CODE VEIN Io banniere

Test : Code Vein (PS4) – Il change les codes des Souls

Plutôt en bien !

J’attendais avec impatience Code Vein depuis la preview que j’avais pu réaliser il y a quelques mois. L’ambiance de ce Souls like avait réussi à me séduire à un point que j’étais vraiment curieux de découvrir la suite du scénario et de voir si l’expérience finale allait être encore meilleure. Trève de suspens, c’est parti pour mes impressions détaillées sur ce jeu.

Petit disclaimer : je me permettrai certains « spoils » dans ce test étant donné que Bandai Namco a déjà pas mal teasé certains boss et personnages via des tweets et communiqués de presse.

CODE VEIN mia

Mia vous demande gentiment de m’écouter

Plus si perdu que ça

Les premiers points que je souhaite aborder sont le scénario et l’ambiance générale du jeu.

La preview avait déjà bien planté le décor : un contexte post apocalyptique typé japanimation avec un character design inspiré de la saga God Eaterles humains sont devenus des revenants devant se nourrir de sang. S’ils ne se nourrissent pas, ils mutent en monstres appelés « déchus » (« lost », en anglais).

Étant un peu moins perdu dans le scénario que lors de la preview, je peux maintenant vous situer un peu mieux le décor.

CODE VEIN amnésie

L’amnésie est vraiment un mal dont souffrent beaucoup de héros de jeux vidéo.

Les revenants gardent une part de leur humanité, mais perdent généralement la mémoire de leur passé humain. Ils savent juste qu’ils doivent se battre pour leur survie contre les déchus tout en évitant d’inhaler leurs miasmes afin de ne pas se transformer. C’est pour ça qu’en extérieur on voit toujours les revenants avec des espèces de masques à gaz contenant du sang.

Ce sang est d’ailleurs une denrée rare dans le monde de Code Vein. Les revenants s’organisent en factions pour partir à la recherche d’arbres sur lesquels en poussent des poches ou d’humains non transformés. Toutefois, les arbres s’assèchent progressivement et les rixes entre clans de revenants deviennent affaires courantes. Bref, il ne fait pas joli-joli dans le monde de Code Vein.

Dans ce contexte, vous incarnez votre propre avatar, qui « débarque » aux côtés d’une jeune fille appelée Io. Elle n’a pas l’air de se souvenir de son passé mais sait cependant qu’elle doit vous accompagner. Afin de vous éviter la mort, elle vous transforme d’emblée en revenant et vous conduit à un arbre de sang asséché. C’est là que le « miracle » se produit. Grâce à votre sang, l’arbre est ravivé et Io comprend pourquoi vous êtes quelqu’un de spécial à protéger.

Suite au déroulement du premier chapitre (dont vous pouvez voir un let’s play complet dans notre preview), vous allez rejoindre un groupuscule de revenants voyant en vous un moyen d’arranger les choses. En effet, grâce à vous, ils vont pouvoir partir en quête de raviver les arbres, éradiquer les déchus et tenter de ramener la paix parmi les groupes de revenants une fois suffisamment de ressources rassemblées. Bref, vous avez rejoint les gentils !

CODE VEIN blood source de sang

Votre sang fera « fleurir » les arbres à nouveau

Bloodthirsty Waifu

L’ambiance de Code Vein est peut-être un des points qui divisera les joueurs.

CODE VEIN exécutrice

Malheureusement cette « pole danseuse » vous veut du mal

Premièrement, il cible un public de niche par son style « Souls like » qui vise les joueurs à la recherche de challenge (ou de souffrance). Ensuite, il limite encore les choses en visant un public de niche(ons) – Merci Syriakko pour cette punchline. En effet, Code Vein opte pour un character design et des cut-scenes que les animes et mangas Japonais utilisent à foison pour proposer ce fameux fan service qui fait souvent polémique par chez nous.

Io est le premier exemple de ce choix mais la plupart des nouveaux personnages (et même certains boss) vont continuer dans cette ligne directrice. Mention spéciale au boss « pole dancer » qui m’aura donné un peu de fil à retordre et aux cut-scenes de l’arrivée de Mia dans le camp des revenants. Toutefois, il y en aura pour tous les goûts avec des personnages masculins aux pectoraux saillants tels Louis ou Yakumo.

Il y en aura pour tous les goûts au onsen

Histoire d’en remettre une couche, vous pourrez aller vous reposer dans une source d’eau chaude se trouvant dans votre base où vous aurez droit à voir tout ce beau monde en serviette de bain et à vous amuser à jouer avec les angles de caméra pour essayer d’en voir un peu plus que ce que les serviettes vous laissent voir (je ne crois pas qu’il y ait un trophée pour ça, contrairement à Nier Automata).

