Star Ocean The Divine Force est le 6ème épisode d’une grande saga débutée sur Super Nintendo, et qui a ensuite voyagé entre autre sur Playstation (Second Story), Playstation 2 (Till the End of time), Playstation 3 (The Last Hope), Playstation 4 (Integrity and Faithlessness) et enfin sur Playstation 5 avec Divine Force.


Star Ocean The Divine Force


Supports : PC, PS4, PS5, XBox One, XBox Series

Genre : JRPG

Date de sortie : 27 octobre 2022

Editeur : Square-Enix

Développeur : Tri-Ace

Multijoueurs : Non


Malgré son manque de budget et son statut actuel de série secondaire de niche, Star Ocean the Divine Force reste une belle proposition pour les fans


  • Les personnages
  • L’exploration des zones
  • Quelques endroits magnifiques
  • Une aventure sans prétention, mais agréable
  • Une réalisation en deçà des standard
  • L’aventure met du temps à démarrer
  • Les système sont sous-exploités
  • L’iA alliée gère mal les gros combats

Chant du Cygne Galactique

Star Ocean est une série que j’adore. Vraiment. La première trilogie a été pour moi un incroyable voyage qui m’a passionné pendant des dizaines d’heures, jusqu’à une conclusion épique qui offrait  une relecture complète des épisodes.

Puis arriva The Last Hope, et Tri-Ace, tout talentueux qu’il puisse être, s’est engoncé dans une véritable impasse dont ils payent le prix encore aujourd’hui. Certes, la situation financière du studio est plutôt précaire, et malgré le retour plus qu’acceptable en bien des points de Valkyrie Elysium, on sent que la série Star Ocean est bien plus proche de la tombe que sa cousine Valkyrie.

Vous devez souvent lire ici et là que le troisième Star Ocean : Till the End of Time présentait un énorme problème pour la poursuite de la licence, et je vais me permettre ici de vous en donner la raison. Attention donc, les lignes suivantes vont spoiler la première trilogie. Mais rassurez-vous cela ne changera rien à la découverte de cet épisode, car comme bon nombre de séries numérotées, The Divine Force est indépendant du reste, car il ne faut pas être trop obscur pour les nouveaux arrivants. Au risque de perdre de sa substance.

Star Ocean voguait dans un univers cohérent et chronologiquement identifiable. The Last Hope a en quelque sorte donné un point de départ à toute l’exploration spatiale et aux règles qui régentent l’univers de la série depuis, à l’image de l’UP3 interdisant à tout voyageur spatial d’influencer le développement des planètes moins développées. C’est même le propos de The Last Hope. De son côté, Till the End of Time confronte notre équipe de héros au plus grand secret de l’univers, le menant à l’annihilation complète, de manière à ce que l’histoire soit difficilement exploitable en l’état par la suite (on ne va pas trop spoiler, mais si vous vous souvenez de la dimension 4D, vous voyez de quoi je parle).

C’est pour ça que la série est dans une impasse : tout nouveau Star Ocean est contenu dans ces deux épisodes, sans jamais que les enjeux ne puissent dépasser ceux de The Last Hope ou de Till the end of Time. Star Ocean est donc condamné à s’arrêter ou à sortir des épisodes de remplissage aux enjeux moindres, tout en donnant aux fans assez de référentiels pour situer l’intrigue (coucou la famille Kenny) et aux nouveaux venus des clés de compréhension suffisantes pour s’intéresser à l’aventure.

Bien que The Divine Force raconte une seule et même histoire, le jeu vous permet de choisir entre deux protagonistes : Raymond, le capitaine d’un vaisseau marchand, ou Laeticia, une princesse courageuse et dévouée dans un monde fantastique. Ces personnages se rencontrent presque immédiatement au début du jeu, mais vous vivez l’histoire du point de vue de celui que vous avez choisi, ce qui donne lieu à des scènes légèrement différentes. C’est une façon de créer une certaine rejouabilité, puisque le jeu ne vous prendra qu’une grosse trentaine d’heure à terminer en ligne droite.

Le premier tiers de l’histoire est assez classique : Ray s’écrase sur une planète sous-développée qui maîtrise cependant la magie héraldique, puis tente de sauver le reste de son équipage tout en aidant la princesse à régler une situation de tension géopolitique. On va donc courir de village en village sauver des mineurs d’une invasion de monstres ou aider à arrêter une maladie contagieuse… bref du grand classique qui fait écho aux épisodes précédents.

Il faut attendre la moitié du jeu pour vraiment voir arriver le scénario principal, et encore, les véritables enjeux n’apparaissent réellement que dans la dernière partie, après un build-up assez bien mené. On reste sur une histoire classique et assez oubliable, mais suffisamment intéressante pour nous pousser à continuer (pour peu qu’on support Welsh).

Si on fait l’impasse sur le développement mammaire de la plupart des protagonistes féminins, le design des personnage est une réussite. On reste sur un aspect un peu « jouet en plastique » par moment, et donnent tous l’impression de les avoir déjà vu quelque part, mais ils sont mémorables et sympathiques. Les animations faciales sont un peu figées, ce qui les met parfois en porte-à-faux avec le doublage, qui est une réussite. Tellement réussi qu’ils ont senti le besoin de faire répéter inlassablement la même phrase au protagoniste quand il ramasse un objet par terre. Le doublage est réussi certes, mais j’ai eu envie de flinguer Raymond après seulement 3h de jeu.

