Borderlands 3 test, borderlands 3 review

Test: Borderlands 3 (PS4)

Du Borderlands comme en 40... euh en 2012

Vous savez ce qu’on dit, plus le temps passe et plus les probabilités d’être déçus augmentent. Avec 7 années dans son escarcelle, Borderlands, série que je porte dans mon coeur et mon sang depuis le tout premier sur Xbox 360, avait tout du candidat idéal pour me rendre amer et triste.

Il aura fallu tout ce temps pour que Borderlands 3 vienne réellement prendre la place d’épisode canonique dans la licence de Gearbox.

Aujourd’hui je peux enfin vous donner un avis, mon avis, celui du fan qui n’en pouvait plus d’attendre. 

Résolument pour les fans

Petit rappel sur ce qu’est Borderlands. 

Borderlands c’est le mélange d’un hack & slash et d’un FPS. De l’action frénétique à la première personne avec une grosse couche d’éléments de RPG, du loot frôlant l’indécence et des quêtes, qui sont belles et nombreuses. Par dessus ce gameplay on rajoute surtout un scénario qui ne se prend pas la tête pour un sou, quitte à tomber dans des facilités et des bassesses qui ne passeront pas chez tout le monde.

Et globalement, ce Borderlands 3 c’est un peu du “more of the same”. On a toujours l’univers déjanté, les blagues à plusieurs vitesses et niveaux de qualité et tout le gameplay que l’on connaît tellement bien que revenir sur Pandora vous fera l’effet de charentaises douces et chaudes. Enfin, si toutefois vous aimiez déjà la série avant ce 3ème opus. 

Car il faut bien se l’avouer, si un fan comme moi pardonnera une certaine paresse, les autres n’y trouveront toujours pas leur bonheur ou toute autre forme de réconciliation avec le titre.

Quoi de neuf Cl4pTr4p ?

Car si on pourra lui reprocher une certaine paresse (surtout 7 ans plus tard), il y a malgré tout du neuf.

On commence déjà par 4 nouveaux chasseurs de l’arche, proposant autant de classes et manières différentes de jouer. On passera du “simple” commando, en passant par le dompteur de Mecha ou de familier, ou encore un personnage utilisant des invocations pour se battre à distance. A vous de choisir votre façon de jouer et de partir au combat.

Tout comme les épisodes précédents, le jeu s’apprécie surtout à plusieurs. 

On notera la possibilité de coop en écran splitté, ce qui se fait rare de nos jours et est assurément un bon point. 

Du côté multi, on accueille deux façon d’aborder la coopération entre réelle coop et coopétition. Ce qui aura pour effet d’instancier le loot et éviter que vous vous battiez pour les trésors ou au contraire de le laisser comme par le passé et de continuer à se chicaner le bout de gun. 

Apex Legends étant passé par là, du “ping” pour indiquer des choses à vos coéquipiers est aussi de la partie. Un élément qui fait désormais partie de la plupart des jeux.

Ensuite viendra le moment des arbres de compétences qui ont été quelque peu modifiés et proposent des compétences secondaires plus modulaires et évolutives qu’avant. 

Pour ce qui est des armes, Gearbox aime se faire plaisir avec des flingues aux capacités fun et délirantes afin de proposer des arsenals intéressants qu’on aime découvrir. Je ne suis pas peu fier de mes grenades licornes qui finissent en gerbes d’arcs-en-ciel.

Elles sont du plus bel effet sur le champ de bataille.

Tant que l’on parle des armes on notera aussi l’ajout de modes secondaires sur certaines permettant par exemple de passer un fusil en mode auto ou semi-automatique. Un détail certes, mais cela ajoute un peu de profondeur au gunfight et permet une autre gestion des munitions. Car tout comme par le passé, gérer ses armes et munitions est tout un travail d’optimisation qui se joue sur le long terme.

Et du détails, dans le cadre des nouveautés de ce Borderlands 3, il y en a quelques uns qui font plaisir et ne sautent pas forcément aux yeux. On remarque ça et là des animations et mouvements supplémentaires, des textures plus fines encore plus proches de l’aspect comics, on s’amuse d’entendre nos personnages réagir plus fréquemment en dehors des scènes prévues à cet effet. 