Bien que je comprenne que ça puisse faire grincer des dents certains joueurs, ça ne m’a vraiment pas dérangé et n’a pas terni l’expérience de jeu. En effet, l’histoire et le gameplay ne sont pas du tout focalisé sur cet aspect « ecchi » qui n’a finalement que peu d’importance et ne sert que de réel fan service.

J’ai d’ailleurs eu souvent le sentiment de me retrouver dans un manga seinen, tel infection, nous situant dans un contexte de pandémie « zombie » où des survivants tentent de s’organiser en faisant le bien, tout en étant confrontés à des personnes moins bien intentionnées et à des situations adultes. Ici, le côté « adulte » apparaîtra via des scènes violentes et la mort. Toutefois, l’aspect érotique sera complètement absent du titre (si ce n’est via du léger fan service), ce qui justifie encore moins la critique de la sexualisation à l’égard de Code Vein.

Une lettre d’amour à Dark/Demon’s Souls

CODE VEIN marais

Bienvenue au 5-1

Lors de ma preview, j’avais souligné que Code Vein s’inspire énormément de la série des Souls.

On retrouve le système de combat avec barre d’endurance, les feux de camp, les compagnons, les « âmes » servant de monnaie (et leur perte lorsque vous mourrez), les boss aux patterns bien retords, les skills utilisables contre des points d’ichor (mana), etc.

On trouve même également des clins d’oeils dans l’architecture de certains niveaux. J’avoue avoir eu une petite goutte de sueur en arrivant dans le monde des miasmes me faisant penser au fameux 5-1 de Demon’s Souls où vous évoluez dans un marais empoisonné ralentissant vos mouvements. Ici, seul l’aspect de ralentissement était au rendez-vous pour mon plus grand soulagement !

Certains boss sont aussi fortement inspirés tels le « couple » formé par la Porteuse de Lame (Blade Bearer) et son acolyte canonnier gras du bide faisant un peu penser à Ornstein et Smough de Dark Souls 1 ou le despote insatiable qui m’a un peu rappelé le danseur de la vallée des lumières de Dark Souls 3 avec ses double lames.

Code Vein change le code des Souls

Comme vous l’aurez compris, le gameplay est très inspiré des Souls et les clins d’oeils seront nombreux. Toutefois, Code Vein ne s’en tient pas à tenter de faire une copie de cette licence car il y apporte ses petits grains de sel pour en revisiter les codes.

CODE VEIN build hybride

Le menu d’équipement permet une grande personnalisation de build

Le plus important réside dans la flexibilité de build de votre personnage. Contrairement à un Souls, vous pouvez à tout moment en changer complètement grâce aux Blood Codes. Chaque Blood Code représente une « classe » de personnage avec ses statistiques et skills spécifiques.

Vous en possédez 3 différents au début de l’aventure et pourrez alterner entre chacun d’eux en combat. Ce procédé est assez lent car il exige de vous rendre dans le menu et de parfois changer d’équipement si celui que vous aviez n’est pas compatible au Blood Code cible. Ceci vous laisse exposé aux attaques ennemies car vous rendre dans les menus ne met pas le jeu en pause. Switcher pendant un combat sera donc assez compliqué.

Toutefois, cette flexibilité est souvent bienvenue car elle permet de vous adapter aux combats à venir. Par exemple, le « deuxième » boss (l’ordre des boss dépendra de vos choix d’exploration) est une sorte de papillon abusant des attaques de poison. Un des codes dispose de compétences passives et actives augmentant votre résistance à cette altération d’état et permettra de vous en soigner. Il va sans dire que choisir ce code pour ce combat vous facilitera grandement les choses. Toutefois, les stratégies les plus basiques peuvent aussi fonctionner, comme avec le boss de la zone suivante (le despote insatiable) qui m’a beaucoup surpris. En voulant trop réfléchir, on se fait parfois abattre bêtement alors que rentrer dans le lard peut aussi fonctionner.

Un autre exemple d’utilisation de code est de passer vers une classe de combat « à distance » pour « kite » certains ennemis au loin avec des sorts, reculer, puis changer de code vers une classe corps à corps pendant que votre ennemi se rapproche pour l’achever.

CODE VEIN vestige prométhée

Une autre façon de débloquer des compétences est en retrouvant les souvenirs de vos copains revenants.

