Test : Astro Bot Rescue Mission – Le retour des Bots

Une nouvelle ère pour la VR ?

Votre PSVR dort depuis des mois sur votre étagère, et malgré les chouettes jeux disponibles pour le casque de Sony, vous trouveriez légitime d’avoir enfin des jeux plus longs avec un vrai gameplay ? Bonne nouvelle, cela semble être la direction prise par Sony cette année, avec l’adaptation de plusieurs de leurs démos livrées à la sortie du casque. Et le premier à ouvrir la danse est Astro Bot Rescue Mission.

Explorez 5 mondes à la recherche de vos amis

Astro le petit robot

Déjà aperçu lors de la sortie de la PSCaméra, et plus récemment avec PlayRoom VR, les petits Bots de Playstation manquent certes d’un peu de personnalité, mais sont tellement expressifs qu’il est très difficile de ne pas s’attacher à eux et à leur bonne humeur. Et c’est lors d’un voyage spatial sur Asobi (le Bot volant de la PSCamera) qu’ils se font attaquer par un extra-terrestre qui éparpille les pièces du vaisseau et toute la troupe des Bots sur 5 mondes différents. Il incombe donc à Astro, seul rescapé de l’attaque, de se rendre sur ces 5 planètes pour défier les boss gardiens des parties de son vaisseau, et sauver tous ses congénères. On ne vole pas haut narrativement parlant, mais qu’importe, cela fait 3 décennies qu’un certain plombier vole au secours d’une princesse enlevée par un dinosaure et cela ne dérange personne, l’intérêt est bien ailleurs.

Plusieurs outils seront à utiliser pour aider Astro à progresser

Tout d’abord techniquement. Si l’on évolue dans des mondes joyeux et colorés assez proches de ce qu’un Mario ou un Sonic pourraient proposer en terme de direction artistique, Sony prouve avec ce simple jeu qu’il est tout à fait possible d’avoir un rendu très net, propre et fluide à la fois avec son casque de réalité virtuelle. Force est de constater que Japan Studio maîtrise ses outils et qu’un aliasing très prononcé n’est pas forcément une malédiction allant de pair avec ce casque. Tout réussi qu’était Resident Evil 7 (à peu près seul représentant Triple A 100% VR), il faut dire que l’aliasing était une vraie plaie avec laquelle il fallait composer.

Astro Bot Rescue Mission lui reste très propre et lisse, ne mettant des détails que lorsque cela est utile, comme dans les différentes expressions de ses petits bots ou les animations. En terme de gameplay pur, le jeu ne réinvente rien et ne propose que des actions limitées pour Astro : sauter, planer un moment et frapper avec ses poings. Avec cela, il faudra parcourir les 5 mondes, chacun composé de 5 niveaux et d’un boss, avant d’aller confronter celui qui est la cause de vos tourments. Mais ce n’est pas tout, puisque qu’Astro n’est pas seul : vous êtes là pour l’aider, physiquement présent à ses côtés.

Avec Astro Bot Rescue Mission, le PSVR prouve la capacité de la VR d’avoir des titres longs, beaux et très amusants.

En effet, si le joueur dirige physiquement Astro dans les niveaux, vous vous trouvez littéralement derrière lui, à le suivre dans ses aventures. La Dualshock étant physiquement représentée aussi dans le jeu, elle vous servira à collecter les Bots sauvés, à activer différents mécanismes et même à utiliser des outils, comme l’arrosoir, les Shurikens ou le grappin, utile pour libérer un passage ou faire jouer les funambules à Astro en vue de lui faire atteindre un lieu autrement inaccessible. Constamment intégré au jeu, le joueur peut même devenir la cible de certaines attaques qu’il doit esquiver, et peut même donner des coups de tête pour détruire certains obstacles ou des ennemis. Astro vous gardant toujours à l’œil, il n’est pas rare qu’il vous fasse un petit signe de la main pendant qu’il avance, rendant le tout vraiment très interactif et impliquant. Et bien entendu, aucun signe de cinétose, même pour les non-initiés ou  les enfants.

