Test: eFootball PES 2020

Changement radical ou évolution majeure?

Il ne faut pas se leurrer, le plus gros défaut de la licence Pro Evolution Soccer – alias PES – reste son manque de licence (Ah! et ses commentaires!)… D’ailleurs, l’an dernier, Konami a encore perdu de grands noms avec la Champions League et l’Europa League.

Et tu pensais qu’ils allaient baisser les bras pour autant? C’est mal les connaître vu que les Nippons reviennent avec un nouveau nom pour une nouvelle formule (?): eFootball PES 2020 arrive et compte bien se lancer dans la course à l’e-sport!

Il est clair que FIFA reste au-dessus, voire imbattable commercialement parlant, mais il faut avouer que l’an dernier, l’opus de Konami a frappé un grand coup techniquement pour reléguer le rejeton de EA Sports à l’état stagnant…

Voyons donc s’ils enfoncent toujours un peu plus le clou.

Ces petits détails qui magnifient le réalisme…

PRO rEvolution Soccer?

Ce qu’on peut déjà dire sur ce eFootball PES 2020 c’est qu’il ne vise pas le même public que son concurrent. Je le disais et je le répète: les deux jeux peuvent cohabiter. En effet, de son approche « PRO », PES 2020 s’adresse plutôt aux joueurs exigeants. On remarque dès la prise en main que les développeurs poussent de plus en plus la franchise vers une cadre eSport… d’où le titre actuel.

On sentait venir cette envie de se diriger vers cela et ça se confirme cette année: le jeu est moins accessible qu’un FIFA. Et ce n’est pas plus mal en fait! En effet, les joueurs sont criants de réalisme et, comme en vrai, il va falloir anticiper énormément car lors d’une perte de balle, le joueur doit se retourner pour ensuite sprinter vers le porteur du ballon. Tout comme les mouvements inutiles qui risquent de vous pénaliser rapidement. Après, il n’est pas impossible de jouer en jeu direct, mais il faudra tout de même bien penser ses placements et appréhender ceux de votre adversaire.

En bref, il est clair que cet opus pousse encore plus à jouer avec la tête afin de construire votre jeu; et non courir avec la touche de sprint pendant tout le match pour aller marquer un but facile. D’ailleurs, on peut également parler du fait que les gardiens sont encore plus coriaces qu’auparavant, que ce soit en placement ou en réflexe. Après, tout dépend bien sûr des capacités de celui-ci…

L’animation bénéficie encore d’un gap techniquement.

Licence IV

Les licences: toujours le même souci. Même si cette fois, le titre de Konami ne sera pas le seul a connaître ce « problème ». Il faut savoir que ceux-ci ont récupéré des licences chez FIFA: Ronaldo et sa Juventus sont, par exemple, exclusifs à PES. On peut également ajouter que de nouveaux championnats sous licence sont ajoutés: la série A italienne et les championnats thaïlandais, chinois, russes ainsi que la série B brésilienne.

Petite précision: les deux divisions des championnats anglais et espagnols sont également de la partie, mais avec quelques équipes officielles sous droits (nom de l’équipe, maillot, stade) seulement. La Bundesliga n’est toujours pas de la partie, mais quelques équipes allemandes restent disponibles: le Bayern de Munich, Leverkusen et Schalke 04.

MAIS! N’oublions pas que tout ces petits soucis de licences et de compétitions peuvent être corrigés en bénéficiant de la totalité des droits grâce à un patch réalisé par la communauté… du moins sur PS4 et PC car impossible à installer sur Xbox ONE. Et hop: vous avez tout, comme par magie!

Vous savez ce qu’il vous reste à faire 😉

Le grand gagnant de cette année: Ronaldo avec sa Juve.

Francis Austère…

Par contre, un domaine dans lequel le jeu n’a toujours pas évolué, c’est l’austérité de ses menus. Certes, ils ont simplifié le tout en affichant le logo sur une même page, mais il reste trop de sous-menus et sous-sous-menus; c’est assez pénible.

