Test : Moss – La Force Tran-Quill

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Moss est – je dois l’avouer – un projet VR que je regardais de loin. En effet, loin de proposer l’immersion de la première personne recherchée en réalité virtuelle, le titre de Polyarc disponible sur PSVR propose de s’incarner dans une caméra fixe, un peu comme Tethered ou Theseus dont nous vous avons déjà parlé. La différence avec ce dernier, c’est qu’en plus de jouer sur l’ambiance, Moss possède deux arguments absolument charmants : sa narration et Quill.

Bienvenue dans le monde de Moss

Choupi

Oui, j’ai dit “absolument charmants” (à prononcer “AbsôÔôôlument châÂâârmants” en levant un petit doigt et en prenant une voix plus aiguë). Au final, Moss pourrait se résumer à une courte aventure de plateforme dans laquelle on dirige une petite souris qui doit délivrer son oncle dans un château, tout en résolvant des énigmes tableaux après tableaux. Oui, en fait ce n’est que ça. Mais à l’image de The Lost Bear, Moss a particulièrement travaillé son ambiance et sa narration, qui  prend la forme d’un énorme livre de conte, que l’on feuillette entre les chapitres, intégralement doublé en français par une narratrice inspirée. C’est après avoir mis la main sur une relique de verre que la petite souris Quill (bipède et armée d’une petite épée en bandoulière – on n’est pas loin de Mice and Mystics) part à la recherche de son oncle, qui a disparu après être parti en quête d’informations sur l’artefact.

Les ennemis peuvent aussi être contrôlés

Mais la petite Quill n’est pas seule, puisque vous êtes avec elle. En effet, si le point de vue du joueur est fixe sur chaque tableau, Quill a parfaitement conscience de votre présence et comptera sur vous pour l’aider dans sa quête. Matérialisé dans son monde par une orbe issue de la barre lumineuse de la DualShock, votre présence permettra à Quill de progresser en la guidant tout d’abord (grâce aux sticks, comme dans tout jeu de plateforme), en combattant les quelques ennemis sur sa route, en lui ouvrant des passages et en la soignant. Car oui, si Quill prend des dégâts, vous devrez la saisir quelques secondes pour la régénérer. Le petit tutoriel associé à cette fonction a d’ailleurs fait fondre mon petit cœur de trentenaire, puisqu’à la suite d’une chute dans des ronces aiguisées, Quill rampera sur le sol, blessée et implorant votre aide.

Moss nous inclut dans son petit monde féerique en compagnie de la plus mignonne et ingénieuse des petites souris

Intuitivement, vous chercherez à vous saisir de la petite créature, ce qui aura pour effet de la régénérer. Complètement rétablie, votre petite partenaire viendra vous saluer avant de continuer sa route. Si par malheur vous veniez à chuter hors de l’écran ou dans de l’eau, Quill réapparaîtra au début du tableau en s’ébrouant un peu. Uniquement destinées à renforcer un lien empathique avec Quill, les petites interactions de ce genre participent à rendre l’expérience bien plus vivante, prodiguer quelques caresses sur sa tête permettant de la voir tendre le coup dans la direction de votre main.

Il était une fois

Si le personnage est une réussite, il en va de même de la réalisation graphique. Joli, doté d’une direction artistique féérique, Moss joue littéralement avec le fait que vous vous trouviez en retrait de l’action pour proposer des décors magnifiques et qui vous incitent à vous déplacer d’un pas pour regarder derrière une colonne ou un mur en vue de trouver une des partie d’image à collectionner ou simplement la prochaine route ou le prochain mécanisme.

Certains décors sont magnifiques et jouent avec notre point de vue statique

Chaque nouveau tableau est une petite découverte tant visuelle qu’en terme d’énigme. En plus de pouvoir sauter, Quill est capable de se battre avec sa petite épée contre ses ennemis, mais aussi de se servir de ceux-ci pour progresser. En effet, certains ennemis tenteront de vous envoyer des projectiles, qui peuvent être utilisés pour activer des mécanismes, ou il vous faudra vous-même posséder certains ennemis pour les placer sur certains interrupteurs pour progresser.

Si certains éléments des puzzles vous demanderont de vous bouger un peu pour les voir, ce ne sera pas le cas de Quill, visible à l’écran via un système de transparence. Et pour peu que votre installation VR soit correcte et que rien ne se trouve entre la barre lumineuse de la Dualshock et la caméra, tout est parfaitement fluide et intuitif.

Conclusion

Nous sommes ici en présence d’une petite pépite du jeu en réalité virtuelle. Délaissant les tentatives parfois bancales d’immersion en VR, Moss nous inclut dans son petit monde féerique en compagnie de la plus mignonne et ingénieuse des petites souris. Attention toutefois, puisque les quelques 2 à 3 heures nécessaires pour en venir à bout ne débouchent que sur un final appelant suite quelque peu frustrant et qu’il aurait sans doute fallu mentionner quelque part dans la fiche du jeu.

Temps de lecture : environ 4 minutes

Moss

  • Développeurs Polyarc
  • Type Aventure
  • Support PSVR
  • Sortie 27 Février 2018
Moss à notre sauce
8/10
Moss à notre sauce
Y'a bon
  • Quill est adorable
  • Les interactions entre le joueur et la souris
  • Les décors
  • La narration féérique
  • En français
Beuuuuwark
  • Un final appelant une suite... pour quand ?
  • Peu de rejouabilité
  • Technique
    8/10
  • Esthétique
    9/10
  • Ergonomie
    9/10
  • Audio
    8/10
  • Contenu
    6/10
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Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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