Test : Just Cause 4 – Virée venteuse et orageuse à Solis !

Asseyez-vous et apprenez les bleus !

Just Cause 4, développé par Avalanche Studios était assez attendu pour voir si le jeu bac à sable gonflé à l’action explosive avait encore de beaux jours devant lui. Pour savoir si c’est réellement le cas, profitons du regard du principal intéressé. Est-ce que la formule est toujours aussi efficace ? Réponse dans quelques minutes, amis révolutionnaires. 

Voici Oscar Espinoza et Gabriella Morales. Eux, ce sont les méchants.

Je suis Rico Rodriguez. Mon truc, c’est de soulever les peuples contre des dictateurs.

Pour les jeunes recrues qui ne me connaissent pas, ça fait des plombes que je me suis spécialisé dans la déstabilisation massive des états totalitaires de la planète. Et pour ceux qui me connaissent, vous savez que je fais ça bien. San Esperito, Panao et Medici ont déjà connu mes foudres. Bien que pour ce dernier cas, ma motivation était toute personnelle, j’ai semé la destruction dans tous ces endroits et surtout j’ai toujours obtenu les résultats que j’espérais. Sauf que cette fois-ci, à Solis, les choses ne se sont pas déroulées comme d’habitude.

On prend la pause décontractée avec un flingue, et c’est parti !

Solis, le Paradis sur Terre transformé en Enfer.

Je suis venu sur les terres luxuriantes de Solis avec le dossier Just Cause 4 sous le bras pour renverser Oscar Espinoza et comprendre pourquoi mon père, Miguel Rodriguez et scientifique de son état et accessoirement mort, a participé au projet Illapa dans ce foutu pays de Solis. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu. Même si dans les premiers temps, j’ai voulu la jouer en solitaire et m’attaquer au problème de front, mes vieux ennemis de la Main Noire (qui opprime le pays) se sont mis en travers mon chemin de la plus belle des manières. Il m’ont non seulement balancé de l’artillerie lourde dans la gueule mais ils ont aussi formé une belle tornade avec quelques éclairs pour faire joli afin de m’éloigner de leurs affaires. 

Il faut que je défende la position… à l’ancienne.

Une fois que j’ai miraculeusement survécu à ce déchaînement météo et que j’ai pu réparer mon grappin, mon parachute et ma wingsuit, (en y laissant quelques côtes au passage) j’ai dû me rendre à l’évidence : je ne pouvais pas mener cette guerre seul. Gabriella Morales, qui dirige la Main Noire va donc trouver Mira Morales et l’Armée du Chaos que je fais grandir devant elle. C’est ainsi que nous allons libérer le pays, En faisant pleuvoir les balles sur tous ces fumiers. Même sur leurs drones à l’IA complètement idiote ! Au moins j’adore leur faire sauter les hélices. 

Dur de se réveiller après avoir été soufflé par une tornade. Au moins, je suis toujours en vie.

Bien sûr, je dois tout faire péter. Mais pas seulement. 

Puisque je dois avoir une armée pour descendre les troupes adverses, il faut recruter des unités. Et pour ça, je me balade sur la carte tactique de différents manières. Concrètement, par les airs, la terre ou les mers. D’ailleurs, j’apprécie de voir qu’à Solis les véhicules sont bien plus maniables qu’à Medici ou à Panao. Bon, je peux toujours les balancer contre n’importe quoi et ils exploseront quasiment au moindre choc, mais cette évolution dans mon travail est la bienvenue. Les radios sont sympas à écouter quand je me déplace avec un engin motorisé mais j’ai vite envie de les éteindre quand je dois me concentrer sur ma conduite ou qu’on communique avec moi. Une fois chaque mission de destruction effectuée pour affaiblir nos adversaires, je récupère de la jauge de chaos qui une fois remplie me donne des unités. Mais comme je l’ai dit, tout ne se résume pas à ça. 

La carte tactique me permet de contrôler l’avancement de mon armée et de repérer les points d’intérêts.

Certaines personnes à Solis me sollicitent pour faire quelques petits extras. Garland King qui veut de belles cascades pour son film, Javi Huerta cherche à rétablir la vérité historique de Solis et évidemment on me demande aussi de m’occuper des troupes de notre armée du Chaos afin qu’Espinoza tombe de son piédestal. Je suis aussi tombé sur Tom Sheldon qui ne m’a pas laissé un bon souvenir à Medici. J’ai beau le connaître depuis vingt ans et avoir une envie furieuse de lui coller une balle entre les deux yeux, il s’est débrouillé pour se rendre indispensable. A mon grand regret cela va sans dire. Même si je fais plus partie de l’Agence, il revient comme un boomerang pour me vriller les tympans avec ses phrases débiles. 

