Raaah je déteste devoir écrire une review sur la série Trails of Cold Steel et c’est particulièrement vrai sur ce quatrième et dernier épisode Trails of Cold Steel IV qui vient d’arriver dans nos contrées. J’ai un peu l’impression de devoir donner mon avis sur un dernier épisode d’une grande saga sans pouvoir réellement trop en dire pour ne rien gâcher aux fans mais aussi aux nouveaux arrivants. Spoiler pour les nouveaux : n’essayez même pas de commencer celui-ci avant les 3 autres. C’est parti pour un exercice d’équilibriste.


Test : The Legend of Heroes : Trails of Cold Steel IV


Supports : PS4, Switch, PC

Genre : JRPG

Date de sortie : 27 octobre 2020

Editeur : NISA

Développeur : Falcom

Multijoueurs : Non


La fin d’une longue saga complexe à suivre et très dense.


  • La fin d’une grande saga
  • Tout le monde a son moment
  • Le système de combats est toujours très bon
  • Quelques moments très mémorables
  • La bande-son
  • On peut augmenter la vitesse du jeu pour gagner du temps
  • Vieillot sur beaucoup d’aspect
  • Peu de surprise
  • Toujours compliqué de se replonger dans toutes les intrigues
  • Trop de personnages et du remplissage
  • En anglais

Le froid de l’acier

Dernier épisode donc pour la série Trails of Cold Steel, mais certainement pas pour la saga Trails tout court, rassurez-vous. Si l’on en croit le site Gematsu, la série totalise plus de 5 millions de vente. Ca peut paraître peu au regard de nombreuses grosses séries de JRPG, mais gardez en tête que Trails est un JRPG “de niche” éloigné des grosses productions.

Après les derniers événements de Trails of Cold Steel III, tout le continent est au bord de l’effondrement. La malédiction de l’Empire Erebonia s’est répandue et a infecté l’esprit de beaucoup et tout le pays se prépare à la guerre. Rean a abandonné le combat contre son démon intérieur et est captif dans une base souterraine, Ash erre sans but, profondément affecté par le meurtre qu’il a commis et les autres membres de la classe VII se réveillent désespérés dans le village d’Erin. Dans un dernier élan, pour se donner un but, ils décident de tenter d’empêcher le conflit d’éclater et de sauver Rean.

Si toi tu te sens rouillée, dis-toi que moi c’est pire, Renne

Ce qui va suivre est bien évidemment subjectif, puisque chacun pourra vivre ce dernier épisode différemment, suivant son degré d’implication. Pour ma part ce fût laborieux et assez compliqué de me replonger dedans. Si les résumés (en écrans fixes) des épisodes précédents sont bien présents ainsi qu’une grosse encyclopédie, c’est un moyen assez rébarbatif de se remettre le jeu en tête. Je suis persuadé qu’une vidéo de quelques minutes retraçant l’histoire de chaque épisode avec le moteur de jeu et une voix off aurait été un bien meilleur moyen de replonger dans Cold Steel. D’autant que le jeu est toujours en anglais malgré la localisation française du III.

Visuellement, le jeu utilise le même moteur que le précédent, qui est sympa mais quelque peu vieillot comparativement aux autres productions actuelles. La modélisation des personnages semble meilleure ou mieux travaillée. La musique est également un point notable à mettre au crédit de cet épisode. Les thèmes des batailles sont impressionnants et la musique de la carte du monde est magnifique et entêtante, rappelant les JRPG à l’ancienne. 

