“Il y a très longtemps, les poux vivaient incognito sur la tête des enfants, et bougonnaient, chacun de leur côté : les poux blonds sur chevelures dorées, les bruns sur les cheveux foncés, et les roux sur les tignasses orange. Tous se détestaient, et ne pouvaient pas se supporter. Mais, un jour, un petit pou blond naquit, très différent, très souriant. On l’appela Pouri. Il allait révolutionner le monde des poux…”

Le thème n’est pas la seule originalité de ce titre ; l’utilisation du orange fluo (qui ressort très bien) est assez intéressant, et colle très bien avec l’esprit du livre.

Le parti pris de regarder ce qui se passe chez les poux et non chez l’enfant qui les subit permet de dédramatiser le sujet, et apporte une légèreté bienvenue.

Le texte est très drôle, en rimes et bourré de jeux de mots, malheureusement souvent hors de portée de petits, mais qui feront sourire des enfants plus grands et les adultes. Les noms des personnages, en revanche, leur plairont beaucoup ; Pouri et Poubelle. Leur histoire (ainsi que celle de leurs congénères) est amusante, et apporte également une réflexion sur la relation à l’autre.

Ici, les poux se détestent cordialement, alors qu’il n’y a finalement aucun fondement. C’est une morale plutôt rare dans les livres, ce qui en fait une originalité supplémentaire. 

Les illustrations sont colorées et fourmillent de détails, ce qui est un vrai plaisir pour les enfants. Chaque poux a sa personnalité et son expression propre, et il y a une belle diversité de personnages. Les trois peuples sont bien différenciés, et c’est très chouette de les voir mélangés à la fin. 

Les couleurs sont pleines de peps, et rendent les illustrations très lisibles.

Ce titre est conseillé à partir de 3 ans, mais je pense qu’il est plus adapté à partir de 5, voire 6 ans, car les petits passent clairement à côté des jeux de mots, qui font en grande partie l’intérêt du livre. En revanche, les illustrations sont bien adaptées, car amusantes et colorées. 

Personnellement, je ne dirais pas que je trouve les illustrations particulièrement jolies, mais elles sont intéressantes, collent parfaitement à l’histoire, et plairont beaucoup aux enfants. En revanche j’ai adoré que les maisons soient perchées dans les cheveux telles des cabanes, et aient la forme des lentes. 

J’ai lu le livre à mes deux filles de 4 et 9 ans, qui ont toutes les deux apprécié, mais sans doute pas avec la même compréhension. Qu’importe, elles ont passé un bon moment et ne verront plus les poux (qui ont déjà sévi chez nous) de la même façon. Tant qu’elles ne demandent pas à en adopter…

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