J’avais oublié de vous présenter Mira Morales. Maintenant, c’est fait.

A chaque nouvelle destination de rêve, je me retrouve avec des nouveautés. Au moins je ne m’ennuie jamais. 

Commençons par parler de mon grappin car comme je l’ai dit en me réveillant après ma lourde chute post-tornade, « Sans mon grappin, j’ai l’impression d’être amputé d’une partie de moi ». Il est maintenant personnalisable selon mes besoins avec différentes fonctions et différentes forces d’exécution. Les fonctions Treuil et Ballon me paraissent les plus utiles car elles peuvent favoriser la destruction et le déblayage d’obstacles. La propulsion est amusante et quelques fois utile mais en combat il m’a fallu un peu de temps pour appréhender les gadgets et leur force selon les situations. J’apprécie également de me sentir de plus en plus à l’aise dans le maniement des armes avec des tirs rapides et plutôt précis. Et avant que j’oublie, l’aspect tactique du placement des unités est cool mais sans être trop casse-pieds non plus on est là pour botter des culs et le reste suivra. Même les zones qui concernent les coeurs météo donnent une cohérence à ma mission et l’accès aux armes météorologiques, je peux faire chaque mission quand j’en ai envie. Mes troupes suivent de toute façon. Pour terminer sur ce que j’utilise, le parachute et la wingsuit sont bons et les armes météo sont cool dans des missions précises mais un peu moins faciles à manier quand j’ai juste envie de faire le clown. Et croyez-le ou non, mais j’ai souvent envie d’expérimenter la physique des choses entre deux missions. Très souvent même. 

Je tiens à souligner à quel point j’adore les améliorations faites à mon grappin.

Ce qui se voit à travers mes yeux est vraiment meilleur qu’auparavant, ça c’est clair !

On me dit dans l’oreillette que c’est grâce à un nouveau moteur graphique appelé l’APEX. Si vous voulez. En attendant, je peux vous dire que je n’ai jamais été aussi rapide et agile qu’à Solis, peut-être que je me bonifie avec l’âge, comme un bon whisky… Plus sérieusement, j’adore voler, rouler ou naviguer dans tous ces environnements et j’ai moins l’impression d’être une enclume. On me dit également que tout ceci est dans les standards de 2018 sans être excellents. Moyenne Haute ? OK. Et puisqu’on parle de possibilité visuelles, j’apprécie ma lentille RA (Réalité Augmentée) qui me permet de voir mes objectifs rapidement sans que mon champ de vision soit constamment envahi d’informations pas toujours utiles. La technologie me sert toujours autant et c’est le pied bordel. 

Je ne me lasse pas des paysages de Solis.

Pour conclure cet exposé, je dirais que je suis comme un poisson dans l’eau au milieu de tout ça.

Ça fait des années que je me bats pour des causes justes. Avec cette quatrième mission qui porte le nom de code Just Cause 4 et à laquelle vous avez accès aujourd’hui, je peux dire que je ne suis pas dépaysé. Je dois toujours faire preuve de créativité pour fournir des explosions gigantesques, mes gadgets sont excellents mais j’avoue que même si j’apprécie d’avoir une armée, j’aurais aimé voir un peu plus de tâches différentes pour arriver à mes fins. Mais faire preuve d’esprit de destruction est toujours aussi jouissif et manipuler la météo est un plus quasiment indéfinissable. Oserais-je me prendre pour Zeus sur son Olympe personnel ? Ouais. Totalement. Eh mais attendez… C’est pas un comportement de dictateur ça ? Merde ! Il va falloir que je vous laisse, je dois me barrer vers le bar le plus proche et noyer cette pensée dans un verre d’alcool ! Faut croire que je suis un être humain comme les autres finalement. Avec des envies de mégalomanie galopantes ! La folie me guette on dirait…

Alors, qu’est-ce que vous attendez pour rejoindre l’Armée du Chaos ?

Temps de lecture : environ 7 minutes

Just Cause 4

  • Développeurs Avalanche Studios
  • Type Action-aventure / Monde ouvert
  • Support PS4, XB1, PC
  • Sortie 4 Décembre 2018
Just Cause 4 à notre sauce
8/10
Just Cause 4 à notre sauce
Y'a bon
  • Le nouveau moteur graphique
  • De l'action survitaminée
  • La customisation du grappin
Beuuuuwark
  • La répétitivité des missions
  • Le scénario pas très recherché et décousu
  • Les contrôles parfois confus
  • TECHNIQUE
    8/10
  • ERGONOMIE
    7/10
  • ESTHÉTIQUE
    8/10
  • AUDIO
    8/10
  • CONTENU
    9/10
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