Test : Final Fantasy IX – Sous les feux de la rampe

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D’abord sorti au Japon et en Amérique en 2000 (2001 en Europe) et considéré comme étant un chef d’oeuvre d’aventure, Final Fantasy IX s’est offert bien des re-sorties depuis. En 2010, le jeu réalisé par Hiroyuki Itō et produit par Hironobu Sakaguchi s’invite sur la PlayStation 3 et la PlayStation Portable. Il s’agit alors d’un portage classique offert en téléchargement, sans nouveautés, mais qui a le mérite de pouvoir faire découvrir ce jeu à des joueurs plus jeunes qui n’ont pas connu la première PlayStation. Puis, en 2016, on a eu droit à une adaptation pour Android et iOS (c’est important, vous verrez). L’année suivante, notre bien-aimé Final Fantasy IX fait son apparition sur PlayStation 4. Il ne reste que 2 plateformes sur lesquelles le jeu n’avait pas vu le jour : la Xbox One et la Nintendo Switch. Et voilà que nous apprenons via le Nintendo Direct du 13 février 2019 que le jeu est disponible dès ce moment sur la dernière née de Nintendo et un rapide coup d’oeil sur le site de Square Enix nous apprenait son arrivée sur Xbox One. Mais que vaut Final Fantasy IX sur la Switch ? Réponse après quelques tirades !

Il est temps de replonger dans l’univers de Final Fantasy IX.

Final Fantasy IX sous les feux de la rampe.

L’histoire débute à Alexandrie où une troupe nommée les Tantalas, et dont le héros Djidane fait partie, donne un spectacle en l’honneur du seizième anniversaire de la princesse Grenat. Les Tantalas espèrent enlever la princesse alors que celle-ci tente de fuguer du château. S’ensuit une panoplie d’aventures qui nous permettent de faire connaissance avec de nombreux personnages et de comprendre ce qui se trame sur la planète Gaia. Vos compagnons de fortune sont Bibi le mage noir, Steiner le chef de la garde royale du royaume d’Alexandrie, Freyja la chevalière Dragon, Eiko l’orpheline et Tarask le mercenaire.

Coubo, ce n’est pas exactement la même chose que le Kupo auquel on s’attendait.

Saurez-vous rester au haut de l’affiche ?

Les mécaniques de jeu propres aux RPG japonais sont bien évidemment de la partie : combats aléatoires, apprentissages d’habiletés, utilisation de magie et de chimères, etc. Pour progresser dans Final Fantasy IX, armez-vous de patience… ou pas. En effet, cette version est agrémentée de plusieurs cheats qui permettent de profiter de l’histoire sans trop vous inquiéter de votre niveau réel. Directement inclus dans le menu pause, vous aurez les options suivantes :

  • Pas de combats aléatoires,
  • Mode rapide,
  • Invincible,
  • Dégâts maximums.

Donc, si vous ne recherchez pas de challenge, disons pendant un combat de boss particulièrement difficile, vous pouvez enclencher l’invincibilité ou les dégâts maximums pour vous assurer de la victoire. De plus, 3 options ont été ajoutées directement dans les configurations du jeu :

  • Maître des compétences : vous permet d’apprendre les aptitudes des armes et armures dès leur obtention,
  • Niv./Magikolithes maximums : les niveaux de vos magilithes sont au maximum,
  • Gils maximums : vous obtenez directement le maximum de gils.

Attention, l’activation de l’une ou l’autre de ses options est irréversible. Faites donc une sauvegarde à part avant de vous y risquer. Toutes ces améliorations en sont-elles vraiment ? Si vous êtes un puriste, vous trouverez sans aucun doute qu’elles dénaturent Final Fantasy IX. Pour les néophytes qui n’ont pas l’habitude d’investir près d’une centaine d’heures dans ce type d’aventure, elles permettront de rendre ce jeu un peu plus digeste. 

Les boosters permettent de profiter de l’histoire sans se prendre la tête.

Prenez-garde à l’envers du décor.

