Versus Fighting Story: le premier manga sur l’esport

Avec du Hadoken, du Sonic Boom et du Psycho Crusher dedant!

Depuis gamin, j’ai toujours aimé les mangas et la baston. Dragon Ball, Saint Seiya, Ranma 1/2, Hokuto no Ken, Yu Yu Hakusho ou encore Kinnikuman, etc… ont été les acteurs principaux de mes premiers moments avec ces deux univers.

Imaginez donc les étoiles que j’avais dans les yeux à l’arrivée de Street Fighter II sur Super Nintendo aux débuts des années 90… Ce jeu dans lequel on pouvait lancer des boules de feu… comme des Kamé Hamé Ha: le pied! Sans parler des suivants: King of Fighters, Guilty Gear, Fatal Fury, SNK VS Capcom, Rival Schools, et j’en passe beaucoup.

Du coup, à l’annonce de Glénat concernant un manga sur l’esport et plus particulièrement le versus fighting, mon intérêt fut grand.

Versus Fighting Story est une oeuvre fictionnelle d’origine française réalisée par le trio Izu (scénario), Kalon (dessin) et Madd (storyboard) axé sur l’univers des compétitions de jeux de combats et de ses coulisses.

Après une préface de Ken Bogard himself (aka Andy Masters dans le manga), nous entrons dans l’histoire d’un jeune joueur professionnel: Max Volta, neveu et élève d’Eric Volta une légende du versus fighting, et leader de la team Arkadia.

Notre héro participe au Capcom Pro Tour, l’une des plus grandes compétitions internationales sur Street Fighter V, pensant que celui-ci ne sera qu’une simple formalité comme ses précédents tournois.

Sûr de lui, Max a la grosse tête. Il va néanmoins découvrir qu’il y a d’autres combattants aussi forts, si ce n’est plus fort, que lui et retombera les pieds sur terre quand il fera face au japonais Saizo, la révélation du précédent Stunfest qui va le ridiculiser en le battant les yeux fermés…

Après cette débâcle, Max sera viré de la team Arkadia par son propriétaire, son oncle. A ce moment, il décide d’arrêter la compétition et ne veut plus entendre parler d’esport.

C’était sans compter l’arrivée, un an plus tard, d’Inès qui n’est autre que la fille de TKO, le destructeur, un ancien maître de la discipline. Le but de celle-ci étant de recréer une équipe de joueurs avec une ambition démesurée. Elle fera tout pour convaincre Max et le faire évoluer.

Le manga est vraiment plaisant à lire, on dirait vraiment une oeuvre japonaise et je pense que c’est un compliment pour les auteurs. C’est bien dessiné, bien emmené, les références à la pop culture et au jeu vidéo sont très nombreuses et les personnages sont complètement barrés comme par exemple Jean-Claude Lafleur, une parodie de notre JCVD national.

L’humour étant très présent, il y a même une citation des Inconnus qui m’a bien fait rire: « Être ou ne pas être, telle est la question sinusoïdale de l’anachorète hypocondriaque ».  Naturellement, il faudra lire le livre et comprendre la référence…

Et mention spéciale pour le passage parodique de la transformation de Gohan en SSJ2 (ci-contre), juste excellent!

Bref, un très chouette manga que je vais suivre dès à présent et que je vous conseille si vous aimez les jeux de combats. De plus, il y a guide stratégique, un lexique et une interview à la fin du tome. Vivement le tome 2…

 

Versus fighting story – Tome 1

Collection Shônen
Format : 130 mm x 180 mm
Faconnage : Souple
192 pages
Editeur Japonais : Glénat
Paru en mars 2018
EAN : 9782344021712
ISBN : 978-2-344-02171-2
Hachette: 5387510
Prix: 7.60 €

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ManuSupra

Geek de 3 x 10 ans (+4) ayant grandit avec un enfant à queue de singe et un plombier moustachu s'empiffrant de champi. Chasseur de monstres à l'insectoglaive et adepte du "bas, diagonal, droit + poing" ébloui par le pays au soleil levant.. et sa bouffe. Burgerovore professionnel. Pathologie: collectionnite aiguë avec un diagnostique de plus de 120 consoles.
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