#RetroBBQ: Super Formation Soccer (Super NES)

Le foot c'est rude, Gullit!

Depuis mes dernières anecdotes du jeu vidéo retraçant l’histoire de notre média favoris, je me suis dis que j’allais reprendre les #RetroBBQ en me concentrant sur un titre à la fois. Vous connaissez le principe vu que j’en ai « déjà » publié deux il y a quelques mois, je ne vais donc pas revenir là-dessus…

Par contre, je vais profiter de la rentrée pour relancer cette rubrique qui « remplacera » un peu les meilleures anecdotes. Vu la matière, je n’en sortirai sûrement pas toutes les semaines mais ces articles seront de plus en plus réguliers sur notre beau site.

Bonne lecture!

En haut… en bas…

Depuis que Nintendo a lancé son service Super Nintendo Online sur la Switch, j’ai pu retrouver quelques titres qui m’ont marqué étant enfant. Et c’est en lançant un certain Super Soccer que j’ai pu retrouver les sensations d’un jeu de foot typé arcade et, personnellement, mon premier sur Super NES.

Ici, exit les PES et autres FIFA: pas de simulation ni de terrain à l’horizontal! En effet, Super Soccer se joue sur un terrain à la verticale et ce n’est pas sa seule particularité, croyez-moi… Attention, même s’il y a beaucoup de points communs, notamment la vue du terrain, ce titre n’a rien à voir avec le jeu Soccer sorti sur Game Boy. Ce dernier étant développé par Tose Software et non Human Entertainement comme Super Formation Soccer (nom japonais).

Il y a une animation pour chaque but marqué/encaissé histoire de remuer le couteau dans la plaie…

Mais ce choix de vue n’est pas anodin. En vrai, beaucoup de jeux de foot se jouaient à la verticale à l’époque mais dans le cas de Super Soccer, c’est pour une toute autre raison. En effet, c’est avant tout une vitrine technique pour le fameux Mode 7 que proposait la Super Nintendo.

Ce mode a été utilisé pour simuler une profondeur de champs sur pas mal de titres très connus notamment Mario Kart, Pilotwings ou encore F-Zero pour ne citer qu’eux… les plus connus du grand public.

Donc, en gros, vous jouiez la première période en fonçant vers le but d’en-haut et la seconde vers celui d’en-bas. Et autre particularité, chaque équipe ayant son propre thème musical, chaque période sera représentée par l' »hymne » de sa team. Et les musiques sont plutôt bien inspirées et collent parfaitement au style de chaque pays.

Le Mode 7 est bien utile pour ajouter une profondeur au terrain.

He scores!

Justement, revenons un peu sur le jeu en lui-même. Plusieurs modes de jeu sont disponibles: Exhibition et Tournament… ben oui, on est en 1991 quoi. Dans le premier mode, vous avez le choix de jouer des matchs amicaux ou des séances de tir aux buts. Tandis que dans le second, on parle de tournoi mais c’est plutôt un mode arcade dans lequel vous devez éliminer toutes les équipes au fur et à mesure. On peut même y jouer en coopération face à l’ordinateur!

En tout et pour tout, 16 équipes (sélections nationales) vous sont proposées. C’est peu, certes, mais le jeu a presque 30 ans… je le rappelle. Le mode championnat (Tournament) nous propose de les affronter une-par-une de la moins forte (la Belgique… bouh!) à la plus forte: l’Allemagne.

  1. Drapeau : Allemagne Allemagne
  2. Drapeau : Argentine Argentine
  3. Drapeau : Italie Italie
  4. Drapeau : Brésil Brésil
  5. Drapeau : Pays-Bas Hollande
  6. Drapeau : Angleterre Angleterre
  7. Drapeau : Cameroun Cameroun
  8. Drapeau : Roumanie Roumanie
  9. Drapeau : Irlande Irlande
  10. Drapeau : France France
  11. Drapeau : États-Unis USA
  12. Drapeau : Japon Japon
  13. Drapeau : Colombie Colombie
  14. Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie
  15. Drapeau : Uruguay Uruguay
  16. Drapeau : Belgique Belgique

Niveau gameplay, on se retrouve donc face à face, littéralement… Le joueur 1 attaque vers le haut en première période et entendra, tout le long, le thème de son pays et vice-versa pour la seconde période. On parle souvent de musique car les développeurs ont fait un assez bon travail à ce niveau.

Il y a 8 formations sélectionnables avant le match et changeables à la mi-temps. En parlant de modification, le temps de jeu de base, 5 minutes le match, est également paramétrable.