Mais voilà, c’est bien là le souci, c’est que lorsque l’on prend du recul et même si nous ne boudons pas notre plaisir de jeu, force est de constater que Gearbox ne s’est pas trop mouillé pour faire sortir sa série de ses rails.

Et pourtant, je suis le premier à dire qu’il n’est pas nécessaire de réinventer les concepts à chaque opus. 

Mais il est parfois bon et nécessaire de savoir évoluer avec son temps et avec ce qu’a fait la concurrence depuis. Et pourquoi pas tenter d’innover un peu.

Non, Borderlands 3 ne fait pas partie de ce genre de projet. Borderlands 3 est là pour faire plaisir aux fans sans trop les brusquer et ce sur aucun point.

Même niveau scénario, si j’ai plaisir à le suivre et l’humour fonctionne toujours sur moi, il est l’exemple type de ce que pourrait reprocher un détracteur de la série. On insiste lourdement sur ce qui fait l’identité du titre, quitte à en faire trop et on ne propose pas vraiment une histoire et des protagonistes qui arrivent à dépasser l’excellence de ceux que l’on pouvait trouver dans le second opus.

Je dois bien avouer avoir tiqué en souriant, lorsque Cl4pTr4p ne s’est pas gêné pour réutiliser une blague sur la furtivité à la ligne près.

Borderlands 3 test, Borderlands 3 review

Les deux méchants de cet opus. Deux Youtubers de la pire espèce.

Une technique en demi-teinte

Si Borderlands 3 est plein de charme dans sa direction artistique, on constate assez vite que techniquement, le titre aurait mérité un peu plus d’optimisations. 

J’aurais espéré un côté plus ouvert, moins arène et surtout plus vivant après tant d’années.

Oh on a bien le saut entre les planètes et quelques nouveaux décors appréciables (ce qui évite de trop s’attarder sur le copier/coller d’autres zones, n’est-ce pas Pandora).

Mais non, en dépit de tout ça, la construction n’a que peu évolué. Le recyclage et la simplicité ça a du bon, mais quand c’est accompagné de zones vides, et à la technique hoquetante, on grince un peu des dents.

Des baisses de frame-rates font fréquemment leurs apparitions dans les combats, mais surtout par moment dans l’inventaire sans aucune raison. On passera sur quelques bugs graphiques peu gênants mais qui font tâches et certains modèles 3D qui semblent venir d’un dossier nommé “A jeter”. 

Conclusion

Après autant d’attente, Gearbox sort enfin le jeu que les fans attendaient fébrilement et auraient pu avoir il y a déjà 4 à 5 ans.

Le fun est là, l’humour arrive encore à faire mouche (peut-être un peu moins), on est content de retrouver l’univers et ses personnages, d’en découvrir de nouveau, d’apprécier quelques détails et finitions. Les mécaniques qui fonctionnaient en 2012, fonctionnent encore aujourd’hui.

Bref Borderlands 3 n’est pas du tout un mauvais jeu et encore moins un mauvais Borderlands. Juste l’exemple type du développeur qui a voulu trop écouter ses fans et les brosser  dans le sens du poil.

La preuve, sur moi ça a marché et j’attends les premiers DLC pour voir jusqu’où ils pourront étendre leur univers et renouveler leur écriture et leur scénario.

Temps de lecture : environ 4 minutes

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Borderlands 3

  • Développeurs Gearbox
  • Type Hack & Shoot
  • Support PS4, PC, Xbox One
  • Sortie 13 septembre 2019
Borderlands 3 à notre sauce
7/10
Borderlands 3 à notre sauce
Y'a bon
  • C'est drôle et fun
  • La coop toujours aussi incontournable
  • La direction artistique et l'aspect comics bien plus détaillés
  • Du contenu de base conséquent
Beuuuuwark
  • Un peu fainéant sur les bords
  • On a connu mieux niveau trame principale
  • Un peu trop de recyclage sur le début
  • Une recette qui n'a pas vraiment quitté 2012
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