Tester un jeu peut comporter sa part de risque. Surtout quand comme votre serviteur, vous commencez à avoir un certain nombre d’heures de vol, manette à la main. Quand j’ai entendu parler de Monark et de ce qu’il contient comme héritage, j’ai foncé. Mais pour autant, est-ce que la transition est réussie ? Réponse en fin de test. 


Monark


Supports : PS4, PS5, Switch, PC

Genre : RPG

Date de sortie : 22 février 2022

Editeur : FuRyu, Nippon Ichi Software, NIS America

Développeur : FuRyu, Lancarse

Multijoueurs : Non


Si vous êtes capables de passer outre les énormes défauts de ce jeu, Monark est capable de vous fournir une expérience de combat intéressante et un aspect tactique intéressant.


  • Retrouver des mécaniques connues
  • SMT/Persona partout
  • Une volonté d’offrir un héritier à ces licences…
  • Direction artistique absente
  • Dialogue plats à en crever
  • … En se ratant presque totalement.

Monark, l’héritage d’une lignée ? 

Comme explicité plus haut, Monark est le résultat d’anciens développeurs de Shin Megami Tensei. Rien que ce nom a de quoi faire frissonner les amateurs du genre. Et si, comme nous allons le voir plus loin, les mécaniques sont respectées, les à-cotés sont bien moins glorieux. L’histoire prend place au Japon évidemment, mais dans une version alternative où comme souvent, les choses ne sont pas si roses. Votre personnage s’entourera vite de toute une galerie de personnages, et vos actions auront une incidence sur votre psychisme représenté par les 7 péchés capitaux

Selon un test pas du tout scientifique, notre héros à un penchant pour la luxure.

Une histoire qui aurait pu être intéressante. 

Pour vous expliquer d’où je viens du point de vue de ce type de jeu, j’ai ADORÉ Persona 4 Golden sur PS Vita que je relance régulièrement pour en faire une partie optimisée. Si je suis moins rentré dans Persona 5, c’est principalement parce qu’il m’a paru légèrement moins bon. Très légèrement, qu’on s’entende bien. Ce qui marche dans un jeu de ce type, au-delà d’une profondeur de gameplay certaine, ce sont les dialogues et les personnages, auquel on peut s’attacher parce que leur vie nous importe grâce aux textes. Dans Monark, rien de tout ça. Les dialogues sont plats à mourir, des choix qui n’en sont pas, (mention spéciale en début de jeu aux choix uniques qui n’en sont pas non plus). Dans ce domaine, on se retrouve avec un ersatz de SMT/Persona. Et ce n’est pas techniquement que la copie va être sauvée…

Une mascotte peluche qui fait des figures de styles… Du jamais vu.

Techniquement honteux.

Alors soyons clairs, je peux être clément quand un jeu est effectué par une équipe réduite où que les prétentions sont relativement basses. Mais quand on se positionne, consciemment ou non, comme un héritier des licences déjà mentionnées, les standards à attendre sont inévitables. Et concrètement, visuellement ce n’est pas joli et on a vraiment l’impression de se retrouver face à un portage d’un jeu qui aurait vieilli. Sauf que c’est une version PS5 qui a été testée, censément plus lourde que sur PS4 et au-delà des considérations techniques, rien dans le jeu n’est marquant. C’est pauvre, avec un rythme haché. Non décidément, rien n’est à sauver. Ou presque. 

Les mécaniques de combat sont néanmoins appréciables.

Alors on devrait passer notre chemin ?

Alors pas tout à fait. Si vous êtes capables de passer outre les énormes défauts de ce jeu, Monark est capable de vous fournir une expérience de combat intéressante et un aspect tactique intéressant. Sauf qu’il faut vraiment s’acharner pour pouvoir le voir. La platitude qui s’en dégage est tellement présente que ce jeu ne plaira qu’aux adorateurs de telles mécaniques. Personne d’autre, malheureusement. 

Monark

Par Matthieu Meignan

L’avis de Matthieu sur PS5

En Bref

Retour à la normale

Monark est clairement une déception pour moi. Je ne vais pas faire semblant de dire le contraire. Malgré des bonnes idées de départ, une profondeur de gameplay certaine, tout le reste est plombé par une exécution plus que discutable. Sachant de quelle excellence il descend, c’est dur de lui pardonner une direction artistique déficiente et surtout un aspect des dialogues complètement raté qui dessert les bonnes idées qui peuvent sortir de temps en temps Comme un des protagonistes qui parle en allitérations. Je ne déconseille pas le jeu, mais prenez le en connaissance de cause. Ce soft ne fera pas date. 

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