Ah, La-Mulana… je n’y avais jamais joué, mais rien que les screenshots de cette compilation de La-Mulana 1 & 2 et le nom mélodieux m’invitaient déjà dans des ruines anciennes, à la recherche de trésors mystiques dans des cités célestes, poursuivi par des pirates de l’air à la recherche d’une enfant descendante d’une civilisation perdue… Est-ce de cela dont nous allons parler dans ce test de La-Mulana 1 & 2 sur Switch ?

Ah non, ça c’était Laputa.

Ce devant quoi je pensais me retrouver

La-Mulana 1 & 2


Supports :
PS4, Xbox One, PC

Genre : Metroïdvania

Date de sortie : 17 Mars 2020

Editeur :
Nippon Ichi Software

Développeur : Nigoro

Multijoueurs :
non


Vous qui pénétrez ici, abandonnez tout espoir de revoir la lumière du soleil avant longtemps.

  • Le challenge
  • Un monde mystérieux à découvrir
  • L’humour
  • Le travail visuel sur absolument tout
  • Le prix : aïe
  • Pas de bonus liés à une compilation
  • Frustrant

Tiens, j’ai marché sur un bouton

La-Mulana a eu un certain succès lors de sa sortie en 2005 sur PC, mais il a fallu attendre 2018 pour voir sa suite arriver sous l’égide de NIS America. Placé sous le signe de l’aventure inspirée par Indiana Jones sauce Metroidvania, La-Mulana n’a pourtant rien d’une promenade de santé. Chaque caillou de La-Mulana semble vouloir vous voir mort, et passer un tableau devra se faire en sueur et la mort arrive souvent – très souvent.

Donc partir à gauche du village départ est une mauvaise idée

Cela dit, le level-design est intéressant et très bien géré, mêlant pièges,ennemis, plateformes, quelques puzzles et une utilisation du fouet. Un des aspects les plus intéressants c’est que de nombreuses tablettes sont à traduire pendant votre exploration, chacune nécessitant un kit à acheter. Et ces tablettes possèdent souvent un savoir plus que précieux pour vous permettre de continuer votre exploration.

Si l’histoire nous conte un récit antédiluvien impliquant une entité tombée du ciel désireuse de rentrer chez elle, la suite est volontairement énigmatique et nous commençons l’histoire en compagnie d’India… du professeur Lemeza, qui fera vite la rencontre du sage du village Xelpud proche des ruines de La-Mulana. Ce dernier nous avertira que nombreux sont ceux qui ont pénétré les ruines, mais qu’aucun n’a été revu depuis, donnant là une indication claire que vous allez en baver. Mais il nous donne un dispositif afin de pouvoir communiquer avec vous par… e-mail (WTF?) afin de vous prodiguer quelques conseils avec pas mal d’humour et activer des programmes utiles à la suite de l’aventure – en vous spammant souvent.

Des interrupteurs, des coffres, des tablettes à traduire… c’est l’aventure !

Notez bien que ce cher Xelpud sera votre seul et unique soutien positif (quoiqu’un peu lourd parfois) pendant toute l’aventure, tant absolument tout le reste veut vous voir six pieds sous terre, sans compter les boss immenses que vous aurez à affronter.

Accroche-toi à ton fouet, j’enlève l’échelle

Dans La-Mulana 2, c’est la fille de Lemeza, Lumisa, que vous incarnerez alors qu’elle lit un courrier destiné à son père en provenance de ce bon vieux Xelpud. Ce dernier a eu la mauvaise idée de rendre les ruines de La-Mulana accessible au public en vue de  devenir riche. Et comme on pouvait s’y attendre, les monstres n’ont pas tardé à revenir en nombre, forçant le sage businessman à fermer boutique. La-Mulana ayant été défrichée par Lemeza, Lumisa devra se rendre cette fois dans un endroit inconnu, le lieu d’où proviendrait les monstres, Egg-Lana.

Votre vie descend vite, et le seul moyen de la remplir est de farmer les ennemis des zones proches d’un point de sauvegarde. Ces derniers étant assez rares tout de même en regard de la difficulté, autant vous dire qu’il faudra être prudent. Chaque décors pouvant potentiellement vous tuer et les ennemis réapparaissant à chaque fois que l’on quitte un tableau, la  frustration pourra rapidement vous gagner, si par exemple le contact avec un ennemi vous fait tomber en arrière et changer de tableau, à la merci des ennemis (souvent nombreux) qui auront réapparu. Gardez aussi en tête que les sauts sont quelque peu lunaires et qu’il faudra les maîtriser pour éviter les surprises, d’autant qu’une fois en l’air, il est impossible de modifier sa trajectoire.

Oui, vous qui pénétrez ici abandonnez tout espoir de revoir la lumière du soleil avant longtemps. J’irai jusqu’à dire qu’en cette période de confinement, vous aurez clairement de quoi vous occuper avec cette compilation, vu que le second opus est dans la droite lignée du premier.

D’autant que visuellement, cette compilation propose deux titres très beaux et très bien animés (on a une petite impression de “Voyage au Centre de la Terre” de Jules Verne d’ailleurs), très détaillés sur chaque aspect, tant sur les ennemis que dans les traîtres décors – oui eux aussi vous veulent morts. La-Mulana 2 quant à lui améliore assez bien l’entièreté des aspects visuels, rendant notamment les discussions plus vivantes grâce à des artworks.

Les dialogues ont plus de gueule dans La-Mulana 2

En termes de gameplay, vous aurez votre fouet bien entendu, mais vous mettrez aussi la main sur une tonne d’autres objets et armes comme des épées ou des shurikens, voire des grenades. Autant d’objets quasiment indispensables à votre progression. La-Mulana 2 propose en outre plus de boss, plus fréquemment. En outre, nous possédons maintenant un genre de glossaire à remplir avec les informations récoltées sur les corps des ennemis, et – grande nouveauté – la possibilité de nous téléporter entre les points de sauvegarde.

Petit bémol tout de même : le prix de la compilation pour ce type de production est sans doute un peu élevé, puisqu’il faudra tout de même débourser 52€ pour se la procurer. Même si les titres sont de qualité, ils restent destinés à une certaine niche de joueurs, qui risquent de passer leur tour à ce tarif-là, d’autant qu’il n’y a aucun ajout particulier en bonus.

La-Mulana 1 & 2 : Conclusion

J’ai eu mal

La-Mulana est sans doute un excellent compagnon si – par exemple – vous deviez rester un long moment chez vous. Très longs parfois frustrants mais assez passionnant à suivre pour l’aspect découverte, le premier est sans doute le plus retors, puisque le second permet – sans être plus facile – plusieurs options fluidifiant la progression; mais il permet une meilleure compréhension de l’histoire (et reste très drôle à lire). Il faudra néanmoins pas mal d’heures et de patience pour en voir le bout.

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Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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