Undead Darlings – No Cure for Love est une proposition étrange issue de Mr. Tired Media, qui – comme le style de jeu présenté ici ne le montre pas – est un studio américain qui développe des jeux d’inspiration japonaise. Et on peut dire qu’ici on est servi.


Undead Darlings – No Cure for Love


Supports : Switch, PS4, PC

Genre : Dungeon Crawler / Visual Novel

Date de sortie : 16 juin 2020

Editeur : Sekai Project

Développeur : Mr. Tired Media

Multijoueurs : Non


Trop longs et laborieux Undead Darlings a plus tendance à nous décourager qu’à nous tenir motivé, malgré son histoires et personnages réussis


  • Des personnages attachants
  • une partie Visual Novel réussie
  • Sombre et amusant à la fois
  • On incarne littéralement la mule de ces dames
  • Doublé en anglais
  • C’est long !
  • Buck…
  • La durabilité des armes ?
  • Pas toujours clair dans ses systèmes
  • Des soucis d’egonomie
  • Des allers-retours frustrants

Mes (petites) amies les zombies

Je vais la faire courte ici, puisque pour être honnête, je n’ai pas été au bout de Undead Darlings – No Cure for Love. Pour autant il ne s’agit pas d’un mauvais titre, mais il compile plusieurs défauts rébarbatifs qui le rendent pénible à parcourir.

Jouer en mode Visual Novel n’est pas déconnant

Tout d’abord nous avons ici un mélange des genres, puisque le jeu est à la fois un Visual Novel (en anglais) et un Dungeon Crawler façon Wizardry ou SMT Strange Journey par exemple. Et là, il est possible que vous commenciez déjà à comprendre ce qui peut clocher : il s’agit de deux styles de jeux qui – pris indépendamment – sont déjà par essence longs et lents. Et ces styles sont ici mélangés. Il est difficile de mixer des genres, parce que cela implique de maîtriser les deux afin d’en tirer l’essence et de les combiner au mieux. Ce n’est malheureusement pas le cas de Undead Darlings, puisqu’il ne réussit véritablement qu’un seul des deux aspects.

Le titre vous conte l’histoire de Reggie, qui se réveille après avoir fait un affreux cauchemar dans lequel des zombies venaient pour le dévorer. Mais c’est sa voisine et meilleure amie Pearl (et Love Interest donc) qui vient le tirer de son sommeil comme à son habitude. Mais quelque chose cloche. Son amie est en effet quelque peu cadavérique et si son humeur et son intelligence ne semblent pas affectées, elle lui révèle bien vite qu’elle est une demie-zombie et qu’elle prend soin de lui depuis plusieurs jours.

Un réveil étrange

Les révélations s’enchaînent puisqu’on apprend que le monde est en proie à un virus qui transforme toute l’humanité en zombie, que le père de Reggie est probablement responsable de la pandémie et qu’il demande à son fils et à Pearl d’aller récupérer le remède dans son labo pour le produire à grande échelle. Le père de Reggie étant parti avec le père de sa voisine depuis des semaines, c’est donc elle qui prend soin de lui en attendant son réveil (puisqu’il a été drogué par son père), tandis qu’on apprend que c’est un véritable pari du père étant donné qu’il ne savait pas vraiment si elle allait rester lucide ou se transformer et le dévorer…

C’est alors qu’arrive Buck, une caricature de Texan venu prêter main forte à nos deux compères dans leur aventure, principalement pour les mener d’un lieu à l’autre et améliorer leurs armes entre deux donjons.

Le système de combat est un peu mal pensé

Clairement, la partie Visual Novel est une réussite. L’humour est présent, les personnages attachants et malgré son aspect absurde, l’histoire possède des moments sombres relatifs au passé respectif de chacun et à leur rapport à leur parents. Si on n’échappe pas aux caricatures (Buck en tête, mais également la blonde nunuche à forte poitrine mais qui excelle dans un domaine précis ou encore la méprisante dominatrice), les personnages sont suffisamment intéressants, parfois troubles à l’image de Pearl – caricature de la meilleure amie amoureuse du héros mais également opposée à toute forme de violence. On apprend vite qu’elle est la fille du chef de la police, qui se révèle être un homme violent.

Les réflexions de Cici sont toujours très… dérangeantes ?

