Après un sort jeté par le fait d’avoir fini The Evil Within le soir même, mon appartement a pris feu alors que j’étais en plein test de Dying Light, ce qui a fortement ralenti la rédaction de ce dernier. Je m’en excuse, et surtout, ne finissez jamais The Evil Within. Voilà.

Annoncé, teasé (de manière très cool d’ailleurs) et attendu, Dying Light est au final sorti dans un tumulte relatif, lié à son retard en boîte au dernier moment. Quelques « c’est génial » par ici, quelques « bof » par là s’en suivirent, je viens vous éclairer un peu.

Récit d’un poisson dans l’eau

Jour 1 – On me dit que c’est le bordel et que ça sent très mauvais dans la ville de Haran (non, sans blague), et que, en plus d’être en proie à une invasion zombie, des gangs de malades se disputent la ville. Ni une, ni deux, on me parachute là-bas, en plein milieu de ce qui ressemble vaguement à un bidonville. Je tombe par terre et me prend des castagnes par des mecs avec des crêtes et des masques à gaz. Après en avoir abattu un, les autres se barrent quand un zombie vient me bouffer le bras. Plutôt cool comme premier contact avec la ville au poisson.
Les survivants gentils viennent me sauver et m’emmènent dans leur base : un grand immeuble désaffecté ayant sa propre petite hiérarchie, ses commerces, ses gardes etc. Je m’y sens pas bien, mais presque. Ça pue un peu, les gens crient, mais l’ensemble est sûr, personne ne sort ses armes et j’y trouve ce dont j’ai besoin. Y’a même un mec super cool en bas qui me donne un pied de table. Sympa.

Après de courtes explications et des trucs incompréhensibles que je n’écoute pas, je me rends à ma première mission. La lumière du jour, c’est beau, ça fait du bien, les arbres sont vivants, le décor fourmille de détails, j’ai l’impression de voir la vie en HD. Jusqu’à ce que je voie un truc bizarre qui marche en titubant et en grognant. Je m’approche, mon pied de table à la main, afin d’asséner un coup, puis deux, et c’est à la fin du troisième que je suis déjà fatigué. Je me repose 10 secondes et j’y retourne. Mon pied casse et il me sert plus à rien. Heureusement, on m’a dit au refuge qu’à force de rester avec eux, je pourrais être de plus en plus endurant, et mes armes se casseraient de moins en moins vite. Apparemment, j’apprendrai même à en fabriquer de plus en plus… c’est pas si mal, le refuge.

Après, je vais me faire deux ou trois zombies qui ont bizarrement tous la même tête et les mêmes vêtements, seules les couleurs changent, mais plus rien ne m’étonne à Haran.
Bref, je rencontre plein de gens qui m’expliquent plein de trucs sur des conspirations et des remèdes etc.

Screenshot de dying light sur ps4
Club Med d’Haran, au top !

Vient ensuite la première nuit. Je sors voir si quelques bars sont ouverts (non j’dec, je vais chercher des armes, histoire de) et là… quel bordel. Les zombies ont muté, ils tapent plus fort, ont faim, et ce n’est plus moi le chasseur. Au hasard d’une rue, je tombe sur un machin ULTRA énervé, qui escalade les murs, voit dans le noir, et entend le moindre pas si je ne me mets pas accroupi. Je cours vers le refuge, tant pis pour la mission. Au hasard d’un détour, un deuxième me tombe dessus. Ils me courent après et ne s’arrêtent pas une seule seconde. Je suis mort. (Permettez, pour le bien de l’histoire, que mon personnage puisse mourir et revenir autant qu’il veut, hein ? Allez, soyez braves.)

Jour 2 – Je vais un peu plus loin cette fois, la fille qui arrête pas de parler de trucs conspirationnistes et de rébellion m’a dit qu’il fallait qu’on aille voir un survivant machin machin. Je file, et je découvre d’autres personnes, d’autres camps, vides, que je peux récupérer en éliminant les zombies restant et en remettant le courant. Je commence à me faire un petit lot de résidences secondaires, c’est pas cosy pour un sou mais au moins, aucun zombie ne peut rentrer. Je me rends compte que toutes les rues se ressemblent beaucoup, mais la ville est très grande et malgré le fait que je ne sache pas conduire, je peux bouger très vite grâce à mes compétences de parkour acquises pendant mes différents visionnages de Banlieue 13 (c’était osé, hein).
Je vois enfin des zombies un peu différents, certains sont habillés en pompiers (très robustes eux d’ailleurs, on voit que l’entraînement à la caserne n’était pas de tout repos), d’autres sont beaucoup plus gros et ont des marteaux de taille gigantesque. Ça apporte un peu de changement, ma foi.
De temps en temps, je croise des humains. Certains me demandent de les aider, en échange de quelques sous, tandis que d’autres me matraquent la gueule. Les mêmes qu’au début. En bref, j’ai deux types d’ennemis : les zombies, la journée patauds, la nuit assoiffés, et les humains, armés et dangereux.

Le pont d'Avignon en personne !
Le pont d’Avignon en personne ! e

Jour 23 – Plus j’avance, plus on perd des membres ici. Ça devient moche.
On ouvre de nouvelles zones, on va de plus en plus loin, je découvre de nouveaux endroits magnifiques au premier abord mais qui deviennent vite ternis par ces massacres. Cependant, je suis de plus en plus fort, aguerri et ma force s’adapte à celle des zombies. J’apprends à faire des shurikens explosifs, à manier des armes automatiques, à rendre mes armes électriques, empoisonneuses, et je me balade même dans les égouts. Je suis content parce que les missions que me donnent mes supérieurs ne sont pas TROP similaires, malgré le fait que je doive aller et venir d’un bout à l’autre d’un gigantesque territoire. Non, c’est ce que je fais hors missions qui est redondant. On n’a pas grand chose à faire à Haran et je dois avouer qu’aider des gens à trouver une caisse de munitions par-ci ou un ami perdu par là, c’est un peu lourd.

Coooonclusion. Je dis non! Mais un Avis, je dis OUI!

Vous l’aurez compris, Dying Light est dynamique, beau, et basé sur un système de craft similaire à Dead Island. En fin de compte, tout y ressemble, avec des déplacements fluides à la place de l’utilisation de véhicules. Si la quête principale vous prendra un bon moment et est assez sympathique, les missions annexes sont vite redondantes et n’apportent pas de réel intérêt à cet open-world. En bref, on est clairement face à un Dead Island 1.5, rafraîchissant mais présentant trop peu d’intérêt pour les personnes ayant joué au premier cité.

Dying Light

  • Développeurs Techland
  • Type Zombie à l’huile en open-world
  • Support PS3, XBox360, PS4, XboxOne, Pc
  • Sortie 27 Janvier 2015

Dans le même genre :

  • Dead Island
  • Mirror’s Edge mode zombie

Y’a bon!

  • L’open-world
  • L’attachement aux personnages
  • Les déplacements ultra fluides (mais qui pourraient être plus fous)
  • La durée de vie honnête
  • Le craft
  • Très très beau sur un pc monstrueux

Beuargh!

  • Redondant dans les missions annexes
  • Dead Island 1.5
  • Scénario un peu tiré par les cheveux
  • Potentiel sous-exploité
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