Je suis traditionnellement satisfait des manettes Revolution de chez Nacon. Que ça soit sur PC ou Playstation, le fabricant et son produit ont répondu aux attentes en livrant des manettes sous licence officielle qualitatives. Voici venu le temps de vous parler de la dernière née, à savoir la Revolution 5 Pro, dédiée donc au PC, mais surtout aux Playstation 4 et 5. Et pour une fois, j’ai du mal à suivre Nacon.

Un coup d’oeil rapide à la manette confirme que la Nacon Revolution 5 Pro s’inspire beaucoup de la Microsoft Elite Series 2, tant au niveau de l’esthétique que des caractéristiques principales. Mais c’est bien entendu le positionnement ergonomique typique de Playstation qui prime ici, au grand dam de certains, mais totalement compréhensible vue la licence officielle.

Ce qui m’intéressait vraiment c’est que Nacon l’a spécifiquement conçue pour les jeux de combat. Cela ne l’empêche pas de performer dans tous les types de jeux, mais Dieu sait qu’il est difficile de trouver un D-Pad de qualité sur les manettes récentes. Car oui, vu le retour en force des jeux de combat 2D, le D-Pad reste pour moi la seule et unique façon de jouer. De Street Fighter 6 à Dragon Ball FighterZ, quelle hérésie de jouer au stick !

Ergonomie, pavé tactile, logo Playstation bien visible, aucun doute, on est dans l’écurie Sony, mais à l’arrière se trouve l’option permettant de basculer physiquement entre les modes PC, PS4 et PS5. C’est utile si vous passez souvent d’une plateforme à l’autre (personnellement, j’ai les 3), mais malgré cette facilité de passage et la compatibilité avec les consoles Sony, vous allez vite déchanter.

Malgré la licence officielle – je sais que je le répète, mais c’est pour appuyer sur ce qui va suivre – Nacon n’a pas été en mesure de fournir deux des principales fonctionnalités des DualSenses : les retours haptiques et les gâchettes adaptatives sur PS5. Ce n’est pas un problème pour les utilisateurs de PC et de PS4 mais avouez que c’est l’un des cheval de bataille de la PS5, c’est vraiment un gros manque (on parle d’une manette à 230€, je rappelle).

A cela s’ajoute l’utilisation obligatoire d’un dongle pour connecter la manette à la console – produit sous licence officielle toujours – car la fonctionnalité 5.2 de la manette ne peut être utilisée que pour connecter un casque de jeu sans fil. Donc il vous faudra soit brancher un câble, soit passer par le dongle fourni. Celui-ci est par ailleurs toujours aussi grand mais n’impose pas de latence. Mon plus gros problème est que les ports USB sur la PS5 sont très limités et c’est vraiment pénible quand vous avez une soirée Overcooked et plusieurs manettes à dongle. Qu’on se comprenne bien : on n’achète pas une Revolution 5 pour jouer à Overcooked, mais on aimerait pouvoir s’en servir quand on en a besoin comme manette supplémentaire.

Fidèle à la tradition, la Nacon Revolution 5 Pro est également livrée avec des poids interchangeables et un autre D-pad, tout comme l’Elite Series 2. Et comme c’est une tendance qui grimpe, Nacon est allé plus loin en ajoutant des capteurs à effet Hall aux gâchettes et aux sticks. Ce système fournit un mécanisme intelligent et sans contact qui non seulement rend les sticks et les gâchettes très précis, mais contourne le problème de la dérive des sticks qui semble inévitable avec les DualShock et DualSense. Il y a une résistance satisfaisante à la fois du stick et de la gâchette qui ne s’accompagne pas de l’étrange sensation de frottement que l’on retrouve sur certaines manettes.

La Revolution 5 Pro est plus volumineuse en hauteur, mais un peu plus compacte, de sorte que vos mains sont plus proches l’une de l’autre lorsque vous l’utilisez. Ajoutez à cela la disposition asymétrique du stick et vous obtenez une manette super confortable à la fois sur PC et consoles.

Par habitude, je préfère la symétrie de la DualSense pour le confort de l’utilisation des sticks, je dois bien admettre que la manette tient très bien dans les mains. Et les capuchons des sticks préinstallés ne glissent pas sous mes doigts et les plus grands capuchons fournis ont cependant un dessus très glissant, plutôt destinés aux rares personnes qui utilisent les côtés des pouces. C’est bien pensé.

