Battle Princess of Arcadias

  • Développeurs Nippon Ichi Software
  • Editeur Nippon Ichi Software
  • Type Action-RPG mignon mais frustrant
  • Support PS3
  • Sortie 18/06/2014

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NIS America – en plus d’ouvrir sous peu une boutique en ligne européenne – nous gratifie cette fois d’un nouvel action-RPG qui prend ses inspirations et quelques mécaniques dans les derniers VanillaWare voire – voyons large – dans la saga Suikoden. Ce titre, c’est Battle Princess of Arcadias, ça na certes aucune prétention, seulement

Le roi est un jars, vive le roi !

Présenté comme un Action-RPG en scrolling horizontalBattle Princess of Arcadias se déroule dans le paisible et coloré royaume de Schwert (et ne confondez pas avec la marque de soda mise en avant par Uma Thurman) en proie à la réapparition d’armes antiques sous la forme de gros monstres dévastant tout sur leur passage. C’est sur une scène macabre que s’ouvre la pièce de théâtre puisque l’écuyer de la Battle Princess Plume trouve la mort face à l’un de ces monstre. Plume décide alors de prendre les choses en main et affronte la créature qui finit par prendre la fuite.

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« La Loi c’est ‘l’Oie ! »

Débute alors une longue histoire sous forme de vaudeville, misant sur son comique de situation, ses personnages mignons et colorés animés en 2D et ses différents systèmes de combat.

Le plus souvent, vous pourrez sélectionner jusqu’à 3 héros pour partir à l’assaut des niveaux à scrolling horizontal, tranchant et fendant toute créature qui aurait l’outrecuidance de vous faire face. Une touche pour les coups rapides, une touche pour les coups puissants, une touche pour les actions spéciales et une touche de saut. Il est possible de switcher entre chaque héros à tout moment pour profiter de leurs capacités uniques ou d’utiliser des objets de soin rapidement. Seulement dans les faits, la maniabilité des personnages est souvent problématique. Peu réactifs, les coups s’enchaînent à force de matraquer les mêmes touches, les coups spéciaux se déclenchant suite à une combinaison certes simple, mais si peu permissive qu’ils sortent presque par hasard. Lorsqu’une dizaine d’ennemis volent autour de vous, il n’est pas rare de se retrouver projeté de l’un à l’autre sans pouvoir réagir rapidement, enchaîner les coups ou faire une rapide esquive. Outre l’extrême linéarité des niveaux (mais qui s’explique par le côté théâtral de la mise en scène), il ne sont guère longs et terriblement répétitifs. Conscients de cela, les développeurs ont concocté d’autres phases d’affrontements plus originaux.

Bourre-pif pas si dynamique
Bourre-pif pas si dynamique

N’est pas Suikoden qui veut

Quand Plume ne bat pas la campagne à trucider de pauvres piafs, il arrive qu’elle affronte un ennemi bien plus coriace que les autres dans des combats de boss qui font intervenir son armée entière. Les combats se veulent alors aussi stratégiques que bourrins, une jauge d’armure devant être brisée avant de pouvoir infliger le moindre dégât à l’ennemi. Le corps d’armée dédié au personnage que vous avez sélectionné se rue alors sur l’ennemi qui n’aura de cesse d’employer ses plus puissantes attaques pour vous défaire. Si les coups sont trop durs, vous pouvez toujours renvoyer vos hommes renouveler leurs forces en sécurité, mais c’est vous exposer alors seul à la fureur du boss. On touche ici un nouveau problème d’ergonomie : en sus des commandes assignées à votre personnage, il faut aussi jongler avec les commandes des armées ! Une pression sur R1+Triangle change le menu de commande, R1+Carré et R1+Rond servant alors à naviguer dans les différentes possibilités offertes et R1+O à appliquer les modifications de stratégie. en sus des positions défensives, équilibrées ou offensives, il est possible d’utiliser une jauge de furie particulièrement efficace une fois pleine ou d’envoyer vos hommes en retrait pour renouveler leurs forces et leur nombre. Se battre avec une Battle Princess, sortir des combos, éviter les attaques souvent dévastatrices de l’ennemi tout en gérant le comportement de l’armée devient vite problématique, d’autant que la difficulté augmente rapidement d’un cran et que le farming de niveau est obligatoire.

