Y’a t’il encore besoin de présenter RPG Maker MV ? Le logiciel de création de RPG de Kadokawa est disponible sur PC depuis 2015 et la licence a permis la création de bon nombre de projets commerciaux (comme des titres façon Corpse Party, mais également pas mal de projets Kemco par exemple). Avec bon nombre de DLC pour ajouter des musiques et contenus graphiques, la licence dispose en plus d’une promesse : offrir un puissant outil de création que même un enfant pourrait utiliser, et aujourd’hui, même sur console.

Et c’est vrai. Mais il faut tout de même que l’enfant soit doué. Et patient sur console.


RPG Maker MV


Supports : PC, PS4, Switch

Genre : Outil / RPG

Date de sortie : 11 Septembre 2020

Editeur : NIS America

Développeur : Kadokawa

Multijoueurs : Non


Un outil de création fantastique à la portée des joueurs console les plus patients


  • Les fonctionnalités tactiles sur Switch
  • En français
  • Un outil de création très complet
  • La récupération des jeux des autres créateurs via une app gratuite
  • Des modèles pour démarrer très rapidement
  • Ergonomie PC peu adaptée au genre (PS4)
  • Les limites de personnalisation comparé au PC
  • Un didacticiel trop limité

RPG Maker MV

Est-ce que tout fan de RPG n’avait-il pas déjà rêvé de créer sa propre aventure ? En offrant une interface simple et complète, ainsi qu’un design restant fidèle à l’ère des légendes 16bits (FFVI en tête), RPG Maker MV est l’outil de rêve pour se lancer dans l’aventure sans connaître une once de codage. Créer ses personnages, la carte du monde, les donjons, les monstres et boss, les interactions et les dialogues, toutes les magies et leurs effets, les armes et armures, jongler avec les statistiques et les niveaux d’obtention de nouvelles capacités… Mettre un doigt dans RPG Maker MV est réellement fascinant et plein de promesse. Son arrivée sur PS4 et Switch est une véritable aubaine pour les créateurs en herbe, même si il arrive avec des limites de taille.

Pour l’occasion j’ai ressorti mon projet de RPG vieux de 20 ans (oui, il aura besoin d’une réécriture, mais il me fallait une base pour commencer) et me suis attelé à la création des premiers environnements, personnages et magies à utiliser. Spoiler Alert : vous ne verrez sans doute jamais ce projet en ligne, et ce à cause de trois soucis principaux sur lesquels je vais revenir dans un instant.

C’est un peu vide au départ mais en quelques heures, on arrive à quelque chose de correct

Au démarrage du jeu, nous avons droit à un petit tutoriel succinct en français qui nous met directement le pied à l’étrier en nous plongeant dans le début d’un jeu un peu cassé. A l’aide des conseils du roi, nous allons peu à peu arranger les choses, comme gérer un PNJ statique qui bloque le chemin, le faire parler, modifier le décor, gérer les transitions entre les cartes etc… Très vite on sent poindre deux éléments assez problématiques : bien que Kadokawa ait réalisé un bon travail de portage du PC vers la console, cela reste un jeu pensé principalement pour l’utilisation d’une souris.

C’est à cet instant que le contrôle tactile vous sera d’un précieux secours

A la place, il nous faut switcher entre les 4 panneaux principaux via une touche avant de sélectionner un élément, puis switcher sur la carte ou la case de la base de données à modifier, modifier, revenir en arrière une fois ou deux et recommencer. Je vous avoue que c’est long et rébarbatif, d’autant qu’il est parfois nécessaire de revenir une, deux ou trois fois en arrière pour choisir une autre option, la mémoire musculaire devant s’adapter à chaque panneau. Quand on commence à savoir ce qu’on fait, on ne parvient quand même pas à aller plus vite parce qu’on s’emmêle les pinceaux dans les différents tableaux de données.

