçant à angles droits sur une grilles en laissant des murs derrières elles, un jeu semblable à Snake). Disney propose ici une déclinaison de son univers façon Runner, une manière plutôt pertinente de relancer l’intérêt autour de la franchise.

Cours

Le bien-nommé Run/r (vous l’avez ?) vous propose donc des courses effrénée dans l’univers du Jeu, à travers 3 modes distincts : le mode Disque vous propose de survivre à un parcours semé d’obstacle et d’ennemis, alors que vous ne contrôlez pas la vitesse de course de votre avatar, le mode Cycle, reprenant les batailles de Lumicycles sur des circuits chronométrés et enfin le mode Flux, qui est en fait une version “Survie” du jeu, vous imposant un parcours aléatoire mêlant les modes Disques et Cycles, avec un défi hebdomadaire à remplir.

Le mode Cycle propose des courses mortelles chronométrées
Le mode Cycle propose des courses mortelles chronométrées

Au-delà de la débauche d’effets visuels qui rend le streaming plutôt compliqué et qui est à déconseiller aux épileptiques, les différents modes proposent une belle dose de challenge. En effet, le mode Disque vous mettra face à divers ennemis (dont parfois d’autres programmes armés de disques) mais surtout à bon nombre d’obstacles qu’il faudra soit esquiver soit détruire très rapidement sous peine de perdre l’un de vos 3 précieux point de vie. Sauter par-dessus des barricades, glisser en-dessous, planer pour éviter les gouffre et viser de minuscules plateformes rebondissantes pour ensuite passer à travers un anneau qui vous permettra de parcourir une plus grande distance pour enfin atterrir sur le circuit, ou marcher sur les murs, voire glisser en équilibre sur des rampes tout en activant des mécanismes, voilà de quoi aiguiser vos réflexes car le rythme ne cesse jamais de croître tout au long des 16 niveaux du mode.

La jouissance d'un Wallrun bien fait
La jouissance d’un Wallrun bien fait

Le constat est le même pour le mode Cycle, qui se concentre sur la course en moto, où il vous faudra esquiver les obstacles, sauter sur les rampes en abattant vos adversaires à la manière d’un Road Rash futuriste pour perdre le moins de temps possible tout en passant à travers des portails vous octroyant de précieuses secondes supplémentaires. Et ici, la moindre erreur sera sanctionnée, car ralentir, c’est perdre du temps (Merci Capt’ain Obvious), qui est calculé au cheveu prêt pour vous permettre d’atteindre l’arrivée.

Quelques améliorations sont achetables au début de chaque run
Quelques améliorations sont achetables au début de chaque run

Heureusement, dans un mode comme dans l’autre, il vous est possible d’acheter des améliorations uniquement valable sur la prochaine course à l’aide des Octets ramassés sur votre chemin, qui vous attribue un petit robot pouvant soit attirer les octets à lui, soit les doubler, ou doubler le score, vous attribuer un bouclier ou quelques secondes supplémentaires lors des courses de Lumicycles. De même, votre Programme pourra s’équiper de disques spéciaux à usage unique pouvant perforer ou faire exploser les obstacles, très utile surtout quand vous vous retrouvez face à un l’un des chars d’assaut emblématique de la série. Les courses pouvant se relancer rapidement, on est vite tenté de “vite relancer une dernière partie” en boucle pour améliorer son temps, glaner plus d’octets ou simplement esquiver le piège qu’on a pas vu venir la dernière fois.

En terme de personnalisation, on a droit à des programmes masculins et féminins impersonnels dont l’esthétique est tirée du film “L’Héritage”, mais également à Flyn, Iori et Sark dans leur costumes originaux, tandis que les néons sont personnalisables via une petite sélection de couleurs.

Conclusion

Addictif, c’est le mot qualifiant au mieux Tron Run/r. On relance volontiers une partie après avoir terminé la précédente, et le mode Flux propose un renouvellement constant de circuit et d’épreuves. A noter qu’en plus du jeu, un Season Pass est disponible sur console pour le contenu futur, octroyant une somme confortable d’octets, 18 niveaux supplémentaires, de nouveaux perks, apparences pour les Runners et les Cycles et le pack Outlands, lui-même composé de 16 niveaux supplémentaires. Disponible sur PC de manière complète, on distingue cependant quelques ralentissement en mode Flux sur la version console. A vos Cycles !

TRON Run/r

  • Développeurs Disney Interactive
  • Type Runner
  • Support Xbox One, PS4, PC
  • Sortie 23 Février 2016

Y’a bon!

  • L’univers de Tron judicieusement utilisé
  • Ça explose de partout !
  • Très maniable
  • Le mode Flux
  • Allez, une dernière partie…

Beuargh!

  • Le mode Flux rame sur console
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Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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