On ne va pas se mentir : le constructeur Razer a davantage tendance à revisiter et améliorer ses produits qu’à proposer de nouvelles innovations plus régulièrement. C’est le cas ici avec la “nouvelle” souris Naga Pro – déclinaison sans fil au final de la Razer Naga Trinity d’y il a deux ans.

Comme sa grande sœur, la Naga Pro dispose de ses 3 panneaux latéraux programmables et interchangeables à la volée, mais ajoute cette fois une connectivité sans fil 2.4GHz et Bluetooth.

En terme de conception pure, peu de choses distinguent la Pro de la Trinity, si ce n’est qu’elle est un cheveu plus large (0.5mm). Est-ce décevant ? Je ne pense pas, tant la forme de la souris épouse parfaitement la main. A quoi bon modifier la forme ou l’ergonomie si celle-ci est déjà excellente ? Les doigts s’y posent naturellement et confortablement, les boutons sont biens placés, accessibles et simples à activer. Les boutons DPI sont toujours placés au-dessous de la molette et prennent cette fois la forme de deux petits boutons, à l’image de la Viper. Ceux-ci sont configurés par défaut à 400, 800, 1600, 3200 et 6400 DPI.

Niveau conception, on reste très proche de la Trinity et c’est tant mieux

Le côté droit de la souris est déformé de sorte à pouvoir y déposer l’annulaire et le petit doigts ne ressent aucune fatigue, reposant naturellement contre la souris. Bref, aucun de vos doigts ne frotte contre le tapis de souris ou est condamné à rester légèrement relevé au long de vos sessions. Non vraiment, la conception de la Naga n’a que peu bougé en regard de la Trinity et c’est tant mieux.

Le bas de la souris présente le capteur optique centré juste en dessous du milieu de la souris avec deux pieds lisses près de l’avant, deux à l’arrière et un rectangulaire autour du capteur. Il y a aussi un bouton de profil en dessous pour basculer entre vos profils intégrés stockés.

La Naga Pro intègre un interrupteur pour basculer entre les modes Razer Hyperspeed 2,4 GHz et Bluetooth (ou inactif si vous jouez avec le fil), et un connecteur de charge à deux broches à utiliser avec la station de charge Razer – qui n’est malheureusement pas incluse et  c’est dommage pour un produit à ce prix.

Comme pour la Trinity, la Naga Pro dispose de 3 plaquette interchangeables pour sa face gauche. L’intérieur de chaque plaque dispose de seize capteurs ainsi que des aimants à l’avant et à l’arrière pour la connexion à la souris. En ce qui concerne la partie de la souris où la plaque se connecte, il y a également un trou rectangulaire pour stocker le dongle USB 2,4 GHz. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les aimants sont assez puissants pour garder la plaque en place – même en cas de chute – mais pas trop, de façon à pouvoir les retirer rapidement. J’aurais aimé ici que les plaques disposent d’une petite encoche spécifique plus visible pour les décoller. A la place, il est difficile de dire qu’il s’agit d’une partie amovible tant son intégration est parfaite.

La première plaque latérale dispose de deux boutons latéraux près du haut de la plaque avec une belle poignée en caoutchouc alvéolée en dessous, là où elle était striée sur la Trinity. C’est la configuration basique des souris et peut être utilisée pour les jeux d’aventure ou même pour gérer quelques fonctions bureautiques supplémentaires.

La seconde plaque est par contre différente de la Trinity, puisque celle-ci comportait sept boutons disposés en anneaux tandis que la Razer Naga Pro ne possède que six boutons sur deux rangées, à la profondeur différente, la rangée du haut s’étendant plus loin que la rangée du bas, ce qui permet d’y accéder plus instinctivement. C’est typiquement la configuration la plus adaptée aux FPS ou aux Battle Royales, mais aussi sur vos logiciels de productions, type Adobe si vous y assignez les raccourcis les plus utilisés (typiquement chez moi c’est Alt+Maj+Ctrl+S en 6)

La dernière plaque est sans nul doute la plus impressionnante puisqu’elle dispose de 12 boutons légèrement inclinés sur trois rangées de quatre, qui facilitera la vie aux joueurs de MMO, de World of Warcraft à Final Fantasy XIV

Les 3 plaques interchangeables

Il est également possible d’y brancher un câble Micro-USB pour l’utilisation ou la charge, mais petit bémol à ce niveau, car le sabot du câble qui s’enchasse dans la souris a une forme particulière qui ne s’adapte pas à tous les câbles. Attention donc à ne pas plier ou casser le câble d’origine.