L’ergonomie est donc un point un peu problématique sur PS4, même si ce n’est pas insurmontable sur le long terme. Comme je l’ai dis je vois assez mal comment les développeurs auraient pu rendre cela meilleur, à part sans doute en donnant accès à un véritable curseur à déplacer au stick gauche.

Le second élément que l’on voit vite arriver est une phrase que répète le tutoriel très régulièrement : après nous avoir montré une possibilité du soft, il nous renvoie au bouton “aide” pour la suite. Une aide elle aussi succincte qui ne répond pour ainsi dire jamais aux milliers de questions qui arrivent bien vite comme la gestion de l’équipe de départ, l’ajout de nouveaux personnages dans l’équipe, la création d’un passage narratif… Le tutoriel est certes intéressant, mais terriblement incomplet.

Le tuto survole les possibilités énormes du soft

Si il existe un outil de création de personnage vraiment bien fichu – quoique limité aux sprites présents sur consoles – qui vous permettra de créer sans mal tous vos personnages et leurs éventuelles variantes en quelques minutes – c’est davantage dans cette base de données que vous passerez le plus clair de votre temps. Vous pourrez y gérer vos héros créés, les différents monstres et leurs variantes, la dénomination de chaque éléments (Vous utilisez la Mana à la place de la Magie ? des TECPoints à la place des SP ? Renommez tout ça comme vous le souhaitez), l’existence ou non de techniques spéciales supplémentaires, les différentes classes de personnages et leurs caractéristiques, tous les équipements et leurs effets… bref, il y a de quoi passer des heures juste à construire nos éléments avant même de passer dans l’éditeur visuel.

La création de personnage est vraiment sympa, bien que légèrement limitée

Une bonne idée aurait été de proposer une véritable “campagne” qui nous ferait créer de A à Z un mini RPG en survolant tous les aspects importants. Ici, nous sommes livrés à nous-même bien trop vite et il faut se tourner vers l’énorme communauté et les milliers de tutos sur Youtube pour aborder un aspect en particulier. Tous les outils sont là, on les voit, mais on ne sait pas toujours comment les utiliser.

Chaque onglet est très complet, mais difficile à utiliser à la manette

On parvient encore assez rapidement à générer des modèles de cartes du monde, de villes et donjons, que l’on peut modifier à loisirs pour se faire la main, à lier tous ses lieux entre eux, à générer des ennemis, des combats aléatoires, des magies et des techniques et – sans mentir – il y a fort à parier que vous puissiez sortir une petite aventure en une après-midi. Ce ne sera pas un bon jeu, mais vous aurez au moins la satisfaction de voir vos personnages se battre et réagir dans un monde que vous aurez créé.

On peut rapidement lancer une partie avec nos paramètres

RPG Maker MV vous permet aussi de partager vos créations avec la communauté de joueurs, afin d’en faire profiter tout le monde via une application gratuite qui permettra à tout-un-chacun de télécharger votre jeu. Je dis “votre” puisque le partage ne se limite qu’à un seul jeu par personne. Il vous est possible néanmoins de jouer à votre propre jeu à l’envi, et de le modifier à la volée ou presque.

Maintenant il se pose la question suivante : oui, on peut créer son petit RPG avec quelques efforts sur PS4 et Switch, mais ne vaut-il pas mieux investir dans la version PC, bien plus ergonomique et donnant la possibilité d’inclure ses propres fichiers, sprites et musiques, en plus des DLC ?

Dans tous les cas, n’hésitez pas à récupérer le pack gratuits d’objets sur le PS Store ainsi que l’application gratuite vous permettant de jouer aux RPG des autres !

RPG Maker MV : Conclusion

C’est cool

Pour les joueurs consoles, il s’agit ici d’une belle opportunité de mettre “la main à la pâte”, et très sincèrement, si vous optez pour une version console, préférez la version Switch qui dispose des commandes tactiles pour construire vos éléments, vous y gagnerez en confort malgré la taille de l’écran et la foule d’informations à gérer dans la base de données, véritable cœur du jeu. Mais les plus patients devront certainement passer par la version PC pour aller plus loin.

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Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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