Là où ça devient encore plus intéressant est que vous pouvez créer des classes hybrides ! Vous pourrez « maîtriser » les compétences d’une classe en tuant beaucoup d’ennemis ou en dépensant des objets spéciaux. Une fois ces compétences maîtrisées, vous pourrez les équiper avec n’importe quel Blood Code ! Ainsi, il est possible de se créer un gros Bill avec une hache à deux mains capables de lancer des projectiles de sang et de se buffer avec des armes de feu pour peu que ce code ait les statistiques requises. Certains sorts ont en effet des exigences telles que par exemple avoir une force de rang A que les codes de type mage ou ranger n’ont que rarement.

Bref, j’ai beaucoup aimé cette flexibilité qui offre de nombreuses possibilités d’aborder les combats et niveaux.

Je tiens également à souligner le très bon level design de certains niveaux faisant la part belle aux passages cachés à trouver, comme par exemple pour atteindre certains feux de camp ou trésors. Dans Code Vein, les feux de camp permettent également de cartographier la zone. Sans les atteindre, vous avancez à l’aveugle et dieu sait que certains niveaux sont labyrinthiques.

Code Vein en coop : à plusieurs c’est meilleur (ou plus facile)

Le second grain de sel est à mon sens l’utilisation des compagnons et aux modes de coop.

Vous pouvez à tout moment choisir de partir à l’aventure avec un de vos compagnons NPCs en mode offline. Ils ont tous une classe et des compétences bien particulières et seront d’une aide IMMENSE. D’une part ils occupent les boss et leur font d’énormes dégâts (certains compagnons sont limite capables de terrasser des boss seuls – coucou Mia). D’autre part, ils peuvent vous ressusciter en échange d’une partie de leur HP. Bref, partir avec un NPC facilite pas mal votre progression, mais sans non plus la rendre trop facile (rassurez-vous, vous allez parfois bien suer). De plus, si vous recherchez plus de difficulté, vous pouvez aussi opter pour le mode hardcore en partant seul.

CODE VEIN papillon du delirium

Contre le papillon du delirium, c’est surtout Mia qui a fait tout le boulot

La coop online est un peu différente d’un Souls et vise principalement l’entraide. Je vous encourage à aller lire la description détaillée de ce mode sur le site Bandai Namco. Ce mode est à mon sens surtout là si vous voulez jouer à 2 sans NPC pour éviter l’IA « OP » des compagnons ou si au contraire vous galérez et avez besoin d’être avec votre NPC et un ami pour venir à bout d’une zone difficile. Le hic sur PS4 est que vous devez évidemment disposer du PSN Plus pour en profiter.

Code Vein ne dispose donc pour le moment pas d’un mode online « agressif » où vous pouvez envahir la partie d’un autre joueur. Cependant, il y aura par moments certains endroits où des invasions de monstres débuteront. Vous devrez repousser des vagues de monstres qui ne seront pas forcément faciles à contenir (en plus des ennemis déjà présents dans la zone). Mieux vaut avoir un NPC ou un ami avec vous pour passer ces endroits retords.

Conclusion

Code Vein confirme les très bonnes impressions de ma séance de preview et a mis un petit coup de polish par-dessus. Il nous offre un Souls like aux nombreux clins d’oeil à cette licence tout en y prenant ses distances grâce à une bien plus grande flexibilité de builds et d’options pour nous faciliter (ou nous compliquer) la vie.

J’ai de plus beaucoup apprécié l’histoire, un peu moins cryptique qu’un souls, qui se suit tel un bon manga seinen post-apocalyptique. Je pense que j’aurai été en plein dans le public cible de ce jeu et le recommande chaudement autant pour son histoire que son gameplay. Sur ce, je retourne continuer ma progression dans les abysses. A plus tard sur PxlBBQ les revenants !

Temps de lecture : environ 5 minutes

Code-Vein-PS4-pochette

Code Vein

  • Développeurs Bandai Namco Entertainment
  • Type RPG « souls like »
  • Support PS4, PC, Xbox
  • Sortie 27 Septembre 2019
Code Vein à notre sauce
9/10
Code Vein à notre sauce
Y'a bon
  • Une ambiance post apocalyptique "manga seinen" qui m'a séduit...
  • Un level design bien pensé sur certains niveaux
  • Un système de build hyper flexible
  • Une difficulté bien dosée et "ajustable" grâce aux compagnons et à la coop online.
  • Un outil de création de personnage très riche
Beuuuuwark
  • ...mais qui ne plaira pas à tout le monde.
  • Problème de timing/précision sur certains mouvements (ex: les parades)
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Amateur de japonaiseries en tous genres, rédacteur et correcteur sur pxlbbq.com
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