The witch and the hundred knight

  • Développeurs Nippon Ichi Software
  • Editeur NIS America
  • Type Action RPG de ma raie
  • Support PS3
  • Sortie 25/03/2014

Dans le même genre :

  • Ys
  • Legasista
  • Disgaea (pour le style graphique)
  • Le petit robert anglais des insultes (pour les dialogues)

Avec the witch and the hundred knight, Nippon Ichi Software nous sert une toute autre recette que son célèbre Disgaea. Ici, fini le RPG tactique pour un Action RPG dans un univers dark fantasy “halloweenesque” où vous incarnerez, une fois n’est pas coutume, le côté obscur de la force. Alors, pari réussi pour Nippon Ichi de changer radicalement de style ? La réponse ci-dessous.

La sorcière de ma raie

The witch and the hundred knight nous fait incarner le légendaire Hundred Knight, un être magique invoqué par la puissante sorcière des marais Metallia pour assouvir sa vengeance sur le monde.

Cette dernière est en effet exilée dans son marais sans aucune possibilité de voir le monde extérieur avec pour seule compagnie son valet Arlecchino, être magique de son état, et les autres créatures y ayant établi domicile. Elle ne peut que se déplacer dans des endroits recouverts par des marécages toxiques tuant tout être normalement constitué assez fou pour s’y aventurer.

Elle décide donc de vous invoquer, Hundred Knight, afin de répandre les marécages partout dans le monde et pouvoir ainsi le dominer pour que sa grandeur soit enfin reconnue par ses pairs. Car, comme dans tous les RPG Japonais mettant en scène des sorcières, elles en ont une fameuse paire … (Désolé, je pars me cacher loin et vite).

La seule solution pour Metallia d’accroitre la taille de son marais est d’envoyer Hundred Knight à la recherche de piliers ressemblant à de grosses fleurs vertes et de les faire éclore. L’éclosion entraine lépandage d’une substance verte sur le terrain le transformant petit à petit en marécage toxique.

Seulement voilà, bien entendu, ces piliers seront gardés par de puissants monstres ou d’autres sorcières n’étant pas du tout du même avis que Metallia et votre tâche de gentil petit esclave sera de leur mettre une grosse fessée pour faire plaisir à votre maîtresse sans foi ni loi.

En avant pour piller, brûler et tuer tout ce qui se mettra en travers de votre chemin.

La sorcière et les 100 choix

Les phases de jeu alternent entre des phases de dialogue avec votre maîtresse et ses compagnons et des phases d’explorations et de combats pour répandre le marais.

Les phases de dialogues se passent généralement dans la demeure de Metallia, vous servant de hub, et font progresser l’histoire. Elles sont représentées en 2D avec le style graphique qui a fait la force de la série Disgaea. Les situations loufoques et l’humour y sont omniprésents et nous permettent de nous attacher aux différents protagonistes.

Le casting des personnages est très riche et le comique de situation assez efficace. Par exemple, le combo Metallia, particulièrement cruelle et égoïste pour arriver à ses fins, avec son majordome Arlecchino en apparence dévoué mais n’en ratant pas une pour faire enrager sa maîtresse fait très souvent mouche. Au fur et à mesure de l’aventure, vous rencontrerez d’autres compagnons et ennemis aux caractères bien trempés qui pimenteront ces longues phases de dialogue.

 Une particularité du héros est qu’il est totalement muet et ne pourra communiquer avec son entourage que via 4 actions à des moments bien précis : l’assertion, le refus, l’indécision ou l’ignorance. Ces choix n’auront au début pas énormément d’influence sur le déroulement des événements mais seront capitaux lors des derniers chapitres.

La sorcière et les 100 retry

La phase d’exploration et de combats du jeu se fait dans un style action RPG hack and slash avec un soupçon de rogue-like par-dessus. Nippon Ichi réussit ici le pari d’amener de nombreux nouveaux éléments de gameplay dans un style déjà bien connu.

Le principal ajout au genre est le système des gigacals, représentant le temps que vous pourrez passer sur un niveau sans subir de pénalités.

Hundred Knight devra parcourir de nombreux niveaux initialement recouverts d’un brouillard de guerre et s’y frayer un chemin pour faire fleurir les piliers présents servant de check-points et affronter les boss les protégeant.