De même, tous les environnements futuristes de Star Ocean : The Divine Force sont superbes, avec une belle architecture travaillée, mais les environnements médiévaux sont plus mitigés, à l’exception de quelques panoramas. Les villes manquent d’inspiration par exemple.

Sur PS5, vous pouvez choisir de privilégier les graphismes ou les performances, et si vous choisissez les graphismes, vous remarquerez des problèmes de fréquence d’images. Vu quel The divine Force n’est pas une claque technique, je vous conseille de rester en mode performance pour profiter du dynamisme des combats.

La bande-son signature de Motoi Sakuraba est par contre totalement raccord, et permet de donner une certaine envergure aux premières heures de jeu (qui manquent un peu de substance, ciomme je le disais plus haut).

Une originalité de Star Ocean : The Divine Force est D.U.M.A., un petit robot qui vous permet de vous foncer dans les airs pendant quelques secondes pour atteindre des endroits qui seraient autrement inaccessibles, comme les toits et les plateformes volantes. Il s’agit d’un mécanisme simple, qui rapelle un peu les saut propulsé du premier Naruto Ninja Storm (oui, la comparaison est spéciale). Vous pouvez profiter du boost pour obtenir des trésors cachés ou de l’énergie qui vous permettront d’améliorer les capacités de déplacement, de combat et de défense de D.U.M.A., et ces objets sont toujours répartis de manière réfléchie pour récompenser votre observation.

The Divine Force essaye en tout cas de valoriser votre temps. L’ensemble du jeu est divisé en zones autonomes, suffisamment grandes pour tirer parti du boost sans pour autant être trop ouvert (effet Zestiria), mais aussi suffisamment petites pour ne pas donner une impression de vide. Les plus grandes zones ouvertes du jeu peuvent être explorées à fond à la recherche de trésors en une demi-heure, ce est pour moi un véritable soulagement. Ce doit être parce que je vieilli, mais un gigantesque monde ouvert a aujourd’hui plus tendance à m’énerver et à me lasser qu’un jeu qui tire parti de zones restreintes bien construites.

A contrario, la difficulté par défaut est réglée de manière à ce que vous puissiez vous passer d’une bonne partie des mécaniques de jeu. Si je prend le système de craft, les équipements disponibles en boutique sont bien suffisant pour terminer la quête principale. Quelques boss annexes demanderont sans doute que vous passiez du temps à forger vos propres objets pour gagner en puissance, mais globalement, le besoin s’en fait rarement sentir. Et c’est paradoxal, puisque la série est connue pour son système de fabrication d’objet et la cuisine.

En combat, votre groupe se compose de quatre personnages sur les 8 disponibles et chacun a un style de combat distinct avec des capacités uniques. Tri-Ace n’en est pas à son premier système de combat et a fait un bon travail pour qu’on ai envie de les utiliser. Et comme votre équipe monte constamment en niveau, on a un réel sentiment de progrès.

Au fur et à mesure que vous débloquez et améliorez vos capacités, vous pouvez les équiper de combos spécifiques attachés aux boutons. Les capacités ont des coûts d’AP différents, et votre AP maximum fluctue en fonction de la qualité de votre combat à un moment donné. Il est agréable de personnaliser stratégiquement les combos dans le menu et de tenir compte des différentes situations de combat. Mais comme je le disais, c’est rarement utile d’optimiser à fond les capacités des personnages.

Les attaques rapides et le bon taux de dégâts de la configuration initiale de Raymond suffisent pendant une bonne partie du jeu. De son côté, les membres du groupe se battent seuls et gèrent assez bien les combats classiques du jeu, mais semble incapables d’être aussi véloces que Raymond pour esquiver les grosses attaques de boss et on passera pas mal de temps à les relever en plein combat. D’ailleurs, essayez d’avoir un bon stock d’objets de soin et de résurrection, ça vous évitera des situations fâcheuses.

A côté de ça, Star Ocean : The Divine Force est construit comme un jeu de l’ère PS2. Les habitants que vous croiserez n’existent presque que pour offrir des quêtes FedEx. Une autre chose perturbante est que les membres du groupe changent régulièrement, et le jeu déséquipe constamment leurs accessoires au cas où vous voudriez les mettre sur un nouveau personnage. C’est louable hein, mais parfois, j’en ai eu marre de refaire la manipulation et laissait certains personnages sans aucun équipement.

Star Ocean The Divine Force

Titiks

L’avis de Titiks sur PS5

En Bref

Star Ocean The Divine Force s’apprécie avec le temps qu’on voudra bien lui donner. Les personnages son attachants (sauf Welsh), les combats sont très dynamiques, il y a de l’exploration améliorée avec le drone et c’est toujours un plaisir de jouer à un épisode de la série. Dommage qu’elle n’ai pas le budget qu’elle mérite.

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Titiks

Quadra assumé, daron de 3 apprenties gameuses, fan de tout ce qui est capable de raconter une bonne histoire. Touche-à-tout, mais surtout de bonnes aventures qui savent surprendre, et dévoué à l'univers console depuis que Sega était plus fort que tout, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée #2AMFather.

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