Test : Dead or Alive 6 – Show Time !

Moins de rebonds, plus de baston

Nouvelle sortie qui fera la joie des fans de jeux de combats puisque la nouvelle itération de DOA arrive dans les bacs avec une double volonté : devenir assez attractif pour l’e-Sport tout en tendant une main bienvenue aux nouveaux joueurs. Dead or Alive 6 arrive-t-il à tenir ses paris ?

Croyez-le ou non, mais c’est Honoka qui est au centre de l’intrigue cette fois

Débardeurs Ou Anorak ?

La première constatation sera d’ordre esthétique puisque pour prétendre à s’afficher en e-Sport, la série se doit devenir un peu plus pudique. Dead or Alive a longtemps bâti sa renommée visuelle sur les courbes plastiques de ses combattantes, allant même jusqu’à vendre des packs de tenues suggestives à des prix très élevés dans les dernières versions. Autant vous le dire tout de suite : il faudra s’attendre au même genre de modèle économique dans Dead or Alive 6 puisque dans sa version de base, le jeu propose une sélection de tenues des plus sages pour ses combattantes (un col roulé sous une petite robe… #srslyguys).

Il faudra passer par la case Edition Deluxe pour admirer des décolletés plongeant (à quelques exceptions près hein, comme Nyotengu, et on ne change pas cette sacrée Tina), en espérant cette fois qu’on nous épargne l’extrême bon goût de la tenue de vache laitière pour Honoka.

Petit florilège des tenues les plus sexy du jeu ci-dessous, comme vous voyez, on reste très loin du délire habituel de la série. Pas plus mal de mon point de vue.

 

En résultent des guerrières rhabillées dans la grande majorité des tenues à débloquer, et toujours une très belle modélisation notamment au niveau de la sueur, introduite dans DOA5. On note aussi que les visages et les vêtements se détériorent au fil des coups reçus, sans que cela ne dévoile l’anatomie de ces demoiselles. Une version de DOA sage donc, à même de fouler la scène e-Sport en toute sérénité.

Les arènes par contre ne sont pas des plus réussies, mais la caméra est très efficace

Graphiquement par contre, les arènes sont quelque peu ternes et manquent de cachet, malgré leurs interactions possibles. Certaines sont d’ailleurs très sympathiques, la foule vous renvoyant parfois l’adversaire dans les bras si vous le repoussez trop loin, ou un T-Rex venant croquer un bout. Et j’ai parlé des tentacules ? Bref, si elles sont dynamiques, les stages de combats ne sont pas très originaux et il nous est difficile de voir une évolution depuis DOA5. Dommage. Même constat pour les musiques dont j’ai peine à me souvenir d’un air tellement elles sont passe-partout. Mais le plus important demeure à ce niveau car l’ambiance sonore fait bien son travail avec des impacts qui font très mal !

Ces aspects évacués, intéressons-nous au cœur du jeu : les combats.

Dakentaijutsu Ou Aikido ?

Les habitués devraient rapidement se sentir à la maison tant le feeling des combats et la gestion des arènes sont identiques à Dead or Alive 5. Ces dernières sont toujours dynamiques et proposent donc des interactions (chutes, destructions, chars, missiles, tentacules…) qui dynamisent les combats et assurent un peu de spectacle, d’autant que la caméra a la bonne idée de se positionner toujours au bon endroit pour appuyer les impacts des coups.. La gestion des rebonds contres les murs est toujours aussi importante pour enchaîner l’ennemi, néanmoins, les joueurs disposent de nouvelles options pour se sortir de combos trop longs.

Les Fatal Blow offrent des ralentis pour mettre en avant la puissance de l’attaque.

La touche R1/RB se voit en effet attribuer pas moins de trois nouvelles fonctions intéressantes destinées aussi bien aux nouveaux joueurs qu’aux confirmés et dépendante de la nouvelle jauge à 2 segments nommée “Break”. Marteler cette touche de tranche déclenche le “Fatal Rush”, une succession d’attaque rapides, assimilable aux fameux combos automatiques, et ne pouvant être contrée que par le”Break Hold”, nouvelle fonction défensive parant toutes les attaques grignotant un segment de la jauge Break. En combinant la touche “arrière” et R1/RB, le joueur à la possibilité de placer un contre assez permissif qui fait très peu de dégâts, mais qui a l’avantage de mettre fin à une attaque un peu trop agressive.

Les arènes sont souvent interactives et destructibles

Si le joueur décide de ne pas utiliser cette fonction, la combinaison de la touche “avant” et R1/RB avec une jauge de Break pleine lancera un “Break Blow”, une attaque puissante au ralenti éjectant l’adversaire au loin, attaque concluant automatiquement un “Fatal Rush” si la jauge idoine est remplie. De quoi permettre à tous de gérer les combats sans devenir un punching-ball vivant en ligne. Que les nouveaux venus se rassurent aussi : de nombreux tutoriels et conseils sont prodigués au fil du jeu pour toujours aller plus loin dans la maîtrise des spécificités du titre.

