Avec cet ouvrage “L’Art du Pixel : SNES”, Third Editions change la donne et propose non seulement un format carré de 240×240, mais également un ouvrage très richement illustré.

On commençait à peine à vous en parler que Third Editions décide de sortir un nouveau format qui tranche radicalement avec ce que l’éditeur avait pour habitude de fournir.

Avec pareil sujet, l’inverse aurait été surprenant et en s’attaquant à l’âge d’or du jeu vidéo en pixels par le prisme de la Super Nintendo, les auteurs ont entre les mains une mine d’or visuelle et conceptuelle.

Quand mon épouse a ouvert pour la première fois le tome consacré à Bioshock qu’elle venait de m’offrir il y a quelques années, elle a été très surprise et un peu déçue de voir que le livre ne comptait aucune illustration, mais uniquement des analyses. Des analyses toujours très complètes sur des œuvres vidéoludiques mais qui peuvent sembler rebutantes pour tout nouvel arrivant tant la masse d’information semble peu digeste de prime abord. Ceux qui ont franchi le pas savent déjà qu’il n’en est rien, mais le premier contact peut rebuter.

Si la MegaDrive proposait quelques perles – on se souvient des jeux Virgin Interactive pour le compte de Disney – la Super Nintendo avait pour elle de très grands titres tous plus magnifiques les uns que les autres, même si quelques jeux ont passé le cap Playstation en conservant cette représentation (au hasard “Symphony of the Night”).

Avec ses 272 pages très richement illustrées, L’Art du Pixel n’en oublie pas pour autant d’être informatif. En classant les jeux marquant (mais non-exhaustifs) par genre, les auteurs Christine Bauer et Robert Banner dotent chaque partie d’une introduction avant de laisser les nombreux encarts prendre le relais pour chaque jeu inclus dans cet Artbook.

Des RPG aux jeux de plateforme en passant par les shooters ou les jeux un peu plus exotiques, le livre reprend pixel par pixel tout ce qui faisait la richesse et le charme du pixelart de l’époque, compte tenu de la place souvent trop limitée des cartouches.

On apprendra par exemple que le style graphique vectoriel d’Another World ou Flashback avait pour but de gagner de la place sur la cartouche, on pourra être surpris par le fait que la simple introduction de Super Street Fighter II The New Challengers pouvait occuper un tiers de la place.

Chaque page est l’occasion de revenir sur un titre qui a soit participé à notre enfance, soit à notre culture retrogaming plus récente. Pour ma part, vu que j’avais la MegaDrive à la maison, c’est grâce au tout début de l’émulation sur PC que j’ai pu échanger des ROMS avec mes copains d’école, de l’épisode IV de Final Fantasy à moitié traduit à la découverte de Lufia ou à la maîtrise du clavier sur Street Fighter II Turbo, impossible de ne pas me remémorer un moment précis de mon adolescence à chaque nouvelle page.

Le livre n’hésite pas à nous mettre certains visuels marquants en pleine page, voire à nous proposer des galeries complètes de monstres ou héros pour souligner la richesse de leurs détails (qui nous échappent souvent en jeu) et l’ingéniosité qu’il fallait parfois pour animer ces créatures ou boss avec les limites de mémoire de l’époque.

Truffés d’anecdotes dans tous les coins, de petites informations éclairantes ou de détails amusants qui nous font parfois lâcher un ”Ah ? La vache !”, “L’Art du Pixel : SNES” est non seulement une nouveau style de publication pour l’éditeur qui se révèle être une réussite totale dans sa mise en page et son format respectueux des images 4:3 de l’époque, mais aussi et surtout au soin apporté dans les contenus.

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Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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