L’histoire de Cici n’est pas en reste puisque si elle utilise ses charmes de manière aussi naturelle (être une potiche et se servir de ses atouts pour réussir) c’est aussi en rapport avec sa mère. Si l’on ajoute Kairi – archétype de la bonne élève qui méprise les autres ou Summer le garçon manqué, on a ici une pelletée d’archétypes d’animé japonais, et c’est voulu de la part des développeurs. Globalement, l’histoire met un peu de temps à se mettre en place mais constitue le vrai bon morceau du jeu. Il vous faudra aussi répondre correctement à des questions des protagonistes féminins en vue de gagner des points d’affection, mais il est souvent compliqué de savoir quelle est la réponse attendue, même en tenant compte de leur intérêts personnels.

On en vient ensuite à l’autre partie du titre, à savoir l’exploration des donjons. Ces derniers prennent en fait place dans des environnements classiques du film de zombie (un commissariat, un centre commercial…) et demandent à être nettoyés de certains monstres avant de pouvoir s’attaquer au boss. Hormis les affrontements visibles lors des déplacements, le jeu impose aussi des combats aléatoires tandis que nous parcourons les environnements case par case à la première personne. Les décors sont plutôt réussis et détaillés au point qu’on arrive assez facilement à se repérer.

Les donjons sont soignés, mais bien trop longs !

Le souci viendrait plutôt du fait qu’ils semblent avoir été conçus pour être des gros labyrinthes avec des mécanismes à activer tenant du non-sens plutôt que comme des lieux réalistes qui doivent leur aspect labyrinthique au délabrement et au barricades. Ajoutez à cela que la difficulté est tout de même bien présente (les ennemis tapent fort d’entrée de jeu), que les armes ont – pour une raison qui m’échappe – une durabilité limitée, ce qui limite l’intérêt de les améliorer avec Buck et que les coffres contiennent aléatoirement des soins ou de nouvelles armes (ce qui fait que vous pouvez vous retrouver à court de moyens de défense juste à cause d’une mauvaise répartition des objets).

De plus, les zones sont immenses – bien trop – et le jeu demande sans cesse des allers-retours entre la zone de hub – pour sauvegarder etc.. – et la zone de combat parfois juste pour farmer assez d’armes pour pouvoir continuer. De plus, certains Events ne peuvent se déclencher qu’avec un personnage précis dans votre équipe à ce moment là, ce qui oblige aussi à revenir en arrière pour modifier son équipe, voire à se retaper le donjon plus tard dans le jeu.

On parle de Boobs bien entendu

Un Dungeon Crawler est déjà un style de jeu qui demande du temps, le Visual Novel également (en plus d’une bonne attention pendant de longues sessions de lecture). Le premier donjon du commissariat m’a demandé un peu plus de 5 heures à terminer. C’est gigantesque autant que décourageant pour la suite. Le premier donjon est celui qui pose les bases pour la suite et apprend au joueur toutes les règles dans un genre de tutoriel. Celui-ci nous plonge directement dans un gigantesque donjon demandant un investissement énorme avant même de nous avoir tout expliqué ou impliqué suffisamment dans son monde.

En combat, vous avez le choix entre les attaques (qui usent les armes) ou les compétences (qui utilisent des SP), les ennemis étant soumis à des faiblesses exploitables à découvrir. Sur le papier pourquoi pas, mais dans les faits, les compétences coûtent tellement de points que vous allez plutôt marteler les attaques, faiblesses ou pas. Le jeu permet aussi d’utiliser et de programmer des “Macros” qui sont basiquement des attaques pré-encodées pour un tour pour votre équipe. Typiquement, vous pouvez encoder la Macro A pour que le personnage 1 attaque, le second frappe avec une compétence pendant que le troisième soigne. Le souci est que vous devez modifier les Macros au moindre changement d’équipe et que dans les faits… il est presque plus long d’accéder à la page des Macros qu’à encoder les actions soi-même durant le combat.

Undead Darlings – No cure for love

Titiks

L’avis de Titiks

En bref

Au final, Undead Darlings – No Cure for Love constitue un Visual Novel intéressant à lire, bien que mal rythmé. L’impossibilité de sauvegarder à n’importe quel moment apporte un certain sentiment de frustration tandis que les donjons – trop longs et laborieux – ont plus tendance à nous décourager qu’à nous tenir motivé à progresser. 

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Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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