Test : Maize – Maïs fais-moi peur

Nan, je déconne, Bill...

Un réveil dans un champs de maïs, une bâtisse abandonnée, un laboratoire secret… il ne s’agit pas d’un remake de Biohazard, mais du début de Maize, un titre de Finish Line Games sorti fin 2016 sur PC et arrivé récemment sur console. Et si vous vous attendiez à une plongée dans l’horreur à cause de créations mutantes de scientifiques fous, vous en serez pour vos frais. Non, Maize, c’est plutôt le croisement entre le jeu vidéo et les Monthy Python, pour notre plus grand bonheur.

Heu… bonjour ?

Les enfants du Maïs

Une bâtisse abandonnée, perdue dans un champs de maïs… allô, Stephen King ?

Encore une fois, si la référence de mon sous-titre provient d’un récit horrifique, apprêtez-vous à sourire dans ce jeu d’aventure qui se rapproche d’un Walking Simulator à énigmes gentillettes. Le mystère est de mise, mais on ne peut que rigoler en lisant un nombre incalculable de post-it où deux “scientifiques” s’affrontent à coup de “Cordialement”, le premier ayant une vision très particulière de la notion de Top-Secret tandis que le second essaye désespérément de le lui faire comprendre. Entre un labo ultra-secret disposant de salons d’accueil pour les touristes, de studio d’enregistrement et de créatures plus disposées à la sieste qu’à conquérir le monde, voire à faire la chenille derrière un tracteur au son de musique pop, Maize propulse le joueur dans une quête de non-sens complet, le poussant à ramasser tout ce qu’il trouve (et à lire les descriptions des objets – souvent délirantes) et à les combiner pour ouvrir les portes et les mécanismes qui le mèneront à la vérité : qui est-il et pourquoi est-il là ?

Maize assume complètement son second degré

 

 

Une fois construit Vladdy vous suivra partout en râlant avec son accent russe… typique

Oh vous aurez bien un peu d’aide en la personne de Vladdy, un ours en peluche mécanique à fort accent russe qui vous suivra partout et vous aidera à activer des mécanismes inaccessibles, tout en vous insultant sur un ton grognon. Si l’environnement est plutôt cloisonné, on vadrouille pas mal dans le laboratoire, la maison et les champs aux alentours, les routes s’ouvrant et se refermant à mesure que les créatures empilent des caisses où bon leur semble (faut bien qu’elles s’occupent entre deux siestes). Le moteur du jeu (Unreal Engine 4) souffre quelques fois d’un affichage tardif de textures aux chargements mais confère un semblant de réalisme absurde à cette véritable épopée composée d’un vaillant héros muet, d’une reine à délivrer, d’une immense créature belliqueuse et de systèmes de sécurité peu efficaces.

Pop ! Goes my corn

Difficile de dire que l’on s’ennuie un instant dans Maize, puisqu’en plus de pouvoir se déplacer assez rapidement, les environnements sont conçu pour nous éviter de tourner en rond pour peu qu’on ait un minimum de mémoire et le scénario enchaîne les rebondissements jusqu’à un final aussi inattendu que farfelu. Mais arrivé à ce stade, la logique cohérente de Maize ne nous ayant rien épargné, tout fait sens. Un sens absurde, mais un sens tout de même.

De nombreux puzzles jamais bien compliqués parsèment l’aventure, à base d’objets – souvent hors de propos – à combiner pour débloquer l’accès à une nouvelle zone. Le tout se veut très accessible puisque les objets et lieux interactifs sont mis en surbrillance, à vous de savoir quoi en faire – et à trouver une utilité à ce foutu pancake séché !

Voyons comment pirater le système de sécurité le MOINS PERFORMANT au monde…

On parcourt donc l’intégralité en un peu moins de 5h, en lisant la plupart des documents et des descriptions d’objets souvent bien trouvées. Les énigmes restant logiques, elles ne demanderont qu’un peu d’observation des décors pour être résolues, et on se retrouve rarement bloqué, le tout étant assez linéaire mais joyeusement débile.

Conclusion

Maize est un OVNI indépendant qui assume complètement son second degré sans s’en écarter un seul instant. L’intégralité de l’aventure se suit avec un plaisir non-dissimulé et avec le la curiosité de découvrir à quelles nouvelles absurdités les deux scientifiques responsables du laboratoire ont bien pu dépenser les budgets de l’armée en lisant mal un mémo top-secret… Bref, Maize se déguste comme au cinéma : un bon sceau de Pop-Corn craquant entre les mains et le sourire aux lèvres.

Temps de lecture : environ 10 minutes

Maize

  • Développeurs Finish Line Games
  • Type Aventure
  • Support PS4, PC, Xbox One
  • Sortie 12 Septembre 2017
Maize à notre sauce
9/10
Maize à notre sauce
Y'a bon
  • L'humour délicieusement absurde
  • Vladdy
  • Le final explosif et... rythmé
  • Le soin apporté à l'écriture
  • Les énigmes jamais blocantes
  • En français
Beuuuuwark
  • Des textures qui traînent un peu à charger
  • On en aurait voulu plus
  • Une esthétique globale assez générique
  • Technique
    7/10
  • Esthétique
    7/10
  • Ergonomie
    7/10
  • Contenu
    7/10
  • Audio
    8/10
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Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l’univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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