Vos gigacals seront votre meilleur ami mais également votre pire ennemi. Vous les aimerez car ils seront automatiquement consommés pour vous rendre les HP perdus au combat mais vous les détesterez également, car une fois à court, vous vous retrouverez avec un malus de 30% d’attaque et de défense. De plus, de nombreuses actions consommeront alors vos HP, vous rapprochant ainsi petit à petit vers un inéluctable game over. Malheureusement pour nous, ces gigacals brûleront comme neige au soleil : retirer le brouillard de guerre en progressant dans le niveau et récupérer les HP perdus au combat les consommeront rapidement tandis que se déplacer sur une zone explorée et attaquer les consommeront très lentement. Quoi que vous fassiez, vous allez vous retrouver à court de gigacals et il vous faudra retourner à la base.

Retourner à la base est d’autant plus indispensable que ce sera votre seul moyen d’acquérir de l’expérience, de monter de niveau et d’utiliser ou équiper les objets trouvés. Si vous mourez pendant une exploration, c’est à dire être à court de gigacals et de hp, vous serez ramené à la base en perdant tous vos objets et l’expérience acquise. Il sera donc très important de rentrer voir maman régulièrement pour ne pas vous faire rétamer et pouvoir booster votre personnage. Le loot d’équipement a d’ailleurs une importance capitale. Vous serez souvent forcés d’améliorer votre arsenal une fois arrivé dans une nouvelle zone tant ses occupants peuvent devenir de plus en plus résistants.

Pour rentrer à la maison, vous devrez vous frayer un chemin jusqu’à un pilier et le faire fleurir. Une fois fleuri, vous disposerez de deux options : rentrer chez vous ou dépenser des points bonus gagnés en tuant des mobs qui vont booster votre personnage pour le temps de l’exploration en cours. Ces bonus ne seront pas conservés lors de votre prochaine visite. Les bonus vous permettent de restaurer vos précieux gigacals, de gonfler les stats de votre personnage ou votre bonus score. Le bonus score vous donne droit à du loot supplémentaire une fois le niveau fini ou une fois rentré chez vous.

La sorcière et les 100 combinaisons

The witch and the hundred knight nous propose un système de combat très riche apportant pas mal de nouveautés au genre.

Le premier vient directement de l’équipement de notre petit chevalier. Vous pouvez porter de 1 à 5 armes sur vous parmi trois types : tranchant, magique ou contondant. Chaque monstre pourra résister ou être vulnérable à certains d’entre eux. De plus, chaque arme sera dotée d’un numéro d’ordre allant de 1 à 5. Si vous équipez les armes par numéro d’ordre croissant, celles-ci disposeront d’un multiplicateur de dégâts non négligeable. Par exemple, équiper en position 1 une arme avec un numéro d’ordre 1, puis une de numéro d’ordre 2, 3, 4 et 5 attribuera un multiplicateur de dégâts à toutes vos armes. Il sera donc important de se confectionner un combo d’armes pour répondre à toute situation.

Nous disposons ensuite de 8 tochka (skills) débloqués au fur et à mesure de l’aventure et pouvons équiper une facet (job) et 2 sub-facets. Les skills consomment des points de tochka qui seront récupérés une fois leur effet et temps de réutilisation dissipés. Ces derniers seront particulièrement utiles car ils vous permettront par exemple de réduire votre consommation de gigacals ou invoquer des minions pour combattre à vos côtés. Les facets, quant à eux, changeront certaines statistiques de base de votre personnage ou vous donneront par exemple plus de chance au drop. Il pourra donc être intéressant de changer de facet et sub-facet en fonction du niveau ou de ce que vous cherchez à accomplir.

Un autre ajout intéressant du jeu est la possibilité d’assiéger les maisons et magasins des NPC afin de faire respecter l’autorité de Metallia partout dans le monde. Attaquer les NPC ou envahir leurs maisons pour leur voler leurs possessions fera monter votre niveau de karma. Un haut karma aura pour effet de faire fuir certains monstres de peur de se faire dégommer par le gros vilain que vous êtes. Cependant, les villageois vous attaqueront à vue et refuseront de vous parler. Par contre, un niveau de karma faible vous donnera la possibilité de parler aux NPC, mais bon, n’est-il pas plus agréable de leur montrer qui est le patron ? Une fois retourné à la maison, vous aurez la possibilité via la bucket list de réduire votre niveau de karma ou d’acheter d’autres bonus en dépensant de l’anima et d’autres ressources droppées par vos ennemis. Vous pourrez également dépenser vos ressources dans les magasins tenus par les NPC pour acheter armes, équipement ou objets de soin.

