Maneater, est un jeu où on incarne un requin sorti le 22 mai dernier. Le jeu est typé action aventure avec quelques notions de rpg. Le studio derrière ce petit ovni est Tripwire Interactive. Pour la petite histoire, Tripwire fut créé grâce à l’argent gagné par ses créateurs lors d’un concours de moding. Le studio américain a eu quelques lettres de noblesse depuis lors car ils sont les créateurs des Rising Storm 1 et 2 mais également des killing Floor 1 et 2.

Bien qu’un certain sens de la boucherie se dégage de ces titres, nous sommes tout de même assez loin du genre de massacre annoncé par Maneater. Voyons ensemble si la chasse à l’homme a été bonne.


Maneater


Supports : PS4, ONE, PC, Switch

Genre : Action

Date de sortie : 22 mai 2020 (Switch: inconnue)

Editeur : Deep Silver

Développeur : Tripwire Interactive

Multijoueurs : Non


Un poisson qui tourne dans son bocal.


  • Une bonne ergonomie à la manette
  • Une faune variée
  • Un carnage fun
  • Vite répétitif
  • des gros ralentissements d’FPS.
  • Un scénario trop classique.


Une énième histoire de vengeance

L’histoire de notre cher requin reste très classique. Nous allons être le témoin de la mise à mort de notre mère par un chasseur de requin. Après nous avoir balafré, le chasseur nous relâchera pour nous laisser grandir et accomplir notre vengeance.

Nous aurons tout un groupe de chasseurs à liquider avant d’arriver à l’assassin de notre mère. Ces derniers sont variés et servent de boss. Bien que leurs designs sont de gros clichés ambulants, ils s’accordent bien au genre du jeu. Le souci viendrait plutôt de leur manque de profondeur. Il est plaisant de découvrir leurs noms et caractéristiques, mais une fois le chasseur attrapé, il est aussitôt avalé puis oublié.

Le jeu est réalisé en mode “nanar”. Le tout se déroule dans une ambiance second degré assez plaisante. La carte du fun et de l’humour est joué à fond, jusqu’à la voix off qui nous décrit les événements en mode documentaire animalier totalement barré. L’humour est mélangé à un massacre équivalant aux films piranha, concluant cette idée de nanar. C’est bien réalisé, et cela joue beaucoup sur le côté fun et déjanté du titre.

L’histoire est peu innovante, voire classique. Tout se joue sur son enrobage fun et second degré. C’est plaisant mais il faudra un bon gameplay pour nous faire tenir.

L’homme à abattre

Un gameplay maché

Nous sommes donc ici sur un jeu d’action – aventure avec des notions de rpg. Maneater, nous fera voyager entre différentes zones allant du bayou jusqu’à l’océan. Cela nous fera rencontrer un grand nombre d’animaux marins à croquer. Chacun possède un niveau, ce qui nous poussera à faire attention aux animaux à chasser.

Pour pouvoir voyager rapidement, nous devrons trouver des grottes sécurisantes. Cela nous offre un lieu calme si on est traqué, mais également des points sur la carte où nous pourrons faire des voyages rapides. La dernière caractéristique de ces zones, c’est que nous pouvons y améliorer notre requin. Lui ajouter des nageoires bioélectriques ou des mâchoires en os changera les caractéristiques de notre chasseur, nous offrant de nouvelles tentatives de chasses possibles. Voici pour le côté RPG.

Vous aurez remarqué que le jeu comporte des éléments récurrents des mondes ouverts. Mais ce n’est pas les seuls. Nous avons aussi droit à de nombreuses quêtes annexes dans les différentes zones. On passe du massacre d’humains, mérous, phoques, etc., à la recherche de panneaux ou plaques d’immatriculation. C’est assez variés durant les premières zones mais ça ne varie pas du tout sur le restant du jeu. On remarque assez vite que ça devient des collectes peu importantes pour l’avancée du scénario. On se retrouvera alors à chasser de l’humain, pour faire monter notre taux de menaces, puis notre taux de recherches, pour voir enfin apparaître le prochain chasseur de notre liste.

Le tout est très très vite répétitif. On avance dans les zones, on découvre un peu les alentours, et on se met à chercher les spots d’humains pour monter le taux de recherches. Ça s’interrompt lorsque notre niveau nous bloque, mais pour augmenter de niveau on nous propose le même genre de quêtes en continu.

L’univers aquatique

Une des raisons m’ayant donné envie de jouer au jeu est la promesse d’un monde aquatique intéressant et sur ce point, je n’ai pas grand-chose à reprocher. En commençant dans les bayous, le jeu prend une bonne décision car la faune présente en ce lieu est différente avec ses nombreux alligators. C’est intéressant et nous montre bien le côté varié de la faune qui est plaisant à découvrir. Même si notre première réaction est généralement de vouloir croquer dans tous ce qui bouge, la rencontre avec notre premier Mako ou Phoque est touchante… jusqu’à avoir nos dents dedans.

Des eaux troubles

Commencer avec les bayous nous fait passer de bonnes premières heures de jeux mais c’est lorsque nous arrivons dans les eaux plus claires que Maneater commencera à nous montrer ses défauts techniques. Le bayou étant une eau très trouble, le nombres de fps est stable même en combats. Lorsqu’on sort de cette zone, on découvre de nombreuses chutes de framerate, ce qui entache énormément le titre.

Test Maneater : Conclusion

Chasser en tant que requin est assez décevant. Malgré des idées prenantes et très intéressantes, Maneater comporte des défauts beaucoup trop gros. J’aurais pu passer au-dessus des chutes de framerates, mais la répétitivité casse vraiment le plaisir de connaitre le dénouement de l’histoire. Cependant, le jeu pourrait se stabiliser avec des futures mises à jour, croisons les doigts.

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