Astro a besoin de vous, mais pensez à esquiver les coups aussi

Comme une certaine vaillante souris l’avait déjà prouvé avec Moss, la plateforme est un genre qui se prête bien à la réalité virtuelle si tant est qu’il est maîtrisé. Et oui, l’hégémonie simple du First Person qui coulait de source semble au final moins intéressant à exploiter. Pari réussi ici encore pour Japan Studio qui livre un jeu de plateforme certes linéaire (qui n’est pas sans rappeler un certain Crash Bandicoot par moment) mais jouant sans cesse avec les perspectives, obligeant le joueur à bien regarder autour de lui pour déceler un détail qui le mènerait à un Bot caché dans les décors, ou à Caméléon spatial, synonyme d’un stage défi bonus supplémentaire par la suite. Il arrive régulièrement de suivre Astro du regard quand il grimpe bien plus haut que nous, ou au contraire de l’observer d’un promontoire pendant qu’il cherche un moyen de remonter.

Certains niveaux aquatiques – un peu moins plaisants en terme de gameplay car moins précis – sont un enchantement visuel, et il arrive souvent de s’arrêter un moment pour observer la composition du niveau, ou les diverses animations. Il reste assez rare de mourir bêtement à cause d’une mauvaise appréciation des distances tant l’utilisation de la profondeur et du point de vue sont bien gérées, et que les plus jeunes se rassurent : de nombreux checkpoints bien placés ponctuent la progression. Cela rend-il le jeu trop facile ou dénué d’intérêt pour un public plus adulte ? Ce n’est pas notre avis, certains passages demandent justement pas mal de réflexes ou plus de précision. Ils sont un peu trop complexes pour les enfants et certains m’ont personnellement demandés plusieurs essais, comme le passage en wagon, offrant des perspectives comme seule la VR peut le permettre.

Les boss sont impressionnants mais jamais effrayants.

Le cinquième niveau de chaque monde est uniquement composé d’un combat de boss, gigantesque et impressionnant à voir, mais toujours avec une bouille sympathique, comme le gorille et la pieuvre de lave. Ici aussi, le joueur sera non seulement aux commandes d’Astro pour esquiver les attaques et porter certains coups, mais il devra aussi gérer ses propres esquives et ses outils pour combattre de concert. Ici aussi, rien d’enfantin puisqu’il s’agit de vrais boss avec des patterns définis et une certaine réactivité qui laisse peu de place à l’approximation. Ici aussi cependant, la seule difficulté venant du fait de réussir le combat sans se faire toucher 3 fois (contre une fois pendant les niveaux) sous peine de recommencer l’affrontement depuis le début.

Conclusion

Possesseurs de PSVR, il est temps de ressortir votre casque. Sony semble réinvestir la VR (maintenant que tous ses autres chantiers First-Party sont terminés ou presque ?) en prouvant sa maîtrise de la technologie. Japan Studio offre ici un titre de plateforme très amusant, techniquement irréprochable, mignon et dont le contenu n’a pas à rougir d’une production traditionnelle, avec ses 26 niveaux, plus les niveaux de défis à débloquer. Cerise sur le gâteau, un Hub central vous permettra de dépenser vos pièces acquises pour obtenir différents Dioramas interactifs qui seront un chouette terrain de jeu pour les plus jeunes. Le temps des petites expériences VR semble derrière nous, et il nous tarde de voir d’autres productions de ce type !

 

Temps de lecture : environ 3 minutes

Astro Bot Rescue Mission

  • Développeurs Japan Studio
  • Type Plateforme
  • Support PSVR
  • Sortie 3 Octobre 2018
Astro Bot Rescue Mission à notre sauce
9/10
Astro Bot Rescue Mission à notre sauce
Y'a bon
  • Un bon contenu
  • Un jeu de plateforme qui maîtrise la VR
  • Beau et propre
  • Le jeu dégage une vraie bonne humeur
  • Les défis annexes
  • La place du joueur au sein du jeu
  • Absence complète de cinétose
  • Les musiques très entraînantes
Beuuuuwark
  • Le design des Bots manquent toujours d'un petit je ne sais quoi
  • Assez peu de mouvements pour Astro au final
  • Les phases sous l'eau sont moins maniables
  • Les planètent manquent un peu d'identité
  • Technique
    9/10
  • Esthétique
    7/10
  • Ergonomie
    8/10
  • Audio
    7/10
  • Contenu
    8/10
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Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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