Quand on apprend, deux mois avant sa sortie européenne, qu’un nouveau jeu de combat DBZ va sortir sur… 3DS (what?) et qu’il est en plus produit par Arc System Works (les créateurs de Guilty Gear, BlazBlue, le jeu de combat d’Hokuto no Ken, Persona 4 ou encore Arcana Heart 3) tout fan de la série légendaire de Toriyama-sensei se sent comme un jeune ado prépubertaire amoureux qui découvre Facebook. On a envie d’éclabousser sa joie partout, et de faire des galipettes dehors en sifflant la chanson du dragon de Sangohan. Pourtant, l’amour ne rend parfois pas du tout aveugle.

Plutôt Jolie avec ces gros sprites 2D assez fluides, le jeu souffre tout de même de quelques ralentissement.
Plutôt joli avec ses gros sprites 2D assez fluides, le jeu souffre tout de même de quelques ralentissements.

C’est super beau…

Ce qui frappe en premier lieu, ce sont les graphismes. L’équipe d’Arc System Works chargé de reproduire les sprites de DBZ ont réalisé un travail de fond et de forme vraiment bluffant. Il est pour moi très clairement le plus beau jeu DBZ jamais sorti sur console (N.B. je ne suis absolument pas fan des jeux de baston en 3D et du cell shadding à outrance des derniers jeux issus de la saga DBZ). Les personnages sont détaillés, bien animés, avec une animation correct (on est pas dans un Blazblue non plus, mais ils ne sont pas rigides pour autant). La grandeur des sprites fait comprendre que cette petite 3DS en a décidément sous le capot.  Les décors, quant à eux en 3D, sont plutôt épuré et simplistes et nous plongent bel et bien dans l’univers de la saga: les maisons ovoïdes des villes made in Capsule Corp, le vert si particulier des mers de la planète Namek, les dalles blanches de calcaires du stade d’arts martiaux de Dragon Ball… Bref, on y est !

La cible de ce jeu était clairement le petit japonais de moins de 10 ans. Tout s'explique niveau gameplay et mode de jeu.
La cible de ce jeu était clairement le petit japonais de moins de 10 ans. Tout s’explique niveau gameplay et mode de jeu.

… mais un gameplay catastrophique!

Quand on pense jeux 2D Dragon Ball, on imagine dans ses rêves les plus fou une version remastérisée de Dragon Ball Z 2 sur Super Nintendo (bon bah, en tout cas, c’était mon rêve à moi le plus fou) avec des graphismes HD de fifou, un gameplay nerveux et des musiques, même si non officielles, dignes de faire mouvoir convenablement les personnages l’une des séries top 10 de son enfance.  Et bien, sachez que Dragon Ball Z Extreme Butoden à les mêmes symptômes de jeunesse que son homologue 16 bit sorti 21 année auparavant (prend ton coup de vieux) sur Snes: c’était beau, mais c’était quand même pas super rapide, ni nerveux et encore moins technique. En revanche, Dragon Ball Z : La Légende Saien avait de super bonnes idées comme l’écran splitté, le fait de pouvoir se battre facilement dans les airs ou sous les mers, de pouvoir se renvoyer des boules de feu à tout va, etc etc… HHAAAllllaaallaaaa… Il souffle comme un vent de nostalgie.

Le jeu 3DS a malheureusement tous les défauts, mais pas les bonnes idées. Le gameplay est totalement axé grand public, ce qui fait qu’on a plus l’impression de se retrouver sur un jeu de combat pour enfant de 5 ans, qu’un jeu Arc System Works. Triste constat quand on test le même mois le dernier Blazblue du même développeur qui est son exact opposé! Pour vous donner une explication rapide, j’ai par exemple fait le test de faire 3 matchs de suite en mode normal dans le mode histoire sans regarder l’écran de la console, simplement en mitraillant les boutons de manière totalement hasardeux entre Y, X et A. J’ai gagné les trois matchs d’affilé avec… PERFECT. Quelle déception!  Aucunes techniques, zéro, nada. Bon après oui comme tous jeux de combat, je ne vous cacherai pas qu’il y a des combos (dont un commun à tous les perso! Génial..), des coups de spéciaux (dont des Kaméhaméha ridiculement peu impressionnants) et des techniques peu réjouissantes à sortir avec en main une console portable anguleuse. On aimerait tellement avoir une manette ou un stick en main! Enfin, sachez que tous les personnages se jouent exactement de la même façon à une ou deux attaques près. Bref, pas le temps d’étudier les coups, je sais que je gagnerai par la force du XXXXYA !!!!