Le sabot du câble Micro-USB peut poser souci en cas de remplacement

Niveau connectivité, la Razer Naga Pro dispose de trois protocoles. Vous pouvez l’utiliser avec le câble d’origine, avec le dongle 2,4 GHz inclus et via Bluetooth. Pour rappel, le dongle USB se situe à l’intérieur de la souris, sous les plaque amovibles. La méthode pour coupler la souris en bluetooth étant certes détaillée dans le livret mais un peu complexe pour les doigts, on vous conseille la méthode 2.4GHz, qui s’avère en plus afficher de meilleures performances qu’en Bluetooth.

La Razer Naga Pro peut être personnalisée, mise à jour et configurée à l’aide de Razer Synapse 3, comme pour tous les autres produits de la marque. Vous pourrez y personnaliser vos mappages de boutons, ajuster les paramètres DPI, et même calibrer pour une surface de tapis de souris spécifique et définir les modes d’économie d’énergie et de faible consommation pour le mode sans fil. L’application affiche aussi l’autonomie restante de la batterie.

Comme toujours, avec la fonction Hypershift, chaque bouton peut également être superposé avec une fonction secondaire pour un contrôle optimal. On peut ainsi assigner une fonction voire une macro complète à chaque bouton, le tout dédoublé par l’Hyperhshift et démultiplié par le nombre de boutons des plaquettes, on peut passer du temps dans le logiciel pour peaufiner ses raccourcis et macros.

Razer déclare avoir amélioré ses commutateurs et capteurs de souris depuis la sortie du Razer Naga Trinity. Le constructeur s’appuie maintenant sur le capteur optique Razer Focus +. Avec les commutateurs optiques, aucun contact physique n’est requis pour envoyer un signal électrique, éliminant ainsi le besoin de délai anti-rebond. En utilisant un faisceau de lumière infrarouge qui passe à travers un obturateur pour envoyer un signal électrique à l’ordinateur, les commutateurs répondent instantanément à chaque pression. Chaque clic est activé avec un temps de réponse de 0,2 milliseconde, soit 3 fois plus rapide que les commutateurs mécaniques traditionnels.

Razer annonce 100 heures d’autonomie en connexion 2,4 GHz ou jusqu’à 150 heures via Bluetooth, si l’éclairage est désactivé, pour un temps de recharge total de 4 heures (temps durant lequel vous pouvez l’utiliser en mode filaire). Lorsque la batterie est basse, les voyants entourant la molette clignotent en rouge pour vous prévenir. Avec l’éclairage activé tout le temps, je pense qu’on peut tenir la moitié du temps indiqué, ce qui est plutôt pas mal pour une souris de ce type.

Après, le point le plus difficile à aborder reste la question du prix, car certes, la Naga Pro est une souris sans fil, 2.4GHz ou bluetooth avec des capteurs optiques plus efficaces et plus rapides, mais la différence de prix avec la Naga Trinity est assez importante, d’autant que la Pro n’intègre pas le socle de recharge, vendu à part. Si la Trinity vaut aujourd’hui 109.99€ – ce qui reste un tarif, mais à mettre en relation avec la modularité de l’accessoire, la Naga Pro monte à un tarif déjà plus douloureux de 169.99€, ce qui la place dans le matériel orienté professionnels.

Razer Naga Pro

Titiks

Design
Ergonomie
Robustesse
Customisation
Prix

En bref

Si vous recherchez une souris sans fil avec une grande flexibilité, vous pourrez difficilement trouver mieux. Comme pour la Trinity, il s’agit vraiment de trois souris en une avec ses plaques latérales interchangeables et ses différentes configurations de boutons pour s’adapter à la volée à vos besoin tant bureautiques que ludiques. Reste la question du prix qui n’en fait pas un achat anodin.

4.1

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Xavier Henry - Titiks
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Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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