De mémoire, je n’ai pas encore trouvé un équivalent à Little Nightmares en ce qui concerne la mise en scène de cauchemars enfantins. Le premier volet mettant en vedette la sombre Six était court, mais proposait déjà d’effroyables visions et une cruauté inattendue. Le studio Tarsier récidive avec Little Nightmares II, pour notre plus grand plaisir malsain…


Little Nightmares II


Supports : PC, PS4, Switch, Xbox One

Genre : Aventure / Enigme

Date de sortie : 11 février 2020

Editeur : Bandaï Namco

Développeur : Studio Tarsier

Multijoueurs : Non


Little Nightmares II est un véritable voyage au cœur de nos cauchemars


  • Visuellement magnifique
  • Des « Ennemis » vraiment terrifiants
  • Les collectibles à trouver sous forme de chapeau
  • Six
  • Le sound-design
  • Tous les effets de lumières et de contre-champs
  • Plus long mais sans doute encore un poil court
  • Quelques endroits pas toujours lisibles dans l’obscurité
  • Des combats imprécis, mais peu nombreux

Six

Je dois bien vous l’avouer, j’ai une certaine attirance pour les expériences glauques et horrifiques dans le cinéma ou les jeux vidéos. Ce qui m’intéresse principalement, ce sont les événements incompréhensibles issus de nos cauchemars, illogiques, déformés qui nous piègent dans des situations désespérées. Rien n’est plus décevant qu’un titre ou un film qui essaye de nous donner une explication. Cela ne parvient jamais à égaler nos propres interprétations.

Terrifiante, et encore, vous n’avez rien vu

Avec Little Nightmares II, les développeurs parviennent à nous donner un titre plus long et plus cauchemardesque. Mais ils donnent aussi suffisamment d’éléments étranges pour nous perdre dans sa temporalité et sur la véritable nature de Six. Et croyez-moi, si elle n’est plus l’héroïne principale de ce nouveau titre, elle reste l’un des plus grands mystères du jeu.

Toutes les énigmes sont plaisantes à résoudre

Souvenez-vous de l’aventure de la jeune Six au sein du Maw, un lieu ignoble dédié aux riches et aux puissants dans lequel des enfants étaient enfermés et préparés pour leur délice. La jeune fille était parvenue à s’en extirper, non sans avoir elle-même montré des signes de cruauté et une faim dévorante. Si le jeu mobile Very Little Nightmares nous a montré la façon dont Six a récupéré son fameux imperméable jaune et que le Comic Book nous raconte comment elle s’est retrouvée dans le Maw, j’ai beaucoup de mal à situer Little Nightmares II dans la chronologie.

On est moins désarmé dans cet épisode

On découvre bel et bien Six en début de partie, enfermée dans une cabane dans les bois. Elle récupèrera son imperméable bien plus loin dans la progression mais elle n’a plus aucune trace des capacités héritées de la fin de Little Nightmares. D’autres éléments que je ne dévoilerai pas ici donnent à penser qu’il est possible que le jeu se déroule avant le premier. Ou qu’elle a perdu ses capacités avant le début du jeu. Mais ici, je ne m’aventurerai pas à être catégorique.

Ne baissez pas la lampe. Jamais.

Mono

Notre nouveau protagoniste principal se nomme Mono, et c’est en plein cœur d’une sombre forêt, devant un étrange écran de télévision, que nous en prenons le contrôle. Et l’aventure va se poursuivre sur 5 chapitres d’une longueur plus ou moins égale, pour une durée de vie doublant presque celle du jeu original. Si notre périple débute dans une sombre forêt où il faudra échapper à un garde chasse (visible dans la démo), la suite nous emmène dans une cité sombre et grotesque où toute vie semble avoir disparu.