L'ambiance est bien là! Mais on prend peu de plaisir à enchaîner les parties...
L’ambiance est bien là! Mais on prend peu de plaisir à enchaîner les parties…

Finalement à qui s’adresse ce jeu?

Avec ses graphismes 2D vraiment superbes (ils auraient pu le cell shadé, mais non! bravo!)  et son mode histoire qui reprend toute l’épopée Dragon Ball Z (ainsi que certains films), je pensais sincèrement que le jeu visait les trentenaires ayant grandi dans les années 80-90 avec Ariane, Jacky et Corbier. Mais le choix de le porter sur 3DS (et non sur console de salon) et de simplifier le gameplay à outrance (on vous rassure, après 3 à 4h de jeu, on tombe enfin  sur des adversaires un poil plus coriaces)  privilégiant un style de jeu proche de Tekken ou de Naruto plutôt celui d’un Street ou d’un KOF, on comprend rapidement que le public cible est le fan, mais surtout les jeunes qui découvrent la série avec la dernière en date à la TV nippone: Dragon Ball Super. Enfin, pas de mode online! Oui oui, grosse cata et gros raté, qui aurait pu justement rebooster l’IA pourrie des personnages pour en faire un jeu à la durée de vie quasi infinie façon KOF 13, ou plus récemment Blazblue: Chrono Phantasma sur PS4 et Vita.

Mais mais.. Pas de mode online? 0 replay value.
Mais mais.. Pas de mode online? 0 replay value.

Conclusion.

Ne pensez pas trouver en Dragon Ball Z: Extreme Butôden un GuiltyGear ou un Street Fighter du jeu de combat 2D sauce Toriyama. Même si les combats deviennent plus péchus après 3h de jeu, on s’ennuie lamentablement une fois l’histoire principale terminée dû à l’absence d’un mode Online pour affronter la planète entière à coup de Kamehameha. On se retrouve avec un jeu hybride qui ne sait pas vraiment à quel public s’adresser.  Trop facile et trop peu technique pour les pro, trop vague et pas assez de perso pour les nouveaux, seul le fan service et le jeune public pourra trouver leurs marques sur la planète Namek.

Dragon Ball Z: Extreme Butoden

  • Développeurs Arc System Works
  • Type 2D versus Fighting
  • Support 3ds et 2DS
  • Sortie 10 octobre 2015

Y’a bon!

  • C’est beau !
  • Le mode histoire peu complet niveau détails mais assez long
  • 25 personnages dont pleins à débloquer façon Konami Code
  • Vous aurez la chance de pouvoir jouer à DBZ 2 sur Snes filé gratos mais sans les musiques originales (cliquer ici pour comprendre, et ici pour revoir heylisten)

Beuargh!

  • Pas de mode Online
  • Quelques ralentissements
  • Tous les personnages se jouent de la même manière
  • Certains déséquilibrages entre les personnages
  • Gameplay pas assez technique (Pas de  ↓↘︎→ + A, ici les combos sont façon Tekken ou Naruto)
  • Uniquement pour les fans de la série vouant un culte à Goku ou pour les enfants voulant découvrir le Versus Fighting 2D, les autres vont s’ennuyer après 3h de jeu solo.
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Rédac Chef BBQ | Journaleux JV PC (steam: berychon), 3DS et WiiU (ID Nintendo: Berychon) et PS4 (psn: berymuch)| Animateurs de nombreux live sur notre chaîne: https://www.twitch.tv/pxlbbqtv/ | Machine à idées saugrenues

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3 thoughts on “Dragon Ball Z Extreme Butoden | Test 3DS

  1. Je suis assez d’accord. En tant qu’ultime fan de Dragon Ball, j’attendais énormément de ce jeu. Malheureusement, le nombre de persos est ridicule, aucune transformation, (beaucoup) trop facile… et très peu de techniques de combat. A côté de ça, les graphismes et l’animation sont au top. J’aurais aimé qu’ils ajoutent une touche pour s’envoler comme dans les anciens Butoden aussi. J’espère qu’on aura une surprise comme l’a été Xenoverse l’année prochaine.

  2. j ai beaucoup souffert en effet ! surtout que j ai perdu ma sauvegarde après 3h de jeu et que j ai du tout me retaper… chaotique !

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