Troisième retour dans la maison hantée d’Infliction pour les studios indépendants Caustic Reality. Après la parution initiale de leur jeu sur Steam, puis sur PS4 et Xbox One, c’est au tour de la Switch de nous tourmenter avec la version Infliction: Extended Cut de ce soft horrifique. Malgré quelques points faibles, le jeu s’en sort plutôt bien et nous arrache quelques jumpscares sur grand écran !


Infliction: Extended Cut


Supports : Switch

Genre : Horreur

Date de sortie : 2 juillet 2020

Editeur : Caustic Reality

Développeur : Caustic Reality

Multijoueurs : Non


Des fantômes, des rituels sataniques, du sang, que demande le peuple?!


  • Les ajouts de la version Extended Cut
  • Une histoire complexe, malsaine, mais forte!
  • L’ambiance glauquissime n’est jamais de trop
  • Le danger est omniprésent
  • Tellement scripté qu’il empêche parfois l’exploration
  • Des couacs techniques restent à régler
  • Quelques conflits de sous-titrage

Il était une fois, dix ans plus tard…

Comme on l’a déjà dit, Infliction n’en est pas à son coup d’essai. Initialement sorti en octobre 2018, le jeu nous emmène dans une enquête paranormale au sein d’une maison familiale, théâtre du meurtre sauvage d’une épouse par son mari. Près de 10 ans plus tard, l’enquête pour homicide est toujours ouverte et notre personnage se réveille sur les lieux du crime. Alors que nous cherchons à comprendre qui nous sommes et les raisons de notre présence, une entité malveillante guette ; et elle n’aura de cesse de nous poursuivre alors que nous cherchons une solution pour le (nous ?) libérer. Avec son fond de tragédie domestique, Infliction nous fait osciller dans le temps et l’espace, entre folie et réalité, ponctuant le tout de passages savoureusement glauques.

Grâce à toutes ses notes positives sur Steam, Caustic Reality voit grand et débarque sur PS4 et Xbox One avec une version « Extended Cut » le 1er avril 2020. Au programme : plus de choses à collecter, du nouveau contenu, des fins additionnelles et une optimisation totale pour les consoles de salon. Si on n’en a pas eu assez, les développeurs ont ajouté un mode « New Game Plus » augmentant la difficulté et le danger de l’aventure.

Enfin, ce 2 juillet sortira sa version finale sur la Switch qui, au premier abord, pourrait très bien accueillir un jeu de cette envergure. Et effectivement, le pari est rondement mené, à quelques points faibles près.

Une infernale chasse aux horreurs

Le jeu étant déjà sorti, je me permets quand même de faire un petit point sur le gameplay étant donné qu’il n’avait pas encore été testé chez nous !

Dès le départ, on sent que les développeurs se sont imprégnés de ce qui avait fait le succès de P.T. sans toutefois le dire à voix haute. Le jeu se déroule dans la maison familiale, dépeuplée et en pleine nuit. On y retrouve d’ailleurs un long couloir, son meuble et son téléphone qui sonne parfois dans le vide pour nous donner quelques indices. Comme dans P.T. On regrettera juste que certains décors changent en fonction des mouvements et de la progression, mais sans aucune explication ni signification; et on cherche encore comment les développeurs voulaient qu’on les exploite.

Le tout s’apparente à un walking simulator dans lequel il faut collecter des items pour remplir la quête principale. A côté de ça, d’autres items sont récupérables pour reconstituer les souvenirs déchirés de cette famille. Evidemment, la tâche n’est pas aussi simple car un esprit vengeur omniprésent nous cherche et nous tuera s’il nous trouve. Il faudra donc être discret, efficace, et pouvoir se cacher sous un lit ou une table quand l’occasion se présente.

Nous n’aurons pour seuls alliés qu’une lampe de poche (dont les piles sont immortelles, ô joie !) et plus tard un appareil Polaroïd qui nous permettra de révéler quelques secrets du décor, entre autres.

Une technique presque bonne!

Infliction : Extended Cut n’est pas le plus mauvais élève en termes de visuels. Hormis quelques soucis de textures trop brillantes – qui causent des confusions entre les items de quêtes en surbrillance et le reste – le rendu final est plutôt propre même si les pixels sont un peu trop au rendez-vous. La faute à une absence d’Unreal Engine sur Switch (T_T) Il est quand même plus agréable de jouer en mode docké qu’en portable, rien que pour la qualité et les FPS.

Sur le plan de l’ambiance, on nous a sorti la grosse Bertha des scénarios horrifiques : bruits suspects, rires diaboliques, pénombre et j’en passe. Mais c’est sans compter sur les vibrations HD des Joy-Con qui nous permettent de mesurer le rythme cardiaque du protagoniste, et en même temps de savoir que nous sommes en danger. Plus le spectre est proche, plus les Joy-Con vibreront fort. Et s’il n’y a rien à signaler, il n’y aura simplement aucune vibration.

C’est plutôt d’un point de vue ergonomique que le bât blesse, malgré un premier patch venu régler assez tôt quelques soucis.

D’abord, l’assignation des touches pourrait poser problème et on ne s’y habitue jamais vraiment. Non pas qu’elle crée des conflits, mais on est d’emblée tenté de modifier ces paramètres malheureusement inaccessibles dans le menu. Le touches n’étant pas agencée de manière « traditionnelle », il faudra un peu de temps pour ne pas s’y perdre.

Aussi, malgré le patch évoqué précédemment qui avait résolu des problèmes de freeze et autres « erreurs 404 », on fera parfois face à des bugs de sous-titres. Le jeu, entièrement traduit dans plusieurs langues européennes, présente par moment des conflits linguistiques. Il m’est arrivé (mais heureusement rarement) de passer du français à l’allemand à des moments clés, en sachant que l’allemand a été ajouté postérieurement avec le patch. J’ajouterai que le voice acting, en anglais, est tout de même très convaincant et reflète parfaitement la détresse d’une épouse entre deux feux…

A côté de cela, on lui reprochera quelques autres petits bugs. Par exemple, à partir du moment où on trouve le Polaroïd, impossible de se cacher correctement. Si on dégaine l’appareil en voulant se cacher, le personnage rampe sous le meuble, ressort, re-rentre, … Et c’est la mort assurée. Il est également arrivé que le fantôme spawn de manière complètement aléatoire alors qu’il n’était pas là du tout. Et pour terminer sur ce même personnage, son IA a tendance à lui faire défaut. Planqué sous un lit dans le noir complet et même avec la lampe allumée, vous serez complètement invisible.

Infliction: Extended Cut : Conclusion

On a quand même pas mal sursauté!

Malgré des couacs techniques, Caustic Reality peut être fier de la progression de son jeu. Même s’il transpire les influences de licences bien connues de toute part et que le tout est assez scripté, on a pris beaucoup de plaisir à arpenter Infliction : Extended Cut dans son univers follement terrifiant.

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Prof de français excentrique le jour, gameuse la nuit, Queen Potato soumet les jeux vidéo à sa botte pendant des live streams endiablés. Sauf les survival horror. Ceux-là sont encore des espèces qui lui donnent du fil à retordre.

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