[Note de l’auteur: Toute cette introduction au test sera à lire dans votre tête avec un cheveux sur la langue et une imitation pertinente de Serpent façon maternelle en manque de rire. Je compte sur vous.] A la bassssshhhe, je ne devais pas du tout faire le tessst de Sssnake Passs. On m’a refilé la patate chaude, et comme on l’a ressçu sur Zssswitchhhhhhh et que dans l’équipe on n’est pas tousss équipé des manettes bicolores, j’ai dû me frotter au ssserpent qui n’a rien à voir avec SSsssnake sur Nokia 3310. Je préviens les enfants et les parents qui sont tombés par hasssard sur cette page. Je n’ai pas du tout aimé cette exssspérience vidéoludique. Sh sh sh sh shsssssssss.

C’est joli mais ça casse pas la baraque à frite

Snake Pass a déboulé le mois dernier sur consoles et PC. Ayant le privilège d’être là quasiment à la sortie de la Nintendo Switch, ils ont dû en vendre un paquet sur cette dernière. Un peu comme le faisait remarquer Omar, le réal du remake de Wonderboy, qui a pu décoller grâce à la sortie sur cette dernière. Snake Pass c’est un jeu de plateforme et de réflexion, le tout combiné à une physique intéressante et à un gameplay pointilleux. Bref, le cocktail parfait pour faire arracher une bonne tou-touffe de cheveux.

Les niveaux s’enchaînent sans aucune histoire, ni scénario, on est typiquement dans le petit jeu tablette où seul le but compte ainsi que les points. Un peu le jeu d’arcade de ces années 2010 pour une partie rapide. Ça tombe bien, sur Switch vous allez pouvoir prendre un peu partout le serpent dans vos trajets. Même si je ne me frotterai pas à prendre ma Switch dans le métro bruxellois, il faut avouer qu’aux toilettes ou garé sur un parking ça le fait bien. Le jeu tourne agréablement BIEN sur la switch. On sent que les développeurs maîtrisent leur domaine, et qu’ils ont réussi à bien optimiser le jeu qui tourne à 30fps et en 1080p.

Mais alors comment qu’on y joue?

Tout le jeu se résume à ramasser trois pierres qui débloquent la sortie du niveau. Point. C’est tout. Basta. Cosy. Pan-Pan. Pour se faire, vous serez amené à user de votre dextérité de joueur de jeux vidéo. A vous les crampes aux doigts en combinant : avancée du serpent, axe de la tête, durcissement du corps, et pivotement en balancier du reptile (que ce soit sur terre ou dans l’eau) pour faire progresser votre cartoonesque carnivore longiforme.

Si au début les niveaux sont simples, très  rapidement  le tout va devenir de plus en plus complexe est TRÈS frustrant. D’une part, il vous faudra de la patience et de la virtuosité pour venir à bout des niveaux avancés. D’autre part, c’est un véritable skill qu’il vous faudra développer pour apprendre à manier à la perfection la physique du serpent.

Un jeu qui tombera rapidement dans l’oubli?

Snake Pass possède ce défaut, cette maladie, cette tendance malheureuse à être le petit jeu sans âme bien foutu. Tout repose sur son gameplay. Mais aucune mythologie, histoire ou quelconque interaction avec l’imaginaire ne vient frapper à votre conscience. Il reste donc un petit jeu type tablette ou smartphone, qui pourtant ne sera que jouable à la manette, à un peu la manière d’un octodad. Comme tout jeu à scoring, si le temps écoulé ou le nombre de petit bonus ramassés vous plaisent, vous allez très certainement adorer le concept. Les autres? Ils vont vite s’ennuyer de la répétitivité du but du jeu, et de la construction des niveaux assez identique au fil de l’avancée du jeu.

Notre Gameplay de 40min qui vous dit tout

Conclusion

Snake Pass est un petit jeu sympa qui aurait mérité un peu plus de profondeur dans son univers pour en faire un personnage attachant. Avec un nom aussi générique et une frustration aussi grande dans les niveaux les plus avancés, il est fort à parier que le jeu sera déjà oublié dans 1 mois ou soldé à 50%. Dommage, que les développeurs se soient focalisés uniquement sur la physique et les environnements, pour ne pas offrir au joueur une expérience plus passionnante et profonde. Et bon dieu!!! Cette caméra est vraiment merdique. Pour moi, jouer à Snake Pass, c’est comme faire une partie de Docteur Maboule tout seul : frustration et malaise.

Styx : Shards of Darkness

  • Développeurs Sumo Digital
  • Type Plateforme
  • Support PS4, PC, Xbox One, Switch
  • Sortie 28 Mars 2017
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Rédac Chef BBQ | Journaleux JV PC (steam: berychon), 3DS et WiiU (ID Nintendo: Berychon) et PS4 (psn: berymuch)| Animateurs de nombreux live sur notre chaîne: https://www.twitch.tv/pxlbbqtv/ | Machine à idées saugrenues

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