Mais les boss ne sont pas les seuls moments où les armées entrent en jeu. Les escarmouches sont autant de défis que de moments où votre manette risque de voler contre l’écran. Le principe est presque identique aux boss à quelques exceptions près : vos armées en affrontent d’autres en arrière-plan tandis que vous dérouillez des ennemis au premier plan. Avant le combat vous pouvez choisir plusieurs héros comme dans la phase d’action-RPG et switcher de l’un à l’autre à l’envi, mais vous devez aussi sélectionner vos armées pour leur faire affronter leurs homologues ennemis. La tâche devient ardue quand vos effectifs ne sont cette fois plus remplacés en cas de retraite, et que l’ennemi se révèle le plus souvent plus puissant que vous. Chaque contingent d’armée pesant dans les 50 unités, vous avez en réserve 150 soldats prêts à mourir pour vous, ce que la majorité fera. Mais attention : si l’intégralité de votre armée venait à tomber, c’est la défaite ! Il vous est possible de de passer d’une armée à une autre par la pression d’une touche, en fonction de l’armée ennemie envoyée. Ainsi, vos mages seront moins résistants mais attaqueront à distance tandis que votre infanterie se verra assez vite mise en déroute par les tireurs ennemis. Il n’est pas rare d’ailleurs de voir une poignée de survivants ennemis décimer littéralement une de vos armée si votre choix manque de jugeote.

Like a Boss
Like a Boss

Au premier plan, vous affronterez un flot incessant d’ennemis guidés par un leader qu’il vous faudra abattre en priorité. Une fois celui-ci ou une des armée vaincue, vos troupes gagneront en Moral, dont la jauge est nécessaire pour lancer les différents ordres possibles (changer d’armée, lancer la furie, changer de posture). A l’inverse : perdez l’entièreté dune armée et votre moral sen ressentira. A cela on ajoute la maniabilité tout sauf ergonomique de l’ensemble et on assiste à des combats forts laborieux, longs et sur lesquels nous avons au final autant de chances d’y passer que de réussir.

Vos troupes sont, bien entendu évolutives et leurs niveaux s’achètent à la caserne, en ville. Vos deniers serviront donc à équiper vos personnages, à améliorer leur équipement via un système de craft assez complet capable d’augmenter de façon limitée les pouvoirs de vos armes, mais aussi à acheter des niveaux à vos armées sous peine de mourir très rapidement. Seul bémol, le niveau de vos armées est calqué sur celui de son commandant, à savoir les personnages principaux. Si vous désirez augmenter votre armée de mage, il est nécessaire de passer par la case Leveling de la gamine au chapeau de lapin dont la maniabilité est à mourir de frustration. Les niveaux pouvant se faire et se refaire à l’infini, l’expérience monte cependant assez rapidement, tout comme l’or. L’expérience étant accumulée en temps réel et non complètement à la fin d’un niveau, libre à vous de farmer les niveaux les plus difficiles ou au contraire les plus simples avec vos personnages les plus faibles.

Coooonclusion. Je dis non! Mais un Avis, je dis OUI!

Reste un titre qui -s’il n’égale pas l’humour d’un Disgaea- propose des dialogues assez loufoques, comme quand un membre de la royauté est déçu que le nouvel écuyer ne soit pas une femme pour lui offrir ses sous-vêtements, les situations parfois stupides générées par le fait que le roi de Schwert soit un jars ou l’étrange rapport à la mort de Plume, qui s’attend à voir revenir ses amis décédés de la même façon que les monstres respawn sans fin dans les niveaux. Le tout est enrobé dans un bel habillage aquarellé dans une 2D plus que satisfaisante et enfantine. Le doublage japonais est au rendez-vous tout comme la durée de vie et les challenges annexes qui vous en feront voir. Non, franchement, Battle Princess of Arcadias aurait pu passer la barre de bon jeu s’il avait d’avantage soigné son ergonomie qui donne plus envie daller massacrer des bébés phoques que de persévérer dans le délire typiquement japonais du titre.

Y’a bon!

  • C’est joli et mignon
  • L’humour fait mouche
  • les différents modes de combat
  • plutôt long et fourni

Beuargh!

  • Ergonomie pourrie
  • Farming obligatoire
  • Répétitif
  • Difficulté frustrante

L’info en +

Jean-Michel Jarre

Oui, moi ça me fait rire !

Jean Michel Jarre est un compositeur français de musique électronique qui a vendu plus de 80 millions de disques. C’est lui qui a rendu populaire le concept de Méga-Concerts, des spectacles mêlant musique électronique, jeux de lumière et pyrotechnique. Qui n’a pas déjà écouté ses disques Vinyl « Synthétiseur » ?

Comment ça « personne » ?

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Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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