Test: Donkey Kong Country Tropical Freeze

Des bananes glacées!

Aaah les Donkey Kong Country! Ces jeux de plateformes si beaux et si exigeants mais si cool dont le tout premier opus m’a mis une claque à l’époque. Il m’a fait comprendre qu’il ne faut pas nécessairement une console surpuissante pour faire de l’art avec du jeu vidéo alors que la première Playstation arrivait avec ses énormes jeux 3D.

La Switch est un peu dans la même configuration face à la quatrième génération de machine Sony et la Xbox One en proposant sont Donkey Kong Country Tropical Freeze. Mais cette fois, ce n’est plus du RARE, qui appartient désormais à Microsoft, mais Nintendo et son fameux Retro Studios qui sont à la manœuvre. Arrivent-ils au même résultat sachant que leur DK Returns sur Wii était déjà une belle réussite?

Funky l’invincible… ou presque!

Funky time!

Il ne faut pas se leurrer, DKCTF n’est que le remake Switch de la version Wii U donc, le jeu étant connu depuis bien quatre ans, je vais me pencher sur les nouveautés… MAIS! Oui, « MAIS » car il y a tout de même quelques différences non négligeables.

La première est déjà flagrante, c’est le Mario Kart 8 effect: la Wii U s’étant bien moins vendue que souhaité par Big N, peu de joueurs ont profité de ce Donkey Kong Country. La Switch et ses presque 20 millions d’unités déjà vendus (à l’heure de ce test) ouvrira largement la voie royale aux gorilles.

A part ça, la vraie grosse nouveauté c’est l’arrivée d’un personnage en plus, Funky Kong, qui débarque avec un nouveau mode de jeu dans ses valises. En effet, si vous sélectionnez le mode Funky, ce jeu exigeant deviendra beaucoup plus accessible et donc idéal pour faire découvrir la licence à des enfants… et amusera à coup sûr les speedrunners.

Lorsque que vous contrôlez le singe le plus cool et sa planche de surf, on a l’impression d’être revenu au bon vieux temps des cheat codes: Funky possède plus de vie et hérite des capacités des autres Kong sidekicks à lui tout seul. Entre les doubles sauts de Diddy, le passages sur les piques sans dégâts de Picsou Cranky avec sa canne et le planage dans les airs de Dixie, autant dire que ça aide pas mal.

Notre poto le rhino est toujours de la partie.

Des Kong au poil!

Autant dire que Retro Studios ne s’est pas non plus reposé sur ses lauriers et a tout de même peaufiné son bébé. Le jeu est plus fin, plus beau et il suffit de voir le pelage de nos singes préférés pour preuve du travail de précision des développeurs. Ne parlons pas du level design qui résulte de la lettre d’amour au genre plateformer, rien de moins…

La jouabilité frôle toujours la perfection: si on perd des vies, c’est de notre faute et non celle du jeu. Pas de « c’est la faute à la manette » ici! La difficulté, hors Funky mode, est assez relevée et récupérer toutes les lettres K-O-N-G et autres médailles d’or, pièces de puzzle, etc… requière de la maîtrise donc il faudra bien s’entraîner en passant inévitablement par le die and retry.

Au niveau de la bande-son il n’y a pas d’ombre au tableau non plus. Le tout est très bien orchestré et chaque musique colle parfaitement au thème du niveau joué. On notera la petite mélodie des niveaux aquatiques qui rappelle celle du tout premier opus sur Super NES qui était magnifique.

A deux, le jeu reste tout aussi fluide mais attention de rester sur le même écran!

2 Kong tu peux, mais pas 15!

Rappelons aussi que DK peut se jouer à deux en coop. Ici, le jeu n’en souffre absolument pas et la fluidité reste au top. Par contre, il faudra faire bien attention à rester sur le même écran ou au moins rejoindre le joueur le plus avancé pour ne pas perdre de vie.

Autre solution que mon fils, partenaire du test du jour, a eu le talent d’expérimenter: je contrôle Donkey, lui Diddy et il a passé son temps sur mon dos pendant plusieurs niveaux… Oui, pas bête non plus mais bon, c’est moins fun.

Néanmoins, cette technique peut être utile vu que mon perso pouvait alors utiliser la fusée au dos de Diddy comme propulseur. Le détail made in Nintendo!

Et pour les combats de boss, c’est là que la coopération prend tout son sens et ça promet quelques parties de rigolades également. Ces boss dont il faudra d’ailleurs étudier les patterns comme toujours et qui ne vous lâcheront pas si facilement pendant un bon moment… et souvent trop longtemps.

Les boss en solo peuvent paraître longs et énervants mais rigolos en duo.

Conclusion

Malgré une difficulté (en mode normal) qui peut en frustrer plus d’un, Donkey Kong Country Tropical Freeze sur Switch reste une valeur sûr. Et puis, on peut relativiser sur la difficulté vu l’arriver du Funky mode qui permettra aux plus réticents et aux plus jeunes de profiter d’un très bon plateformer comme Nintendo sait faire.

Cet opus est vraiment le jeu qui réunira tout le monde autour d’un jeu Donkey Kong Country. Après, il  reste le fait que les phases de boss soient longues et répétitives mais ça s’inscrit un peu dans l’ADN de la série.

En bref, ce DK Country est sans doute le plus réussit depuis le premier opus sur Super NES, et ce, malgré le fait qu’il ne soit qu’un remake de la version Wii U.

Temps de lecture : environ 4 minutes

Donkey Kong Country Tropical Freeze

  • Développeurs Nintendo (Retro Studios)
  • Type Plateforme
  • Support Switch
  • Sortie 4 mai 2018
Donkey Kong Country Tropical Freeze à notre sauce
9/10
Donkey Kong Country Tropical Freeze à notre sauce
Y'a bon
  • Level design parfait
  • Jouabilité au top
  • Beau comme un Pixar
  • Funky mode pour les jeunos
  • Le challenge
  • Presque tous les Kong sont là
  • Grosse durée de vie
  • Temps de chargement bien réduits
  • Speedrunning
  • Musiques qui collent nickel
  • Les niveaux sous-marins
  • Coop amusante contre les boss...
Beuuuuwark
  • .... mais peut ennuyer dans les niveaux
  • Phase de boss un peu longues
  • Peut vraiment être frustrant parfois...
  • ... car exigeant!
  • TECHNIQUE
    9/10
  • Esthétique
    9/10
  • Ergonomie
    9/10
  • Audio
    9/10
  • Contenu
    9/10
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Tests jeux
ManuSupra

Passionné et collectionneur, historien de trois décennies ayant grandit avec un enfant à queue de singe et un plombier moustachu s'empiffrant de champi. Chasseur de monstres à l'insectoglaive, archéologue en "Independent Gaming" et adepte du "bas, diagonal, droit + poing" ébloui par le pays du soleil levant.. et sa bouffe. Burgerovore professionnel à ses heures. Pathologie: collectionnite aiguë avec un diagnostique de plus de 120 machines.
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