Pas moyen d’être tranquille, au poney-club des Edelweiss ! Alors que Tarzan espérait profiter du printemps tout neuf pour gambader dans les prés, le voilà recruté pour jouer dans un film ! Au programme, rôle sur mesure et carottes à volonté. La vie de rêve ! Sauf qu’entre les interminables séances de maquillage, le réalisateur casse-sabot et le scénario beaucoup trop cliché, Tarzan en a vite assez. Il est temps de bousculer un peu le tournage… Après tout, ici, c’est lui la star !

Je découvre cette série bien sympathique, alors que la collection compte déjà plusieurs volumes. Le titre peut se lire seul, tout est très compréhensible, néanmoins je pense qu’il est plus intéressant de commencer par le premier tome, car si vous commencez, vous aurez envie de lire les autres ! Autant le faire dans l’ordre !

Tarzan, poney de mauvais poil, râleur et irrévérencieux, est le narrateur, et partage en aparté ses pensées avec le lecteur, ce qui est assez original. Les humains qui l’entourent ne comprennent pas ce qu’il dit (ce qui est logique), il a sa vision de poney sur ce qu’il vit et voit, ce qui donne souvent une analyse assez comique et exagérée des travers humains.

Avec un humour décapant, il s’exprime avec beaucoup d’expressions souvent adaptées à sa condition de poney, ce qui fait régulièrement sourire lors de la lecture. Le texte est fluide et agréable, compréhensible par les enfants, même si certaines références leur échapperont inévitablement. Ce qui ne les empêchera pas de savourer l’histoire, drôle et pleine de rebondissements.

Ils apprendront également du vocabulaire, car le texte est riche de ce côté, et Tarzan lui-même explique à sa façon certains termes un peu trop compliqués pour les plus jeunes.

Les chapitres, dont les titres indiquent inlassablement une des choses que Tarzan déteste (et il y en a à profusion !), sont courts, ce qui est très appréciable pour garder le rythme des anecdotes amusantes. Ce format et le regard innocent (et bagarreur) du narrateur me rappelle Le Petit Nicolas, de René Goscinny, que j’adore.

La complicité qui s’est créée (dans un des livres précédents) avec sa cavalière Jeanne (ou presque Jane ?), qu’il surnomme “la boulette” est attachante, et révèle un caractère plus complexe que celui du simple ronchon ; il adore la petite et se montre même très protecteur avec elle. Les autres personnages, tout aussi intéressants, sont très variés et apportent beaucoup d’intérêt à l’histoire.

Le monde du cinéma, avec ses protagonistes très stéréotypés, est une excellente idée pour y propulser Tarzan, ou plutôt Childéric, Poney Magique. Du réalisateur perfectionniste à la productrice constamment inquiète pour les finances, des paillettes (beaucoup trop présentes) au scénario qui ne l’emballe pas, il y a de quoi faire râler notre poney préféré…

Et les jeunes lecteurs peuvent découvrir un monde plus vaste que ce qu’ils voient au cinéma, même si ce n’est pas réellement le but du livre.

Les illustrations, expressives et très drôles également, apportent un vrai plus à l’histoire, et rendent le titre encore plus accessible aux plus jeunes.

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