La Nacon Revolution 5 Pro est par contre beaucoup plus lourde que le DualSense avec 315g, et ce, avant d’inclure les poids fournis. Ça ne conviendra pas à tout le monde, mais personnellement, j’aime cette sensation de poids. Il est possible d’ajouter jusqu’à 32 grammes de manière très simple.

Le trackpad PlayStation que Nacon a coincé au milieu peut être utile pour certains jeux, mais c’est une fonction qui reste somme toute fort peu utilisée. D’autant que comme toujours, il est clicky. Bon, on va dire qu’il existe, même si honnêtement, on s’en sert très peu.

Visuellement, les couleurs de la manette sont sobres (noire et blanche) sont plus rafinée raffinées que celles de la DualSense et l’anneau RGB autour du stick droit lui donne une belle touche élégante. Nacon utilise d’ailleurs des voyants lumineux pour vous indiquer quand vous êtes au volume minimum/maximum, ainsi que le profil de la manette sélectionné, et c’est particulièrement utile, surtout quand on change de machine, ou de profil de manière accidentelle, car on ne sait pas bloquer le changement de profil (4 par plateforme). Faites donc attention !

Par contre, les gâchettes sont toujours verrouillables, tandis les palettes arrière sont très faciles accessible (un peu trop, quand on manque d’habitude). Il toujours aussi facile de paramétrer la manette dans le logiciel, mais vous aurez besoin d’un PC pour cela, jusqu’à la sortie de l’app mobile l’année prochaine.

Bien que la manette dispose d’un étui de transport, comme pour les précédents modèles, il n’y a pas de stand de charge dédié fourni, ce qui reste dommage en 2023 pour une manette de ce prix. Cela dit, la pochette de transport est d’une belle robustesse et semble en tout cas ne pas craindre grand chose.

Le câble de 3 mètres est tressé, donc d’une belle robustesse et suffisamment long pour un espace de jeu classique. Gardez cependant en tête que le câble USB s’insère de manière très précise dans la manette, et mes autres câbles USB-C ne s’ajustent pas dans la Revolution Pro 5, donc il faut vraiment garder ce câble US-C « universel »… exclusivement dédié à la manette de Nacon.

Enfin, la Revolution 5 Pro possède une batterie rechargeable. Cependant, il faudra se contenter des 10 heures théoriques promises par le constructeur. Dans les faits, après une charge complète, c’est un peu moins. Mais bon, o est habitués à l’autonomie catastrophique des Dualsense, donc on va dire que c’est mieux.

La Nacon Revolution 5 Pro est une manette solide, lourde, confortable et élégante, mais à qui il manque une fonctionnalité principale des Dualsense : le retour haptique. Même avec l’ajout de l’effet Hall, la facilité de commutation entre PC et Playstation, le large choix de profils et son excellente ergonomie, cela reste une manette à 230€ dans une fonctionnalité principale malgré sa licence officielle.

On peut lui laisser que la personnalisation est satisfaisante, la technologie Hall qui évite la dérive des sticks, le blocage des gâchettes pour une meilleure réactivité sur les jeux de combat, les accessoires inclus (nottament la seconde croix directionnelle), le positionnement asymétrique des sticks plus ergonomique (malgré un positionnement Playstation), le long câble USB et une belle autonomie d’une dizaine d’heure.

Mais l’absence des retours haptiques – sur une manette principalement dédiée à la la PS5 – et des gâchettes adaptatives est un vrai handicap pour une manette commercialisée à 230 euros. Certains pourront aussi lui reprocher son côté plus massif, l’absence des possibilités de macros plus complexes et surtout l’absence d’une app dédiée pour sa configuration.

Nacon Revolution 5 Pro

Titiks

Ergonomie
Conception
Fonctionnalité
Autonomie
Rapport qualité / prix

Summary

La Nacon Revolution 5 Pro serait une sortie impactante sur le marché des manettes de jeu si elle n’avait pas laissé en plan les joueurs PS5. Elle passe la checklist des points importants avec une sensation de qualité supérieure, mais le prix reste rédhibitoire pour ses lacunes.

3.2
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Xavier Henry

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de me raconter une bonne histoire. Touch-à-tout invétéré (mais surtout de bonnes aventures qui savent me surprendre) et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de ma jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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