Pendant les penaltys, les joueurs sont plus grands et détaillés.

Au niveau commandes, c’est assez simpliste forcément. Le bouton A permet les coups de pied courts tandis que le B est utilisé pour les longs ballons. Le Y permet de passer la balle au joueur ayant la flèche de sélection au dessus de sa tête. Cette flèche que vous pouvez également contrôler en passant d’un joueur à l’autre avec L ou R. Le X, lui, ne sert à rien. Donc, c’est assez simple pour l’attaque.

Il est même possible de mettre de l’effet ou de la puissance dans ses tirs en maniant la croix directionnelle et en pressant plus longtemps sur le bouton du shoot.

En défense, le A permet d’éjecter littéralement son opposant direct à coup d’épaule et le B c’est pour les tacles glissés. Attention, même si le jeu est plutôt indulgent, il n’est pas impossible de se prendre des cartons par ce cher arbitre dodu.

Pour le reste, les règles habituelles du football traditionnel sont de rigueur. Enfin… plus ou moins, c’est de l’arcade!

Autre précision: il est possible de jouer avec le gardien en mode manuel ou le laisser en automatique.

L’arbitre est indulgent mais si ça va trop loin… c’est carton!

Pixel Soccer

Pour ce qui est des graphismes, le jeu s’en sort plutôt pas mal. Ok, on n’est pas sur du International Superstar Soccer (ce qui deviendra notamment Pro Evolution Soccer par la suite…) de Konami mais celui-ci est sorti en 1994 donc, trois années plus tard, logique.

Il faut rappeler que le titre fait partie du line-up de lancement de la Super Nintendo chez nous en avril 1992 tout de même. Par contre, zéro différence niveau terrain: c’est toujours le même modèle. Mais il reste assez détaillé tout de même. Petite mention pour les pubs pour la Game Boy, SimCity ou Nintendo sur les murs du fond.

Pour ce qui est des joueurs, époque oblige, ils sont tous pareils et on ne reconnait personne vu que les pixels ne sont pas assez nombreux et les licences ne sont pas au programme non plus. C’est même assez marrant de voir qu’en Belgique, on est tous bruns de cheveux tandis que nos voisins français sont tous blonds.

Cependant, toutes les équipes sont bien différenciées et il y a même eu un petit travail sur les supporteurs pour varier juste un peu même si ce sont souvent les mêmes panels qui reviennent.

Les pubs étaient déjà bien présentes.

Temps de lecture : environ 6 minutes

Super ‘Formation’ Soccer

  • Développeurs Human Entertainment
  • Type Sport
  • Support original Super Famicom/Super NES
  • Disponible sur Super Nintendo Online Switch
  • Sortie 13 décembre 1991 – 4 juin 1992

Ce qu’il faut savoir:

– Si vous terminez le jeu, une équipe mystère vous défiera pour remporter votre trophée. Au Japon, c’est la team de développement Human (renommée Nintendo chez nous…) que vous devrez battre pour terminer le jeu à 100%. 

– Super Soccer est le premier d’une série de jeux de foot. Mmmh… non, je reformule: Super FORMATION Soccer est le premier d’une série de jeux de foot. Pourquoi cette précision? Tout simplement parce que ses suites ne sont uniquement sorties qu’au Japon. Ainsi, Super Formation Soccer II sort en 1993 suivi de Super Formation Soccer 94 – World Cup Edition, Super Formation Soccer 95 – della Seria A (en partenariat avec le championnat italien) et Super Formation Soccer 96 – World Club Edition (avec 18 clubs fictifs du monde entier dont Bruxelles pour Anderlecht ou encore Yon Charmant pour PSG voir FC Garcenyola pour le Barça…)

– En plus de la version originale sur Super NES, le jeu est disponible gratuitement sur le Super Nintendo Online de la Nintendo Switch si vous êtes abonné au mode en ligne. Jouable pour la première fois en ligne qui plus est… 

Super Formation Soccer II
Cover japonaise
Super Formation Soccer 94 - World Cup Edition
Super Formation Soccer 95- della Seria A
Super Formation Soccer 96 - World Club Edition

Belgium VS Nintendo

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ManuSupra

Passionné, collectionneur et historien vidéoludique trentenaire ayant grandit avec un enfant à queue de singe et un plombier moustachu s'empiffrant de champi. Chasseur de monstres à l'insectoglaive, archéologue gaming et adepte du "bas, diagonal, droit + poing". Sushivore et burgerovore professionnel!
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