Il est légitime de se demander ce que vaut réellement ce portage. Avant toute chose, sachez que la version de Final Fantasy IX disponible sur Switch est la même que celle réalisée pour les téléphones et tablettes qui tournent sous Android et iOS. Le soft a donc hérité des mêmes qualités et défauts. Le rehaussement graphique touche uniquement les cinématiques, les personnages principaux (ceux que vous incarnez) et les ennemis. Les bugs de son sont bien présents. Par exemple, vous vous rendrez sans doute compte que la musique de la carte du monde recommence au début après chaque combat. Une fois remarqué, ce bug de son vous rendra probablement dingue avant d’avoir la chance de voir les crédits dérouler sur votre écran.

Notre petite troupe fait le point avant de se remettre en marche.

Par ailleurs, les menus ont été refaits en gris et la police choisie ne colle pas avec l’époque ni avec les propos du jeu. Après tout, il fallait bien rendre le texte lisible pour les petits écrans de smartphones… Autre relique de la version mobile, vous remarquerez que lorsque vous nommez vos personnages, un avertissement concernant l’utilisation des émoticônes apparaît alors que ceux-ci sont inexistants sur la Switch ! En ce qui concerne les sauvegardes automatiques, elles peuvent vous jouer des tours lorsque vous faites des combats en boucle. Il vaut donc mieux faire une sauvegarde propre pour éviter toute mauvaise surprise.

Les fiches des personnages sont quelque peu cocasses.

La Switch, un troisième couteau ?

On pourrait s’attendre à ce que les fonctionnalités de la Switch soient mises de l’avant dans ce portage. Pourtant, il n’en est rien. Impossible de jouer en coop comme cela se faisait sur la PlayStation. L’écran tactile n’est pas non plus mis à profit. Le seul point positif est que vous pouvez jouer en mode nomade, ce qui rend la bouillie de pixel des décors légèrement plus supportable que sur un écran de télé. Sur le plan des performances, les combats prennent parfois beaucoup de temps à se lancer. C’est 20 secondes lors du premier combat dans chaque zone  pendant une même session de jeu que vous perdrez à tout jamais. 

Les questions de Rataïme vous feront vous arracher les cheveux de sur la tête.

À guichets fermés, c’est l’heure de conclure.

Final Fantasy IX est indéniablement un jeu qui a marqué l’imaginaire collectif qui vaut la peine d’être redécouvert aujourd’hui. La démarche de Sakaguchi était de revenir aux sources de ce qui caractérise la saga Final Fantasy et c’est réussi ! La version Switch nous séduit de par son aspect portable et ses nombreux cheats qui actualisent le jeu. Il faudra néanmoins composer avec les problèmes de son qui gâchent la sublime musique composée par Nobuo Uematsu. Il est également regrettable que les éléments du décor n’aient pas été rehaussés graphiquement. En somme, Final Fantasy IX sur la Switch est un jeu à ajouter à votre collection si vous ne le possédez pas déjà. Pour les autres, faites chauffer vos anciennes consoles, elles vous remercieront de revoir la lumière du jour !

Ce n’est pas tout le monde qui a eu droit au lifting graphique, n’est-ce pas Monsieur le conseiller ?

Temps de lecture : environ 6 minutes

Final Fantasy IX

  • Développeurs Square Enix
  • Type RPG
  • Support Switch, XB1
  • Sortie 13 Février 2019
Final Fantasy IX à notre sauce
7/10
Final Fantasy IX à notre sauce
Y'a bon
  • Le plaisir de retrouver Djidane et sa bande
  • Cette version Switch peut s'emporter partout
  • L'ajout de cheats facilite l'accès à un jeu qui a presque deux décennies
Beuuuuwark
  • Graphiquement fainéant
  • Les bugs de sons sont toujours là
  • Pour avoir réutilisé le portage iOS/Android pour en faire une version console ?
  • TECHNIQUE
    7/10
  • ERGONOMIE
    8/10
  • ESTHÉTIQUE
    6/10
  • AUDIO
    5/10
  • CONTENU
    9/10
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