On aurait presque pu l’oublier dans les itérations précédentes, mais DOA est un très bon jeu de combat technique qui parvient à se différentier de ses concurrents (Tekken, Dragon Ball, Street Fighter, SoulCalibur) tout en restant simple à manipuler. Un touche et une direction suffisent à varier les techniques, rien n’est complexe à exécuter, mais tout le challenge est de maîtriser le combo attaque/ choppe / contre dans les bonnes positions (haut-milieu-bas) pour affoler le compteur de combos. Un nouveau mode « Quête DOA » vient d’ailleurs apprendre via des combats à réussir en exécutant certaines actions précises la majorité des spécificités du gameplay d’une manière très ludique. On y débloquer d’ailleurs de l’argent pour acheter des extras, mais surtout des Points de Tenues pour débloquer les différentes skins des combattants.

Deux nouveaux venus (Diego et NiCO) et deux personnages réservés aux préco (Phase 4 et Nyotengu)

N’espérez cependant pas amasser ces points pour vous ruer sur la boutique du jeu afin d’acheter une des rare tenue sexy du titre, puisque ces points sont attribués à des tenues précises d’un personnage précis. Ainsi, un combat précis vous rapportera 200 des 1000 points nécessaires à une tenue d’Helena par exemple, et de personne d’autre. Un système qui demande un temps conséquent, d’autant que ces points ne sont attribués qu’en cas de réussite des trois objectifs du combat. Pour les pros, le mode Entraînement recèle toutes les données nécessaires pour parfaire vos enchaînement, des distances entre les personnages aux différents compteurs de coups. De ce côté, les développeurs ont mis le paquet pour qu’un zéro passe en héros sans devoir fouiller les wikis et autres communautés.

Deux nouveaux venus sont à compter au casting des 26 personnages que compte le titre. On y trouve Diego, un combattant des rues plutôt puissant mais assez lourd, et NiCO la scientifique dont le design m’a énormément fait penser à KOS-MOS de Xenosaga (qui n’a pourtant rien à voir). Pivot du nouveau scénario du jeu, elle est une scientifique du M.I.S.T. venue dénouer les mystères de la vie pour le compte de la DOATEC et Donovan, décidément increvables malgré les efforts d’Helena.

On peut toujours faire fondre la barre de vie adverse en gérant bien les rebonds au mur

Le mode Histoire est d’ailleurs assez confus à suivre, entre la trame principale et les nombreuses cases (68 au total) de scénario à débloquer donnant son instant de gloire à tous les personnages (quitte à ce que ça soit « Oh salut, on se bat ? ») dont certaines offrent un éclairage utile au scénario principale – notamment via les « aventures extraordinairement niaises de Marie et Honoka » – j’avoue avoir assez rapidement passé des cinématiques pour gagner un peu de temps, car toutes ces petites scénettes sont bien entendu entrecoupées de temps de chargement, certes pas très long mais très très réguliers. Alors si c’est pour voir Honoka et Marie respirer une fleur avant de se mettre sur la tronche pour s’amuser, hein… Le mode solo comprend donc de quoi s’occuper avec le mode arcade, Quêtes, Histoires, les entrainements, versus, contre la montre… classique et complet au moins.

En attendant le mode Lobbies qui devrait pointer le bout de son nez dans le mois, les parties en ligne classées fonctionnent plutôt bien, permettent de débloquer de nouveaux jetons de tenues et offrent la possibilité après chaque combat de relancer une recherche ou de recommencer un affrontement contre le même adversaire. Un contenu multijoueur assez limité pour l’instant, mais certainement amené à évoluer avec le temps et les mises à jour.

Conclusion

L’année 2019 commence bien pour les fans de jeux de combats grâce à ce Dead or Alive 6, qui arrête de mettre en avant la plastique de ses combattantes au profit d’une belle courbe d’apprentissage pour tout nouveau venu. Si le mode Histoire reste un bel exemple de n’importe quoi assumé, et qu’on pourra regretter l’aspect visuel dans les décors, une fois manette en main, le jeu s’avère aussi accessible que technique. On espère cependant voir le mode en ligne s’étoffer un peu dans les mois qui arrivent et un suivi autre que des tenues sexy, car une fois qu’il arrête de nous mettre le nez dans ses bonnets F , Dead or Alive parvient sans peine à exposer tous ses systèmes et la richesse de son gameplay.

Temps de lecture : environ 4 minutes

Dead or Alive 6

  • Développeurs Koei Tecmo
  • Type Combat
  • Support PS4, PC, Xbox One
  • Sortie 01 Mars 2019
Dead or Alive 6 à notre sauce
8/10
Dead or Alive 6 à notre sauce
Y'a bon
  • La modélisation comme toujours
  • La nouvelle jauge "Break" offre de nouvelles possibilités en combats
  • Accessible à tous, mais avec toujours autant de profondeur
  • Le mode quêtes propose de chouettes défis et des récompenses cosmétiques
  • Le mode enligne est stable
Beuuuuwark
  • Une mode Histoire très prétexte et fouilli
  • NiCO et Diego pas super emballant
  • Un peu chiche en ligne pour le moment
  • Technique
    8/10
  • Esthétique
    8/10
  • Ergonomie
    8/10
  • Audio
    8/10
  • Contenu
    8/10
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Catégories
Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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