On progresse aussi dans les extérieurs

Seuls quelques endroits semblent encore habités, mais ils sont hostiles et des entités issues de nos pires cauchemars dirigent les lieux. Que cela soit une école peuplée d’élèves de porcelaine agressifs et leur abominable maîtresse au cou télescopique, un hôpital bien étrange rempli de mannequins qui s’animent dans la pénombre (et qui n’auraient rien à envier à Silent Hill) et leur abominable concepteur à une cité où la population est soumise à “l’homme de la télévision” tout droit inspiré du SlenderMan… Tous ces lieux devront être traversés et surtout fuis puisque comme dans le premier épisode, vous êtes totalement désarmé. Ou presque.

Le jeu soigne chacun de ses lieux

Car si il est toujours question de courir ventre à terre pour éviter le pire (et croyez-moi, vous n’êtes pas prêts, certains passages sont terrifiants), Mono pourra à l’occasion s’armer d’un bâton ou d’un tuyau pour fracasser certains éléments mais aussi certaines créatures hostiles. Heureusement, ces passages sont assez bien gérés pour ne pas transformer Little Nightmares II en un jeu d’action. Il est toujours question d’un ou deux ennemi à certains moments, le cœur du gameplay étant toujours axé sur l’exploration et la résolution de petites énigmes

Les écrans sont source de mystère, de danger mais aussi d’échappatoire

Jamais trop compliquées, et souvent aidées d’indices visuels dans les décors, les énigmes vous permettent de déverrouiller des portes, activer des fusibles, des téléporteurs ou de trouver des clés afin de progresser. Vous serez également accompagné la plupart du  temps de Six, qui vous aidera à atteindre des éléments trop haut ou à pousser des éléments trop lourds.

Il reste des habitants dans la ville, enfin…

Le reste du temps, elle vous suit sagement, mais il lui arrive de mener sa petite vie, et ces moments sont toujours pour le moins inquiétants. Il suffit de la voir s’asseoir paisiblement pour se réchauffer auprès d’une énorme chaudière (Je ne vous parle pas de ce qui brûle dedans) pour avoir froid dans le dos. Alliée d’infortune, Six saura faire en sorte que vous ne soyez jamais vraiment certain de ses intentions. Cela ne vous empêchera pas de progresser ensemble de manière très efficace, et les moments où elle est absente vous sembleront moins réconfortants.

Malgré la situation, c’est Six qui me donne des sueurs froides

Visuellement, le jeu est encore une fois magnifique, jouant sans cesse avec les sons, les ombres, les arrières-plans et les mouvements dérangeants des ennemis. Il nous arrive souvent de nous arrêter juste pour observer certains ennemis terrifiants et leurs textures. Ces derniers parviennent toujours plus ou moins à nous surprendre (vous pensiez vraiment être à l’abri dans les conduits d’aération ?).

Little Nightmares II distille encore plus cette ambiance onirique et cauchemardesque enfantine. Les lieux visités sont des classiques de l’horreur. On notera que les passages en 2.5D et 3D sont un peu mieux gérés et n’occasionnent que très peu de soucis au niveau de la lecture des distances.

« L’homme au chapeau », un vrai cauchemar

Vous noterez que je ne m‘étale pas trop sur la seconde partie du jeu. Le dernier chapitre apporte son lot de surprises et lève le voile sur les capacités de Mono tout au long de l’aventure. On assiste à une farandole de scènes visuellement incroyables et un dernier combat de boss – très long – qui vous fera vous poser plus de questions qu’il n’y répondra au niveau de la mythologie de la série.

Little Nightmares II

Titiks

L’avis de Titiks sur PS4

En bref

Véritable voyage au cœur de nos cauchemars, Little Nightmares II reprend tous les bons côtés du premier épisode tout en améliorant la durée de vie,en introduisant de nouvelles mécaniques et en allant plus loin dans l’horreur. Et si je suis parvenu au terme du voyage sans trop d’encombre, une question me vrille encore l’esprit : Bon dieu, mais qui est Six ?

4.5

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Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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