D’aucuns diront que des jeux comme Syberia : The World Before ne devraient plus exister, et que les jeux d’aventure en point’n’click sont des reliques du passé. Est-ce dû à la qualité du dernier Syberia ? Navré de vous le dire, chez joueuses et joueurs, vous avez tord.


Syberia The World Before


Supports : PC

Genre : Point’n’Click

Date de sortie : 18 Mars 2022

Editeur : Microids

Développeur : Koalabs

Multijoueurs : Non


Les point’n’click ne sont pas morts et Syberia The World Before en est une belle illustration


  • Le monde du jeu a besoin de plus de titres d’aventure de cet acabit
  • Un récit captivant
  • Visuellement superbe
  • L’OST
  • La qualité des énigmes et leur difficulté croissante
  • Quelques doublages toujours un peu hors contextes
  • Parfois un peu lourd dans es déplacements (surtout à la manette)
  • Une belle histoire, mais un peu convenue

Syberia The World Before

Ne vous méprenez pas, je comprends qu’on puisse ne pas aimer forcément le style et tout ça. Mais rejeter un genre entier de jeux aussi essentiel à l’évolution des jeux vidéo, ça me semble assez aberrant. Le Point’n’ Click a longtemps été un genre roi dans le jeu vidéo, et si l’action a peu a peu remplacé le fait de profiter posément d’une ambiance, d’une narration et d’une aventure, il reste assez cher à mon cœur.

Et tout commence avec un portrait

Paradoxalement, Syberia a été une découverte pour moi lors de sa sortie sur Switch il y a quelques années. J’avais longtemps vu Kate et Oscar orner les couvertures des magazines de jeux dans les années 2000, mais en l’absence de réel PC, seuls les point’n’clic fait de pixels ont bercés ma jeunesse. Et c’était déjà génial ! Mais les deux premiers épisodes sortis sur Switch m’ont littéralement enchantés.

Quel que soit votre avis, voici venir le quatrième épisode de Syberia : The World Before. La série elle-même et les trois jeux précédents ont été conçus et dessinés par Benoit Sokal, le dessinateur et créateur de BD belge malheureusement décédé en mai 2021.

L’ouverture de cette nouvelle itération de Syberia vous met dans la peau de Dana Roze, une jeune femme de 1937 qui tente de devenir pianiste dans sa ville natale de Vaghen – une ville fictive (allemande) confrontée à la myriade de conflits et de problèmes qui précèdent la Seconde Guerre mondiale. On vous a déjà parlé de cela dans notre preview il y a quelques jours, et je rajouterai que bien entendu, tous les Syberia se déroulent dans un monde parallèle, légèrement steampunk où les automates font partie de la vie courante.

Les automates, ces machines fascinantes

Le récit revient bien évidemment sur Kate Walker (toujours admirablement doublée par Françoise Cadol, dont je vous parle à chaque fois, mais je suis amoureux de cette voix), que l’on retrouve emprisonnée dans une mine de sel de Russie au début des années 80. Après des événements assez tragiques, elle mettra la main sur un portrait de Dana Roze avec qui elle partage une ressemblance frappante, alors qu’elle ne la connait pas. Désormais libre et de retour à la civilisation, elle honore son amie restée dans les mines en partant à la recherche d’informations sur Dana.

Hum… tout rappel avec des moments de l’Histoire n’est pas fortuit

L’histoire est très bien narrée et vraiment captivante dès le départ, avec un soupçon de tragédie, et elle semble évoquer les événements actuels (ainsi que les événements historiques) avec la montée d’un pouvoir fasciste (l’Ombre brune… un clair rappel des heures sombres de l’Allemagne) en Europe. Vous allez alterner entre Dana et Kate tout au long du jeu pour faire la lumière sur toute cette histoire.

La série Syberia dans son ensemble a toujours été réussie en termes de réalisation (mais pas toujours en terme de doublage – et celui-ci ne fait pas exception), de graphismes et de musique et The World Before est à la hauteur. La bande-son n’est pas en reste surtout quand Dana est au piano, apportant une certaine légèreté bien nécessaire à des décors et des environnements austères.

La première énigme est une belle introduction

Quand on en vient aux énigmes, on sera content de constater que Syberia fait travailler nos neurones, et s’offre une belle courbe de difficulté maîtrisée au fil des heures. Il n’y a rien de pire ou de plus humiliant que d’être confronté à un casse-tête qui vous fait vous sentir stupide – comme à l’époque oserais-je dire. Dans Syberia, nous avons tout de même droit à jusqu’à trois indices si vous êtes bloqué ou perdu, sans que cela ne soit vraiment une résolution automatique qui nous fait ressentir un peu le déshonneur de l’échec.

Visuellement, on nage dans une sorte de rêve

Le seul vrai regret que j’ai eu concerne l’intrigue principale et le « mystère » entourant l’identité de la personne que Kate recherche, il suffit de bien suivre l’histoire et certains éléments pour avoir rapidement la réponse. Mais une fois encore, ce qui est important dans Syberia est moins la destination que le voyage. Et là, c’est une belle réussite.

Cela dit, je vous conseillerais tout de même d’y jouer à la souris, comme il se doit, car les commandes à la manette sont issues d’une autre époque qui ne me manque pas du tout.

Ah Kate… et ta merveilleuse voix

Dans l’ensemble, Syberia : The World Before est un très bon jeu d’aventure qui s’appuie sur son histoire, qui n’évite pas spécialement les grosses ficelles du jeu d’aventure. Bien que cela ne convienne pas à tout le monde, le jeu reste assez pertinent dans son propos à notre époque, et je ne sais pas si c’est une bonne chose. Dans tous les cas, au moins, le titre m’a emporté une fois encore.

Syberia The World Before

Titiks

L’avis de Titiks sur PC

En Bref

Syberia : The World Before est un « beau » jeu d’aventure mais assez classique dans son déroulement. Il possède encore cette aura onirique et fascinante qui captive. On ne manquera pas de faire certains parallèles avec notre époque, tout en profitant une fois encore de l’ambiance propre à la série. Et ça fait du bien de se poser pour retrouver Kate Walker et son éternel acolyte.

4

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Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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