Pour resituer, Dungeons III Complete Edition est un jeu développé par Realmforge Studios (Kalypso Media) et sorti le 13 octobre 2017 sur PC, PS4 et Xbox One et il s’agit de la suite directe du jeu vidéo Dungeons 2 de 2015. Comment diable jusqu’ici n’en avais-je jamais entendu parler alors que Dungeons 3 vient de débouler avec tous les DLC ?


Dungeons III Complete Edition


Supports : PC, PS4, Xbox One

Genre : Gestion / Stratégie

Date de sortie : 26 juin 2020

Editeur : Kalypso Media

Développeur : Realmforge Studio

Multijoueurs : Oui


De l’humour, de la stratégie et une occasion de jouer les vilains dans un très bon jeu de gestion en temps réel sur consoles


  • La narration et l’humour
  • Retrouver du Dungeon Keeper
  • La tonne de référence pop culture (LOTR en tête)
  • La phase gestion et la phase STR combinée
  • Tous les DLC
  • Le côté aléatoire des donjons
  • Une ergonomie et une interface satisfaisante sur console
  • Grosse durée de vie avec les DLC
  • Le mixage sonore
  • Rien ne remplace le clavier et la souris
  • Interactions un peu limitée en phases STR
  • Une DA un peu générique à la Warcraft
  • Des ralentissements (PS4)

C’est jour de paie !

Hasard du destin, j’ai initié ma fille il y a quelques semaines à un jeu culte que j’ai poncé adolescent, à savoir Dungeon Keeper premier du nom par Bullfrog et Peter Molineux. Jouer un maître du mal y était particulièrement délicieux, entre la torture de nos propres créatures et devoir gérer correctement l’agencement de son donjon pour se défendre au mieux contre les autres Gardiens ou les héros humains tout en respectant les affinités des créatures.

Thalya, possédée par un Super Saiyen ?

Un plaisir que je n’ai jamais retrouvé sur ses suites, ce qui fait que le titre est encore installé sur ma machine (merci GOG) depuis des années et que j’en relance une partie pour le plaisir. Et là, vous vous demandez “mais enfin, on ne parle pas de Dungeon Keeper ici” ! Et vous auriez à moitié raison, puisque la série Dungeons – que je découvre ici – est très très (très) largement inspirée de Dungeon Keeper, jusqu’à en copier des mécaniques. Est-ce qu’on va s’en plaindre ? Absolument pas. Est-ce que c’est jouable sur console pad à la main ? Étrangement oui, même si il faut avouer qu’une souris et un clavier seraient bien plus indiqués.

Mais d’abord, c’est quoi Dungeons ?

Il s’agit d’un Dungeon Keeper-like, sans aucun doute, mais pas uniquement. Tout d’abord, le titre se distingue par sa narration posée (avec un vrai narrateur donc) qui n’hésite ni à lâcher une blagounette, à faire dans le référentiel douteux (une elfe noire qui crie “Kaméhaméha”, ça ne s’invente pas) voire à briser le quatrième mur de manière récurrente en critiquant directement les personnages du jeu, soit en évoquant son salaire. Bref, vous l’aurez compris, Dungeons III ne se prend juste absolument pas au sérieux et c’est tant mieux.

Construire son donjon avec amour est un vrai plaisir

On sourit souvent, le rythme de la campagne est soutenu si bien qu’on a le temps de monter correctement son donjon, gérer les ressources et partir à la surface pour gérer les quêtes et détruire nos gentils ennemis du bien. Si esthétiquement et en terme de lore, on verra la grosse influence de Warcraft, jusque dans le nom des villes, les phases de combats – qu’elles interviennent quand des imprudents s’invitent dans votre donjon ou quand vous partez à l’assaut de la surface – se font en temps réel façon STR. Il faut non seulement veiller à faire monter son “héros” de niveau en glanant des points de Mal (qui se collectent en détruisant des spots précis à la surface), le niveau de ses créatures, veiller à ne pas les voir mourir, mais aussi à en laisser de suffisamment entraînée pour défendre le donjon pendant votre absence.