Pénible, oui. C’est également le mot parfait pour les commentaires lors des matchs! Même si, niveau sonore, on peut toujours trouver que la bande-son est assez sympa et variée, autant ce cher Darren Tulett nous saoule encore avec ses interventions tellement stupides et inefficaces.

Vraiment, Konami, on n’en peut plus de ce gars! Grégoire Margotton peut faire le taff, même si peu de phrases ont été ajoutées au disque des commentaires. Mais Tulett, CE N’EST PLUS POSSIBLE!

Par contre, comme l’an dernier, on peut apprécier l’amélioration de l’ambiance lors des matchs. On sent que c’est un domaine sur lequel les développeurs travaillent et c’est de bonne augure.

En Master League, il faudra répondre aux journalistes.

Lumen

Il est vrai que le titre ressemble pas mal au précédent, mais ça évolue quand même. On peut remarquer que les animations, les effets de lumière et la modélisation atteignent des sommets. eFootball PES 2020 est juste splendide! Il n’y a rien à redire. La ressemblance des joueurs les plus connus ferait pâlir les studios de cinéma: c’est du beau boulot!

Et il est clair que le travail sur le détail des lumières est très bien ressenti et rend le titre comme le plus abouti visuellement de tous les jeux de football, sans le moindre doute.

Tant qu’on parle de design, autant toucher un mot de la Master League qui fait, également, peau neuve. On épure le tout et on garde le nécessaire et c’est franchement plus agréable. Tout comme les quelques cinématiques qui viennent entrecouper votre carrière d’entraîneur, dans lesquelles ont vous voit interagir avec vos joueurs ou votre staff. Chouette ajout qui rend la tâche plus réaliste.

Il vous sera même possible d’incarner de grands noms, voir légendes, du foot comme entraîneurs: Roberto Carlos, Diego Maradona, Johan Cruyff, Zico, etc…

A côté de ça, pas de gros changements, mais la formule fonctionnait déjà très bien comme ça et c’est également le cas pour les modes online.

Tout est travaillé dans le moindre détail et ça se ressent.

Conclusion

Soyons réalistes: eFootball PES 2020 n’est pas le jeu le plus accessible du monde. C’est sûrement ça, la force de la concurrence FIFA. Mais!

En dehors du fait que les commentaires restent insupportables, cet opus de PES est sûrement le plus abouti de la série, que ce soit au niveau du gameplay que visuellement: Konami ne se repose pas!

Exigeant, mais d’une précision chirurgicale, ce titre saura satisfaire les vrais fans du ballon rond et les aficionados du réalisme pur.

Il est clair que pas mal de licences sont absentes, mais n’oublions pas les patchs de la communauté qui sont là pour corriger cela. Du coup, plus d’excuses: FONCEZ SUR PES 2020!

Temps de lecture : environ 4 minutes

eFootball PES 2020

  • Développeurs Konami
  • Type Sport
  • Support PS4, Xbox ONE, PC
  • Sortie 10 septembre 2019
eFootball PES 2020 à notre sauce
9/10
eFootball PES 2020 à notre sauce
Y'a bon
  • Un gameplay exigeant, mais ô combien précis
  • Des graphismes et effets de lumière superbes
  • Refonte de la Master League
  • Les nouvelles licences...
  • Joueurs toujours mieux modélisés
  • Les animations et mouvements bluffants de réalisme
Beuuuuwark
  • Daren Tulett et ses commentaires dégradés et dégradant.
  • Pas de Bundesliga et autres licences (même si la communauté corrige ça)
  • Encore quelques changements au niveau des menus
  • ... sauf sur Xbox One!
  • Technique
    9/10
  • Ergonomie
    9/10
  • Esthétique
    10/10
  • Audio
    6/10
  • Contenu
    9/10
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Tests jeux
ManuSupra

Passionné, collectionneur et historien vidéoludique trentenaire ayant grandit avec un enfant à queue de singe et un plombier moustachu s'empiffrant de champi. Chasseur de monstres à l'insectoglaive, archéologue gaming et adepte du "bas, diagonal, droit + poing". Sushivore et burgerovore professionnel!
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