Test: Reverie

Une pincée de Mother 3, une pincée de Zelda 3...

Reverie… quel doux nom pour ce jeu des trois petits gars d’Auckland (Nouvelle-Zélande) du studio Rainbite. Un jeu qui reprend une direction artistique et un système de jeu qui ont fait leurs preuves pour nous offrir un action-RPG intégralement en français aux couleurs chatoyantes à nos PS Vita…

Mais s’inspirer de grands noms comme Mother 3 (HAL Laboratory/1-UP Studio) pour l’esthétique et Zelda 3: A Link to the Past (Nintendo) pour les mécanismes ne suffit pas de faire un bon jeu. Voyons voir…

Pixel jukebox

Déjà, mettons-nous dans l’ambiance avec une des musiques tirée de la bande-son du jeu orchestrée par le talentueux William E., compositeur allemand de Brunswick

Parce que oui, avant-tout, c’est la musique qui vient enjouer vos tympans dès l’écran titre avec des sonorités qui donnent le ton de l’aventure… et de l’aventure, il y en a dans Reverie.

Entre mélodies tantôt oniriques tantôt mélancoliques et d’autres plus épiques, la bande-son est juste magnifique et colle parfaitement à chaque moment du soft.

Vacances à Toromi

Toromi, c’est l’île où les grands-parents du personnage qu’on incarne, Tai, habitent. Elle se trouve au large de la Nouvelle-Zélande d’où sont originaires les développeurs, apparemment assez patriotes.

Après nous avoir ravis les oreilles une première fois, c’est le visuel particulier qui nous esquisse un premier sourire dès sa découverte. Parce que son air de déjà vu nous renvoie dans la nostalgie de Mother (Earthbound) et plus particulièrement le troisième opus.

Ces jolis graphismes en pixel-art nous offrent des couleurs vives et une direction artistique qui nous fait clairement penser au titre de Hal Laboratory du coup, c’est plutôt très joli et agréable à l’œil.

Certains y trouveront aussi beaucoup de points commun avec les premiers Pokémon… Les PNJ, les décors, la structure, etc…

Cave ou donjon?

Revenons à notre Tai qui vient d’arriver chez papy et mamy pour passer les vacances d’été. Mais ses vacances ne seront finalement pas de tout repos…

L’histoire est tirée d’une légende maorie. En effet, Toromi Island est habitée par des esprits en colère qui menace la destruction des lieux.  Et devinez qui va devoir s’en occuper?

Tout débute quand votre grand-père vous demande de descendre chercher son livre à la cave pour pouvoir vous raconter l’histoire de ces esprits en question.

Sauf que cette cave est grande… très grande et en vous enfonçant de plus en plus au travers celle-ci en déclenchant des mécanismes, vous allez vous rendre compte qu’il s’avère être un premier donjon.

D’ailleurs, le premier boss s’y trouve et montre le coté imaginatif et décalé du titre quand vous découvrez que c’est en fait un objet du quotidien assez amusant (no spoil!) dont il faut étudier les patterns pour pouvoir contourner sa défense, comme à l’ancienne.

De même pour certains mini-jeux dont l’exemple d’un jeu de hockey dans le style arcade contre un autre objet ménager afin de gagner un « trésor » à collectionner.

The Legend of Toromi

Les combats, c’est là que le Zelda-style entre en scène. Au début, vous partez à l’aventure équipé d’un bâton pour dézinguer les bestioles que vous rencontrez avec un bestiaire animalier comme des rats, des guêpes mais aussi d’autres ennemis sous l’emprise d’un des démons comme certains statues, etc…

Vous débloquerez d’autres armes ou items utiles à votre évolution: un yoyo pour déclencher un mécanisme derrière une barrière ou encore un arc à flèches pour les cibles à distance.

Comme dans A Link to the Past, vous évoluerez sur une carte avec différentes zones qui se déverrouilleront au fur et à mesure de vos exploits. Dans chacune d’elle se trouve un donjon dans lequel il faudra déjouer pièges et énigmes pour ouvrir les portes vous amenant au boss qu’il faudra vaincre pour apaiser l’esprit vengeur. Il y a six donjons au total avec, pour chacun, de nouvelles mécaniques de gameplay.

La difficulté va crescendo et est plutôt bien fignolée tout comme le gameplay classique mais toujours ô combien impeccable.

A la chasse aux plumes…

En plus de la quête principale, la grand-mère de Tai lui confiera une autre mission (secondaire): récolter des plumes d’oiseaux magnifiques de leur pays.

Vous trouverez ces plumes un peu partout dans les environnements variés remplis d’autres secrets de l’île de Toromi. Et il va falloir trouver des astuces pour en découvrir certaines…

Conclusion

Quand j’ai reçu ce jeu en test, je me suis demandé sur quoi j’allais tomber, surtout qu’il eu fallu ressortir sa PS Vita… Et finalement, j’ai été charmé par ce petit jeu développé par trois personnes seulement.

Une nouvelle petite pépite indé qui mérite d’avoir son portage sur d’autres machines (vous avez dit Switch?) et se faire connaître tant son agréable ambiance, son côté old school assumé et ses délires permanents arrivent à nous faire entrer dans l’histoire de ce qui est tiré du mythe Maui et le poisson géant (pour ceux qui ont vu Vaiana…) propre à la culture locale.

Ajoutons à cela un gameplay aux petits oignons qui a largement fait ses preuves et des graphismes en 2D mais superbes… Sans parler des musiques de l’excellent compositeur et du coup, je vous pose le thème de la Graveyard Area juste pour les bonnes ondes de Reverie

 

 

Temps de lecture : environ 4 minutes

Reverie

  • Développeurs Rainbite
  • Type Action-Aventure 2D
  • Support PS Vita
  • Sortie 5 avril 2018
Reverie à notre sauce
8/10
Reverie à notre sauce
Y'a bon
  • Les compositions musicales
  • Des graphismes propres, nets et colorés
  • Le gameplay est parfait
  • Les mécanismes old school
  • Les ennemis sont géniaux
  • Intégralement en français
  • Certains mini-jeux
Beuuuuwark
  • On en demande plus...
  • Un petit bug de collision
  • Technique
    8/10
  • Esthétique
    8/10
  • Ergonomie
    9/10
  • Audio
    9/10
  • Contenu
    8/10
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ManuSupra

Passionné et collectionneur, historien de trois décennies ayant grandit avec un enfant à queue de singe et un plombier moustachu s'empiffrant de champi. Chasseur de monstres à l'insectoglaive, archéologue en "Independent Gaming" et adepte du "bas, diagonal, droit + poing" ébloui par le pays du soleil levant.. et sa bouffe. Burgerovore professionnel à ses heures. Pathologie: collectionnite aiguë avec un diagnostique de plus de 120 machines.
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