Comme on peut facilement passer du donjon à la surface de la simple pression d’une touche, gérer tout cela est finalement assez simple, si on prie pour ne pas devoir gérer des affrontements dans le donjon et à la surface simultanément. Cela dit, notre marge de manoeuvre pendant les combats étant assez limitée (à part lancer des sorts pour aider votre créatures et votre héros), passez d’une zone à l’autre est peu contraignant.

Utiliser les raccourcis manette permet de gagner du temps, d’autant que l’interface voile l’écran

Car oui, j’ai eu le malheur de lancer le jeu sans suivre le didacticiel et bien mal m’en a pris puisque si beaucoup de mécaniques sont semblables à Dungeon Keeper, l’interface est plus complexe, tout comme la gestion des ressources. Si l’or est évidemment la première denrée à collecter pour payer vos infrastructures, améliorations et surtout vos créatures, les points de Mal s’inviteront vite à la fête, vous forçant à aller vous battre à la surface avec une armée des plus limitée.

En effet, tant l’or que les points de Mal sont nécessaires pour augmenter la taille de votre armée, le niveau de votre héros (l’elfe noire semi-repentie Thalya, possédée par le Seigneur du Mal), mais aussi les technologies nécessaires pour de nouvelles salles ou mécanismes, la puissance de vos créatures (en plus de leur montée de niveau pendant les combats) ou encore le recrutement de certains monstres comme les Nagas, véritablement indispensables pour leurs capacités de soin. Les pièges et protections ne sont évidemment pas à négliger tant ils peuvent entamer la vie des envahisseurs avant que vos gardiens ne viennent s’en occuper, mais pour cela, il vous faudra développer un atelier et des machines.

C’est parfois un peu le bazar en pleine action

Comme je le disais, vous avez relativement le temps de faire monter votre donjon en puissance tant que vous êtes capables de gérer assez rapidement les envahisseurs qui se risqueraient dans votre couloir pour détruire le cœur du donjon ou les autres créatures que vous découvririez en creusant les galeries. Si la difficulté peut jouer en dent de scie, on ne s’ennuie jamais et il y a toujours quelque chose à faire, améliorer ou combattre pendant la campagne. Il faut en effet gérer une remise à 0 du niveau et de Thalya (qui perd ses compétences) à chaque changement de donjon.

Alors oui, je m’amuse beaucoup à suivre la schizophrène Thalya dans sa quête de destruction au nom du Seigneur du Mal (qui avait tenté d’envoyer une flotte conquérir ce nouveau  monde, mais celle-ci ayant coulé par deux fois, il en a eu marre et a possédé une elfe noir), le tout commenté par un narrateur des plus caustiques, au point de ruiner un peu tout enjeu possible, puisqu’on est là pour la blague – littéralement. J’ai été fort embêté par le mixage sonore, la narration paraissant toujours un niveau en-dessous des sons d’ambiance et de la musique, même en passant par les réglages. Pourquoi est-ce que cela n’a toujours pas été réglé ?

Dépenser de l’Or mais aussi des points de Mal vous obligera à mettre le nez dehors pour améliorer votre donjon

En plus de la campagne, Dungeons III dispose d’autres modes pour varier l’expérience, comme les Escarmouches où il faut conquérir la carte tout en repoussant les attaques du donjon et en affrontant un boss, un mode Sans Fin pour gérer son donjon sans contraintes de missions ou de temps (ce qui est un peu frustrant dans la campagne), un mode Survie qui va vous confronter à des vagues de plus en plus puissantes d’ennemis et un mode Bac à Sable pour personnaliser son expérience de jeu.

Enfin Dungeons III dispose aussi d’un mode multijoueurs qui nous permet de jouer en duel ou bien à 4 dans une même partie contre des troupes à la surface uniquement. Du complet en somme.

Dungeons III Complete Edition : Conclusion

On est vilain, on est méchant

En soi, cette Complete Edition de Dungeons III et l’occasion de mettre la main sur un excellent jeu de gestion et de stratégie bourré d’humour et très complet. Ses quelques petits défauts sont anodins en face du plaisir qu’on prend lors de la campagne ou à gérer son donjon. On apprécie les efforts d’avoir rendu un genre si proche du PC facilement jouable sur console, même si rien n’égale l’utilisation de la souris à ce niveau.

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Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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