Si le rogue-like est un genre qui a le vent en poupe, il faut bien avouer qu’il manque parfois de variété. Souvent cantonné à l’univers de la fantasy, des titres comme FTL ont pourtant réussi à transposer ce genre dans le cadre de l’espace intersidéral. C’est donc avec curiosité que nous avons posé nos mains sur Galak-Z, un rogue-like spatial croisé avec un autre genre que l’on affectionne : le shoot’em up.

L’Empire contre A-Tak.

Vous êtes A-Tak, un jeune pilote casse-cou et unique survivant de la flotte rebelle. Cette dernière s’est fait décimer lors d’un traquenard spatial tendu par l’Empire (les méchants, m’voyez). Tentant de sauver sa peau, A-Tak tombe sur l’Axelios, un vaisseau amiral rebelle lui aussi rescapé et dirigé par la charmante Beam. Les 2 survivants vont donc tenter de ravitailler l’Axelios, histoire de pouvoir se venger de l’Empire.

GalakZ screenshot 5Galak-Z nous propose un petit mélange de genres qui intrigue au premier abord. En effet, le soft emprunte ses mécaniques à la fois au rogue-like mais également au jeu de shoot spatial. Nous prendrons donc le contrôle du vaisseau d’A-Tak, un petit chasseur écarlate ultra-maniable qui en a dans le ventre. La maniabilité se voudra le maître mot du gameplay car notre petit vaisseau répond vraiment au doigt et à l’œil, si bien que cela en est presque déroutant au début.

Un vaisseau pour les canarder tous.

« Easy to learn, hard to master » se révèle l’adage parfait pour qualifier le gameplay de Galak-Z. Si le titre se laisse prendre facilement en main (huhu), il faudra tout de même un certain temps pour « dompter » votre appareil (huhuhu). Boosters et thrusters seront vos amis tout au long de vos pérégrinations. Il vous faudra les maitriser pour progresser, mais surtout pour survivre car les ennemis seront nombreux et parfois bien armés.

Galak-Z screenshot 4

Le gameplay de Galak-Z est clairement l’un des points forts du titre. Le plus amusant est, qu’une fois que vous aurez appris à maîtriser votre vaisseau, les gars de 17-BIT balancent une amélioration qui change votre vision de l’aventure : le mode mécha. Si le vaisseau est idéal pour le combat à distance, le mécha, avec son épée et son bouclier, semble taillé pour le corps à corps. Il vous faudra donc alterner entre ces 2 modes de combats selon les types d’ennemis que vous croiserez. Une petite idée qui fait office de bouffée d’air frais et qui permet au gameplay de ne pas trop s’enliser dans la monotonie.

Heureusement, pour apprendre à manier votre vaisseau/mécha, vous aurez maintes occasions de vous faire la main au travers du mode histoire.

Next time on Galak-Z!

L’aventure se découpe en saisons et en épisodes, telle une série télévisée. Chaque saison se compose de 5 épisodes (entendez par-là missions) qu’il vous faudra réussir et croyez-bien que ce ne sera pas de tout repos. Car s’il vous arrivait de mourir lors d’un épisode, il vous faudra recommencer toute la saison. Autant vous dire que mourir à l’épisode 4 ou 5 donne envie de manger son pad. MaisGalakZ screenshot 6 ce n’est pas tout !

Au début de chaque saison votre vaisseau commence « à poil », avec seulement un tir laser de base. Au fil des missions, vous pourrez récupérer divers plans ou améliorations disséminées aux quatre coins de chaque niveau. L’obtention de ces power-up vous demandera d’évaluer votre prise de risques.

D’un côté, si vous foncez en ligne droite sur les objectifs, vous manquerez la plupart des améliorations, rendant votre progression dans les missions suivantes plus ardue. Mais de l’autre, si vous succombez à l’appât du gain, vous risquez de tomber nez à nez avec des groupes d’ennemis parfois retors qui pourraient signer votre arrêt de mort (et la perte de votre progression). L’autre option sera également de récolter de l’argent afin d’acheter des améliorations chez Crash, un marchand dont on a sauvé la vie et qui se cache dans chaque level.

Qui dit rogue-like, dit aléatoire et Galak-Z ne fait pas exception. Les missions proposées au cours de chaque saison sont aléatoires (sauf certaines qui font progresser le scénario) et il en va de même pour la carte des levels, générée aléatoirement.

Et ici on touche au point faible du titre. Car les missions aléatoires ont du mal à se renouveler, de même que les environnements de jeux. On se retrouve souvent à aller chercher un objet X à un bout de la map pour le ramener au point Y ou à tuer un certain nombre d’ennemis, objectifs qui nous amène souvent à explorer l’intérieur de gigantesques astéroïdes.

Galak-Z screenshot 01

Spéléologie spatiale façon Macross

C’est tout le paradoxe du jeu qui nous fait évoluer dans l’espace infini mais, trop souvent, aussi dans des environnements confinés. Galak-Z échange donc les donjons de la fantasy pour les astéroïdes de la science-fiction. Un choix de design à la fois frustrant (car on a qu’une envie : voler et explorer l’espace !) mais qui fait aussi sens lorsqu’on y réfléchit 2 minutes. Ces environnements confinés sont le terrain de jeu idéal pour notre vaisseau et sa maniabilité aux petits oignons et, si l’espace est infini, il est aussi souvent très vide.

Galak-Z screenshot 3

On parlait plus haut du découpage de l’histoire façon série mais la direction artistique va également dans ce sens. Le design en cell-shading est du plus bel effet et le design des personnages (ainsi que les musiques et l’ambiance générale) nous renvoient tout de suite à des dessins animés de notre jeunesse : Albator, Gundam, Macross, autant d’influences qui se font sentir dans la DA de Galak-Z et, sincèrement, ça fait plaisir à voir. Et le petit côté « VHS » de certaines images vient titiller la nostalgie de celles et ceux qui ont grandi en matant ces séries. Bref, 17-BIT fait mouche.

 Conclusion.

Si Galak-Z n’est pas parfait et comporte quelques défauts, il n’en reste pas moins un titre rafraichissant et fun qui vous occupera tout de même une bonne quinzaine d’heures. Vendu à 15euros sur PS4, le titre est clairement une belle petite surprise parmi les jeux non-AAA de la console de Sony. Ce serait vraiment bête de passer à côté.

Galak-Z The Dimensional

  • Développeurs 17-BIT
  • Type rogue-like/ shoot’em up
  • Support PS4
  • Sortie 04 Août 2015

Y’a bon!

  • Un gameplay aux petits oignons
  • Un mélange de genres étonnant
  • Une DA très 80’s
  • Difficulté bien dosée
  • Bande-son agréable

Beuargh!

  • Des missions qui ont du mal à se renouveler
  • Des environnements qui se répètent
  • Ralentissements lors de certains affrontements
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Petit Ange Parti Trop Tôt

Parfois, un Pixel s'éteint et vogue vers d'autres horizons. Mais ce n'est pas parce qu'il ne fait plus partie de notre grand barbecue que ce qu'il a écrit disparaît !

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