On n’oublie pas les mini-jeux, toujours sympas

Après une introduction déjà fort longue, le jeu se la joue Final Fantasy VI et sépare son histoire en quatre grandes parties assez inégales. Avec une durée de vie dépassant allégrement les 100 heures (par épisode), le jeu nous entraîne dans tous les recoins de l’Empire afin de trouver l’endroit où Rean est retenu captif, mais il nous faudra refouiller les mêmes lieux plus tard pour d’autres personnages. Toute la narration semble aussi sur des rails, une malédiction que l’on retrouve sur beaucoup de “dernier segment de grande saga” tant il faut conclure tout ce qui a été amené jusqu’alors. Et cela ne laisse pas beaucoup de choix ou de surprise, contrairement aux épisodes précédents, tant la narration de toute l’histoire est complexe. On prend cependant plus de plaisir à voyager dans le vaste monde entre les pans de scénario puisque des surprises y sont cachées dans les recoins, à l’image des Losts Arts, de retour. On suit donc une trame scénaristique plus qu’on ne la vit et cela rend Cold Steel IV moins prenant à suivre – mais plus sympa à explorer. Si l’on excepte le passage tant attendu du sauvetage de Rean, qui reste un moment épique.

Trails of Cold Steel IV prend également beaucoup de temps à faire de l’exposition et à mettre en avant presque chaque personnage annexe rencontré depuis le premier épisode dans un genre de baroud d’honneur de récits annexes destinés à conclure cet arc proprement. Et pendant qu’on parle de personnages, Trails of Cold Steel IV propose le plus grand nombre de personnages jouables de cet arc (environ 40), certains guests des opus précédents devenant des membres à part entière de l’équipe comme la Valkyrie Dubally, tous les membres enfin réunis de la Classe VII, et même – si j’ai bien vu – des personnages des autres arcs pendant un court moment (comme vous le savez déjà, Trails of Cold Steel est lié à d’autres arcs de la série globale, notamment les Kiseki). C’est une des raisons pour lesquelles l’histoire perd sa fluidité. Il se passe trop de choses avec les personnages principaux et il faut encore y ajouter les personnages annexes.

Oui bha je me fais plaisir avec ma Team, vu la foule de personnages disponibles

Le jeu élabore de nombreux scénarios dans une histoire massive qui tourne autour d’Erobonia et de Rean et il est agréable de voir tout cela se lier, même si cela demande beaucoup d’investissement et de mémoire. De mon point de vue, je pense avoir raté quelques éléments, il y a des choses que j’ai mal comprises au cours de l’aventure, ce qui a rajouté à cette impression de longueur. On vous envoie souvent dans des quêtes qui semblent plutôt simples et courtes mais qui finissent par prendre d’énormes proportions sans pour autant faire avancer l’intrigue.

En terme de gameplay, peu de changement sont ici apportés par rapport à l’opus précédent, qui était lui-même déjà très bon, donc sur ce point, on n’est pas perdu. Rean dispose toujours de son mode Berserk, augmentant toutes ses stats d’un coup, mais cela ne dure que 3 tours tandis que les magies Lost Arts de Cold Steel II sont de retour, ne pouvant toujours être utilisées qu’une fois par combat et coûtant tous les PM. Certains personnages reçoivent de nouveaux S-Craft qui sont dévastateurs, tandis que les Ordres peuvent être améliorés via des défis cachés et que certains personnages ennemis peuvent en employer également, annulant les vôtres.

Les mechas représentent par contre un vrai plus, car il s’agit ici de leur dernière apparition. Elles se doivent donc d’être impressionnantes et mémorables. Les adversaires n’ont aucune pitié et enchaînent les coups critiques sans trop vous laisser de répit.

Test : The Legend of Heroes : Trails of Cold Steel IV : Conclusion

Ca reste une très grande saga

La fin d’une longue saga complexe à suivre et très dense, Trails of Cold Steel IV ne réussit que partiellement l’essai. Sans doute trop long pour l’histoire à raconter globalement sur le conflit d’Erebonia, le rythme est long, lent et on aurait sans doute préféré un titre plus direct reléguant la plupart de ses récits imposés à des quêtes annexes à lancer au bon vouloir du joueur. Cela mène à un titre un peu mou, parsemé d’une multitudes d’histoires et de quelques moments épiques.

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Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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