Test : Digimon Story Cyber Sleuth Hacker’s Memory – Une autre histoire

Et globalement, c'est chouette

Oyé oyé, joueurs de JRPG. Vous qui comme moi aviez apprécié la proposition de Digimon Story Cyber Sleuth sortie l’année dernière sur PS4 et PSVita, sachez que Bandaï Namco entend bien capitaliser sur la formule et revient avec un Digimon Story Cyber Sleuth Hacker’s Memory qui n’est pas une suite, mais une histoire parallèle aux événements relatés dans Cyber Sleuth.

On revient dans beaucoup d’environnements connus

Le Jargon d’EDEN

Pas une suite donc, mais une autre histoire avec un autre protagoniste dans le même quartier et confronté aux mêmes problématiques que votre avatar de Cyber Sleuth – sa digitalisation en moins. Notre Keisuke a cependant d’autres problèmes : on lui a volé son compte utilisateur au réseau EDEN. Et ce n’est pas anodin dans un monde où tout le monde possède son avatar au réseau social virtuel, être dépourvu de son identité réelle et devoir utiliser un autre avatar fait de vous quelqu’un de suspect. Seriez-vous un hacker qui cherche à dissimuler ses actions ? La question est d’ailleurs intéressante : dans un monde hyper-connecté, l’utilisation de son “moi” réel comme donnée numérisée n’est-elle pas dangereuse, alors que cela expose à des manipulations de données, usurpation et vol, avec toutes les conséquences que cela comporte ?

Les labyrinthes proposent quelques énigmes basiques. On est là pour les Digimons après tout

Autant de question que ce Digimon Story survole et utilise en toile de fond de cette suite. La licence Digimon aurait pu en rester à une sous-version un peu fauchée de Pokemon, le virage opéré depuis l’épisode RPG précédent est vraiment bénéfique : on utilise un cadre en vogue (celui des hackers et des geeks dans un quartier populaire), un système de capture et d’évolution addictif, une technique certes un peu limitée mais un design général rappelant les derniers épisodes de Persona le tout saupoudré de combats au tour par tour faisant la part belle aux attaques combinées et basées sur des forces et faiblesses.

Qu’on se le dise : on est assez content de retrouver cet univers de Digimon, assez unique et qui nous fait interagir avec des “programmes” issus du Digital World en tant qu’utilitaires de Hack dans les tréfonds de Kowloon. Si les environnements et la plupart des modèles sont recyclés de Cyber Sleuth – on visite d’ailleurs souvent exactement les mêmes lieux et on rencontre la plupart des personnages de l’opus précédent. Ceci nous donne un complément d’informations sur le scénario et l’incursion du monde Digital dans le nôtre.

Retrouver une nouvelle histoire avec d’autres personnages fait plaisir

Les déplacements entre les zones sont toujours aussi rapides et on passe d’un serveur à l’autre, au Digilab (qui vous permet toujours de gérer votre équipe, d’invoquer de nouveaux Digimon et de gérer la Digi Farm pour les entraîner ou leur faire résoudre des enquêtes) et au monde réel en quelques secondes.

Le contraste entre le monde réel et le monde numérique est toujours aussi étrange, le premier étant par exemple dénué de musique, laissant les bruits de la rue gérer l’ambiance, là où le monde numérique profite d’une bande-son électronique bien dans le ton. Et je trouve toujours que c’est une bonne idée.

On retrouve de nombreux passages du premier jeu, vus sous un nouvel angle.

Si on peut se lancer dans Hacker’s Memory sans pour autant avoir joué au précédent, il est possible de récupérer sa sauvegarde pour importer un item facilitant le gain d’expérience ainsi que votre encyclopédie de Digimons découverts dans le premier jeu. Une façon somme toute naturelle de ne pas devoir compléter une seconde fois ce qui avait déjà été découvert. Keisuke ayant intégré l’équipe de hacker Hudie en vue d’enquêter sur le vol de son identité, il devra également résoudre des affaires en lien avec la corruption d’Eden, le groupe de hackers éthiques en charge de protéger le réseau virtuel. On pourra toujours arguer que le jeu n’est toujours pas traduit en français – dommage puisque sa faible difficulté, son humour très présent et son univers intéressant le destinait à être investir les ados- mais l’impression tenace d’avoir affaire à un Pokemon croisé d’un Persona plus léger balaye les reproches que l’on pourrait avoir pour nous plonger dans les méandres de Kownloon.

Quelques affrontements de Hackers proposent une variation sympa des combats.

L’histoire sera le principal vecteur de nouveauté – même si certains éléments de Kowloon ont été modifiés et améliorés – comme les voyages volants d’une zone à l’autre – ainsi que les affrontements entre hackers, qui se font sous la forme d’un petit jeu de stratégie de contrôle de zones. Avec un score à atteindre pour remporter la victoire, on déplacera nos hackers de case en case, collectant les points de victoire qu’ils attribuent, et en tentant d’attaquer – dans un combat normal de Digimons – les cases occupées par les hackers adverses. Sympathique variation des affrontements, ces combats sont malheureusement assez rares dans le jeu.

Conclusion

Il va être difficile de s’étendre sur Digimon Story Cyber Sleuth Hacker’s Memory, puisqu’il s’agit peu ou prou du même jeu que l’épisode précédent, hormis son histoire, davantage de Digimon à attraper et les combats entre hackers. De notre côté, on avait apprécié l’univers et les systèmes de Cyber Sleuth, et retrouver une nouvelle histoire avec d’autres personnages fait plaisir, d’autant que la collectionnite des Digimons s’est étendue à plus de 300 créatures. Le design général est toujours aussi pimpant, même si graphiquement, on est en face d’un jeu taillé pour tourner sur PSVita.

Temps de lecture : environ 2 minutes

Digimon Story Cyber Sleuth Hacker’s Memory

  • Développeurs Bandai Namco
  • Type JRPG
  • Support PS4, PSVita
  • Sortie 19 Janvier 2018
Digimon Story Cyber Sleuth Hacker's Memory
7/10
Digimon Story Cyber Sleuth Hacker's Memory
Y'a bon
  • Un univers toujours aussi intéressant
  • Une petite réflexion pertinente sur les identités numériques
  • 320 Digimons à attraper
Beuuuuwark
  • Techniquement, c'est pas fou
  • Des environnements recyclés
  • En anglais
  • Technique
    5/10
  • Esthétique
    7/10
  • Ergonomie
    8/10
  • Audio
    7/10
  • Contenu
    9/10
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Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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