Maitriser toutes ces combinaisons offre une expérience de jeu riche et agréable pour répondre aux différents challenges à relever. Lors des combats avec certains boss, vous allez sans doute en baver et avoir besoin de recourir à une stratégie bien précise. Cependant, vous n’aurez sans doute pas trop de problèmes lors des premiers niveaux ou lors des combats contre de simples mobs pendant la phase d’exploration.

La bitch et les 100 jurons

Un aspect pouvant faire controverse est le personnage de la sorcière des marais, Metallia, votre maîtresse adorée. Elle joue parfaitement le rôle du anti-héros : égoïste, vulgaire et cruelle par simple plaisir de l’être.

Pour vous donner un exemple, elle transformera un personnage se présentant comme sa mère en une souris femelle pour la faire prendre en chasse par une horde de souris mâles en la traitant de tous les synonymes de bitch imaginables (voir l’image ci-dessous).

Le jeu est entièrement en anglais et aura au moins pour avantage de vous faire réviser vos insultes. Vous avez également la possibilité de choisir le doublage japonais pour apprendre les insultes dans cette langue. Certaines sont censurées dans le texte mais quand même doublées en anglais/japonais, tandis que d’autres sont complètement assumées. Je ne comprends toujours pas pourquoi motherfucker est censuré alors que whore non … Pour les anglophobes, ça reviendrait à censurer fils de pute mais pas pute … On condamne le rejeton mais pas la mère … Bravo.

Ce rôle d’anti-héros est poussé à un point tel qu’on la détestera ou l’adorera. Dans le premier cas, il est même envisageable que vous abandonniez le jeu sans lui laisser une deuxième chance tant ce personnage est omniprésent et définit l’histoire du jeu. Cependant, si vous lui laissez une chance, vous en découvrirez d’autres facettes, son passé et apprendrez à la comprendre.

The glitch and the hundred knight

Le titre n’a évidemment pas que des qualités, loin de là. Il pèche principalement par ses graphismes et la lisibilité de l’action.

Les phases en 2D sont de bonne facture, mais peu animées et variées. On regrette par exemple le manque de CG à débloquer comme dans beaucoup de RPG japonais ou de mises en scène différentes pour les personnages.

Les phases de gameplay quant à elles sont à la limite digne de la playstation 2. Les graphismes sont assez grossiers, les environnements peu variés et la lisibilité de l’action est parfois compliquée comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessous.

Coooonclusion. Je dis non! Mais un Avis, je dis OUI!

Si on ne se base que sur l’aspect graphique du jeu, on ne peut pas dire que The Witch and the Hundred Knight soit une grande réussite. Cependant, le gameplay fun regorgeant de mécanismes originaux, la bande son très appropriée à un univers dark fantasy, l’histoire loufoque et les personnages hauts en couleur surpassent largement cette lacune et font de ce jeu une expérience unique et intéressante même si on n’est pas fan du genre.

Y’a bon!

  • Mécanismes originaux pour un Action RPG
  • Jouer les méchants
  • Excellente bande son
  • Metallia
  • Bonne durée de vie et challenge

Beuargh!

  • Visibilité sur le champ de bataille
  • Graphismes perfectibles

La désinfo en +

La raie du maçon

La raie du maçon désigne la raie des fesses apparente du maçon au travail par-dessus son pantalon.

Une observation intéressante faite par le scientifique kroutoku sur le forum 18-25 est que leur raie est souvent couverte de traces de chaux ou de plâtre indiquant qu’en plus d’être ridicules, ils se sont bien gratté le cul.

Bien qu’appelée raie du maçon, elle peut surgir n’importe où et n’est plus uniquement réservée à cette profession. Pour les amateurs de pêche à la raie, un site à haute valeur scientifique, le bien nommé “paye ta raie”, a été ouvert pour que tout pêcheur en herbe puisse partager sa prise avec l’interweb. Vous pouvez le visiter à cette adresse :  http://www.payetaraie.com

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Papayou

Amateur de japonaiseries en tous genres, rédacteur et correcteur sur pxlbbq.com

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