The Blue Flamingo

  • Développeur Might & Delight
  • Editeur Might & Delight
  • Type Shoot’em up
  • Support PC (Steam)
  • Sortie 18/11/2014

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Sorti sans aucune campagne de communication sinon un petit trailer fort engageant, The Blue Flamingo est le dernier bébé du studio Suédois Might and Delight. On leur doit notamment les jeux Shelter & Pid, aux directions artistiques douces & soignées. Pour Blue Famingo, l’ambition est plus grande : un shoot’em up entièrement fabriqué à la main.

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Paré au décollage ? Le côté modèle réduit de The Blue Flamingo est particulièrement agréable à l’oeil et chaleureux.

Et par fabriqué à la main, je veux bien sûr dire que tous les éléments graphiques du jeu sont tirées de maquettes et de modèles réduits photographiés et filmés. Avions, ennemis, décors, et même les explosions donnent ainsi vraiment l’impression de se balader au-dessus d’une grande maquette bourrée de petits détails et hyper soignée. En fait, ce n’est pas vraiment une impression puisque le studio Might & Delight a réellement fabriqué une gigantesque maquette de plus de 10m de longueur pour filmer le théâtre des affrontements de The Blue Flamingo. Un projet ambitieux qui donne au tout une esthétique originale et très agréable à l’oeil.

Mais venons-en au fait : le gameplay. De ce côté-là, The Blue Flamingo ne prend clairement aucun risque et ne vous attendez pas à trouver une révolution du genre ou un titre chronophage. Shoot’em up à défilement vertical (du bas vers le haut pour les non-initiés), The Blue Flamingo vous met au commande d’un aéronef du même nom, engagé dans une course opposant les meilleurs pilotes mondiaux… Enfin c’est ce qui écrit, car les seuls concurrents que vous aurez jamais sont visibles uniquement dans le tableau des scores. Le jeu en fait d’ailleurs son élément essentiel; et votre objectif sera d’avoir le meilleur score possible. Cependant, la manière d’atteindre cet objectif est relativement bien pensée : le score que vous obtenez est en fait de l’argent, qu’il vous sera possible de dépenser à chaque fin de niveau pour upgrader vos armes. Il sera ainsi possible d’améliorer vos canons et vos bombes très basiquement, moyennant un certain montant d’argent. Ce dernier sera déduit de votre score mais, vous avez également la possibilité de ne pas effectuer ces améliorations et donc de garder votre score, qui sera transformé en intérêts sur l’argent gagné au prochain niveau… si vous arrivez à le terminer. Le système de scoring repose sur cet amusant système de risque/récompense permettant à chacun de miser soit sur la témérité, soit sur la sécurité. Bien évidemment, à mesure que les niveaux passent, les vagues d’ennemis se succèdent, plus fortes et plus fréquentes.

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A la fin de chaque niveau, vous avez le choix entre améliorer votre engin ou garder votre argent pour scorer un maximum de points.

A ce propos, il est regrettable que le jeu ne propose que deux niveaux différents. En effet, vous ne pourrez jouer que dans un niveau de jour et un niveau de nuit. Malheureusement, c’est là que pêche The Blue Flamingo : son manque cruel de contenu et de rejouabilité. Même si le jeu pousse à faire encore et toujours le meilleur score, c’est la seule récompense qu’il nous offre et c’est très vite lassant. Quelques avions déblocables, des bossfights et plus de niveaux auraient sincèrement donné au jeu plus d’attrait.

The Blue Flamingo propose tout de même des sessions de jeu attrayantes et amusantes. S’il est vrai que son esthétique y est pour beaucoup, il n’y a rien à redire quand à sa maniabilité. Jouable à la manette et au clavier, The Blue Flamingo est directement accessible et en quelques minutes on se surprend à enchaîner les acrobaties au milieu des explosions. La musique, un peu planante, détend parfaitement alors que certaine situations sont parfois frustrantes. Les hitbox sont parfouis floues, et ce n’est pas peu dire puisque lorsqu’un ennemi explose près du vaisseau il est difficile de savoir si on l’a touché ou pas. Un mauvais point car clairement, un shmup a besoin d’être ultra-précis. Il convient néanmoins de relativiser, puisque The Blue Flamingo doit à mon sens se voir d’abord comme un jeu “expérimental” plutôt qu’un vrai shoot’em up venu concurrencer les ténors du secteur. Son ambition se situe malheureusement plus dans sa finition que dans son gameplay.

Coooonclusion. Je dis non! Mais un Avis, je dis OUI!

The Blue Flamingo, c’est un peu la belle assiette qu’on voit dans les émissions culinaires à la TV; c’est magnifique et les gens capables de faire ça sont des génies, mais il ne faut pas se leurrer : y’a pas grand chose à becter. Malgré sa direction artistique et sa réalisation soignées, ne parvient pas à nous garder bien longtemps. Il mériterait sa place sur une console portable comme la Vita ou encore sur tablettes et smartphones par sa dimension “apéritif”. Difficile en effet de rester scotché des heures sur un jeu avec aussi peu de contenu, malgré un système de progression intéressant. En fait, si The Blue Flamingo déçoit, c’est par son ambition : on a l’impression que Might & Delight a plus travaillé sur les superbes décors que sur le contenu du jeu. Gardons néanmoins en tête qu’à un prix aussi bas, il n’y a pas non plus lieu de crier au scandale. Espérons plutôt que Might & Delight pensera à ajouter quelques petites choses par la suite pour donner un plus d’intérêt à The Blue Flamingo que ses beaux atours.

Y’a bon!

  • Le jeu entièrement fait à la main en modèle réduit
  • Prise en main immédiate
  • Aucune fioriture

Beuargh!

  • Tellement peu de fioritures qu’on en fait vite le tour, finalement
  • Seulement deux niveaux
  • Il manque clairement un p’tit goût de reviens-y
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