ÇA ! Voilà un jeu de société façon Escape Box que j’attendais avec une certaine impatience. Grand fan du roman d’horreur de Stephen King, pouvoir plonger dans le monde horrible de Grippe-Sous (Pennywise) à travers des énigmes tordues me faisait grandement envie.

Quelques petite déconvenues plus tard, j’en ressors mitigé, mais pas vraiment déçu.

Bon, pour être honnête, mon sentiment a été un peu biaisé à cause de ma non-préparation. Voyez-vous, nous avons l’habitude de nous réunir à 3 ou 4 tous les mois pour passer une soirée (et une partie de la nuit) à sortir diverses boites de jeux de société. Mais rares sont les moments où nous avons vraiment le temps de nous plonger dans les règles en amont, aussi faisons-nous souvent des découvertes « sur le tas ».

Mais après-tout, me disais-je, nous avons pu tester récemment un autre Escape Game sur le thème de Jumanji, donc je ne suis pas plus inquiété que ça… J’aurais dû.

L’Escape Box consacrée à ÇA est divisée ici en 3 grandes parties, qu’il faudra réaliser dans l’ordre. Au niveau de l’histoire, vous êtes en quelque sorte « l’équipe B » du Club des Ratés, des amis des protagonistes principaux venus en renforts pour mettre un terme à l’infamie du clown.

Une petite mise en bouche plutôt sympathique qui cache une mise en place quelque peu déroutante, puisqu’à l’image d’un véritable Escape Game physique, un des joueur va devoir incarner le jeu, tandis que les autres vont devoir résoudre les énigmes. De nombreuses cartes sont disponibles et chaque « affaire » nécessite une mise en place précise, avec non seulement des cartes spécifiques à garder comme « récompenses » à remettre aux joueurs au fil de leur progression, mais tout un tas d’autres cartes à cacher dans la pièce !

Et c’est le facteur que je n’avais absolument pas prévu : devoir cacher un nombre assez conséquent de petite cartes dans la pièce avant de lancer la partie. Autant vous dire que la première difficulté a été de sélectionner une vingtaine d’endroits différents, mais ni trop en évidences ni trop problématiques (lampes, tiroirs etc..) mais aussi et surtout, de m’en souvenir ! Il va de soi qu’une petite préparation préalable aurait permis de profiter un maximum de cet aspect « recherche » du jeu. Car au début de la partie, tous les joueurs doivent fouiller les environs pour mettre la main sur toutes les cartes.

Ces cartes fonctionnent par paquets. Il suffit que les joueurs résolvent une énigme pour obtenir du Maitre du jeu une carte en récompense, elle-même une partie de l’énigme suivante. On a donc ici un jeu assez narratif (puisque le maitre du jeu lit à haute voix la mise en place et la résolution de chaque énigme en incarnant Grippe-Sous) et plutôt dirigiste puisque les énigmes doivent de facto être réalisée dans un ordre précis.

Au niveau des énigmes, je les ai trouvées assez variées et plutôt intéressantes, jouant tant sur le positionnement des cartes que sur leur contenu. A ce niveau, je pense que les joueurs ne seront absolument pas déçus du voyage, car narrativement et au niveau des énigme, l’Escape Box est plutôt réussie.

Chaque joueur est invité à incarner un des personnage du jeu, ce qui lui attribue en plus une « phobie » qui se déclenchera sous certaines conditions. Les joueurs ne peuvent pas parler aux autre de leur phobie, ce qui amène à des situations volontairement surréalistes qui pimentent la partie, car les joueurs sont alors amenés pour un moment à adopter des comportements troublants.

J’avoue que la mise en place dans un espace de jeu réel peut poser problème, car il faut que le Maître du jeu prépare en amont une pièce spécifique – si tant est qu’il en aie une sous la main – dresse un plan des cachettes pour être certain de ne pas oublier de carte durant la partie, et si possible, joue un peu avec les éléments de la pièce pour proposer aux joueurs une expérience plus immersive (double-fond, pièges, surprises…). En l’état, je n’étais pas prêt pour cela, donc la partie « recherche » était un peu lourde. Donc autant être prévenu à l’avance.

Car si l’on retire cette phase de recherche des cartes, le temps d’une heure est un peu long juste avec les énigmes, il est donc important de le conserver pour mettre l’ambiance. A noter qu’une bande-son narrative est aussi disponible en ligne. Au final, je regrette la mise en place qui m’a causé des soucis et que j’aurais sans doute mieux gérée en faisant une mise en place factice en amont de notre soirée jeu. La notice n’est pas extrêmement claire à ce niveau, puisque cela se comprend peu à peu en la lisant, sans être vraiment explicite. Mais après-coup, j’ai eu plein d’idées pour agrémenter la partie d’effets ou de surprises.

Show Full Content

About Author View Posts

Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
Retrouvez-moi sur Twitch @un_daron_dans_le_game et sur Twitter.

Previous Microids et Sloclap signent un accord pour l’édition physique de Sifu
Next Des cinématiques et du gameplay inédits de Stranger of Paradise Final Fantasy Origin

Comments

Laisser un commentaire

Close

NEXT STORY

Close

Neverwinter Nights se fait améliorer dans une Enhanced Edition

21/11/2017
Close