Nouvellement arrivé sur PS4 au mois d’octobre, ce n’est pourtant pas la première fois que VISAGE fera frémir le public. Après deux ans de maturation dans ses studios, le jeu sort en early access en octobre 2018, et arrive enfin sur toutes les palteformes deux ans plus tard. Les développeurs de chez SadSquare ont presque visé juste en proposant leur soft sur la console de Sony, à quelques défauts près qui rendent l’aventure plus frustrante qu’effrayante.


VISAGE


Supports : PS4

Genre : Horreur

Date de sortie : 1er novembre 2020

Editeur : SadSquare Studio

Développeur : SadSquare Studio

Multijoueurs : non


Ca aurait pu être parfait si la frustration ne prenait pas le pas sur la terreur !


  • L’ambiance horrifique est au top !
  • Des phénomènes paranormaux variés et terrifiants.
  • La folie du personnage principal, digne héritière d’un Layers of Fear.
  • La gestion de l’inventaire laisse vraiment à désirer.
  • La progression manque parfois de linéarité : on est livrés à nous-mêmes et ça peut coincer !
  • Pas de sous-titres dans aucune langue.

La peur, la vraie

Autant ouvrir le bal avec un descriptif qui met l’eau à la bouche. Visage est un jeu d’horreur psychologique jouant à merveille sur l’ambiance : sons, décor évolutif, jeux d’ombres et de lumières ; le tout étant massivement inspiré par – selon leur site internetP.T., Amnesia, et des films comme The Grudge. Tout est mis en œuvre pour que le joueur soit aussi torturé que le protagoniste.

Après une cinématique d’ouverture dans laquelle un homme dissémine sa famille avant de retourner l’arme contre lui, nous sommes propulsés au coeur d’une maison américaine labyrinthique au lourd passé tragique. Caméra en première personne pour plus d’immersion, nous devons accompagner notre personnage dans l’exploration complète et profonde de la bâtisse afin d’y déclencher des événements somme toute déroutants. Notre aventure dans cet enfer étalée sur trois chapitres sera ponctuée de bruits étranges et autres phénomènes paranormaux visant à nous plonger dans la folie la plus totale.

Et avec tout ça, on nous demande une bonne gestion de l’inventaire, de la patience et surtout une fouille minutieuse des lieux. La peur au ventre, difficile de ne pas vouloir prendre ses jambes à son cou !

Test Visage PS4 SadSquare Studio
Ne vous fiez pas à cette « gentille » scène avec Dolores…

Le gameplay de Visage n’a rien d’innovant. Le but du jeu est de progresser dans l’histoire grâce à l’exploration et la découverte d’items ou d’événements déclencheurs. Plus on avancera dans les chapitres, plus nous pourrons comprendre (ou pas) ce tortueux fil conducteur. Cela dit, la compréhension de certains événements, si pas des indices nous aidant à avancer, peut être altérée par une absence de sous-titres (ne serait-ce qu’en anglais) et un accent anglais venu de Mars.

Durant l’aventure, en plus de la résolution d’énigmes, il faudra veiller à la bonne santé de notre personnage. En effet, les différents événements qui parsèmeront aléatoirement notre progression peuvent altérer notre santé mentale. Il sera donc plus que nécessaire – pour éviter le game over – d’échapper à la folie en évitant les endroits trop sombres ou en se soignant avec des comprimés. Si cette mission est plutôt facile au départ, les phénomènes ne vont qu’en s’intensifiant. Autant vous prévenir tout de suite qu’un bon stock de Doliprane sera fort utile !

Test Visage PS4 SadSquare Studio
Les scènes horrifiques et gores sont parfaitement peintes grâce à l’Unreal Engine !

L’ergonomie du chaos

Au-delà d’un gameplay classique mais efficace, il faut tout de même revenir sur la prise en main PS4.

L’adaptation à la plateforme, manette ou menu, n’est pas spécialement mal effectuée. Toutefois, gérer son inventaire et les interactions avec les deux mains du personnage relèvent plutôt de la punition.

Appuyer sur une touche pour mettre un item dans la main gauche, en choisir un autre pour la main droite, activer la gauche avant la droite pour faire un action, sélectionner un item… Mais non, pas celui-là, l’autre ! Vous l’aurez compris, on passe plus de temps à rager et s’assurer qu’on a le bon objet, alors que l’un ou l’autre phénomène se passe autour de nous. Mais on est trop occupés entre la manette et l’inventaire pour y faire attention – d’autant plus que le jeu ne se met jamais en pause et continue de nous terroriser en arrière-plan.

Test Visage PS4 SadSquare Studio
Un dédale dans un dédale que l’on a déjà mis 4h à parcourir…

Ajoutons le fait qu’il faut obligatoirement passer par le menu « inventaire » pour sélectionner ses items, car il n’y a pas de menu rapide. Il aurait été plus judicieux, à la manière d’un Resident Evil par exemple, de proposer directement l’utilisation d’une clé ou d’un item que l’on possède dans notre inventaire passif ; ou encore de mettre à profit les touches directionnelles de la manette – voire réassigner les touches R1 et L1 – pour sélectionner des objets actifs et récurrents comme le briquet ou les bougies.

Pour clôturer sur une nouvelle note frustrante, nous avons évoqué le fait que la maison est grande, labyrinthique, ce qui met à mal la progression dans l’aventure. Celle-ci n’est pas vraiment linéaire ou claire, du fait que nous pouvons aller ou bon nous semble dans toute la maison. Même si on évolue au sein d’un même chapitre, il est possible de débloquer des pièces/objets sans savoir quand ou pour quoi les utiliser ; ou d’être bloqué à la fin du chapitre car on a raté l’une ou l’autre étape préalable dont on ignore tout.

Visage

par Queen Potato

L’avis de Queen Potato

En Bref

Je suis friande des jeux d’horreur psychologique comme Visage, qui mise à fond sur l’immersion sans faire la différence entre le joueur et son personnage. Mais avec son ergonomie en carton sur PS4, on est plus facilement frustrés qu’effrayés, et le côté « horreur » est mis de côté de force. Un titre à recommander, mais plus rapidement sur PC que sur console de salon !

3.5
Show Full Content

About Author View Posts

Queen Potato

Prof de français excentrique le jour, gameuse la nuit, Queen Potato soumet les jeux vidéo à sa botte pendant des live streams endiablés. Sauf les survival horror. Ceux-là sont encore des espèces qui lui donnent du fil à retordre.

Previous Le Système Solaire de Sega – Vers la Saturn et au-delà chez Third Editions – Fiche de lecture
Next Gameplay : Cyberpunk 2077 sur PS5

Comments

Laisser un commentaire

Close

NEXT STORY

Close

Gameplay : Life is Strange Before the Storm – Episode 3

22/12/2017
Close