Test: Dark Souls Remastered – Nintendo Switch

L'Enfer a un nouveau nom: Joy-Con

Gamers, à vos nerfs les plus acérés: la série Dark Souls fait un bond dans le portable avec un portage remasterisé sur Nintendo Switch. Outre le bonheur de retrouver un épisode aussi sacré que frustrant dans la nouvelle génération de consoles, il est une difficulté que l’on n’avait pas encore soupçonnée et qui va justement de pair avec cette génération. Puisse le sort de votre console être favorable, sinon le papier-bulle pourrait vous faire économiser de l’argent…

La cinématique d’introduction qui rend plutôt pas mal en 30fps !

Plaisir de (re)découvrir

Autant être honnête dès le départ: je n’avais jamais fait qu’essayer un Dark Souls dans ma vie, et j’ai plutôt joué à son frangin Bloodborne qui ne m’a pas plus réussie. La sortie de Dark Souls Remastered était donc une bonne occasion pour moi de découvrir cette saga quasiment légendaire qui en a fait souffrir plus d’un. Connaissant le concept et sachant bien que j’allais sûrement y perdre plusieurs touffes de cheveux, j’ai abordé la chose le plus professionnellement possible pour pouvoir faire un test s’adressant aussi aux habitués. Et j’ai aussi pu en voir beaucoup plus grâce à mon frère, nettement plus doué que moi à ce genre de jeux, sans qui ce test aurait pu attendre encore trois mois avant de sortir.

Il s’agit bien là d’un simple portage sans plus de bonus in games – donc pas de modification d’histoire ou de quêtes supplémentaires – mais bien avec quelques exclusivités comme le DLC Artorias of Abyss. Aussi, qui dit Nintendo dit Amiibo. Avec la sortie du portage sur Switch, la firme avait teasé la figurine de Solarius d’Astora, mais dont l’utilisation est très limitée; si pas inutile.

Très attendu par beaucoup de joueurs, cette pièce qui finira plutôt dans votre collection que dans votre jeu sert à « louer le soleil« , donc à débloquer une emote que vous pouvez débloquer même sans l’amiibo plus loin dans l’aventure.

Bref, on sort notre carcasse du donjon et on part à la conquête de Lordran, dans une aventure qui ne nous fera aucun cadeau… et encore moins sur Switch.

Lordran remastered

Dark Souls Remastered était déjà arrivé sur d’autres consoles comme la PS4 ou la Xbox One en début d’année; pourtant l’annonce de son adaptation sur Switch a fait autant de bruit que ses prédécesseurs. Il fallait donc s’attendre à l’habituel ajustement visuel de la console, à savoir passer de 60 à 30fps en portable pour que la petite machine puisse nous offrir des images fluides et pas désagréables à regarder. Sans pour autant être sur le point d’exploser, il est possible cependant que la console se mette à chauffer et que cet affichage baisse à cause de scènes trop chargées en effets; ce qui n’est pas sans déstabiliser les jeunes chevaliers comme moi qui ont la fâcheuse tendance à martyriser les touches pour rester en vie…

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En console dockée, on retrouve des HD allant de la 720p au 1080p avec nettement moins de coupures et une image rééquilibrée – ce qui n’empêche pas quelques bugs ça et là, sans plus de perturbation. On peut en conclure que l’image a été chouchoutée pour offrir une expérience satisfaisante dans une environnement et avec des personnages soignés, justifiant ainsi son titre de remaster.

Mais c’est laisser alors le confort d’une prise en main plus large pour ce que j’appellerai « les joy-con de la mort« , qui constituent un nouveau challenge pour les joueurs aguerris.

Die & retry. Especially die.

A moins que vous ne possédiez une manette pro ou un grip-manette, être un joueur expérimenté dans Dark Souls ne vous sera pas forcément d’une grande aide.

Une inversion des touches A et B un peu perturbante au départ, mais pas insurmontable

Le premier changement à noter sera la disposition des touches typiquement japonisée: le A correspondant à « annuler » et le B à « valider », alors qu’il s’agit habituellement de l’inverse. Il n’est pas possible d’intervertir ces deux touches qui vous feront gaspiller l’un objet ou l’autre, mais on peut modifier toute autre disposition via le menu des paramètres.

Jouer en version portable reste tout à fait confortable: comme d’habitude, la prise en main est large grâce à l’écran connecté aux joy-cons et on ne risque aucun bug de déconnexion des manettes. L’ambiance sonore sera juste un peu moins bonne que si l’on jouait sur un écran de télévision ou avec un casque.

Le vrai challenge à relever est de dompter les joy-cons seuls. On oublie alors le confort précédent pour se débrouiller avec ces deux rectangles plutôt étroits, parfois capricieux au niveau du signal. Attention, cette difficulté supplémentaire n’est en rien un défaut et permet à chacun de faire varier son expérience de jeu, allant du néophyte à l’expert en la matière.

Une prise en main plus compliquée, mais plus intense

Enfin, on appréciera les vibrations HD qui ont à nouveau été mises à profit pour faire vivre le jeu de manière plus intense: dégâts reçus, coups parés, attaques violentes, pas lourds des boss et dragons, … On notera aussi l’utilisation de la reconnaissance des mouvements pour les différentes emotes, comme pour d’autres manettes. Il suffit alors de rester appuyé sur la touche B et de faire un mouvement précis pour déclencher l’emote souhaitée, et donc interagir avec d’autres joueurs dans des parties en ligne.

Il faudra d’ailleurs s’offrir le tout nouvel accès online de Nintendo pour pouvoir accéder à ce mode multijoueur pouvant aller jusqu’à six participants ! Avec des prix plutôt compétitifs, cela en vaudrait plutôt la peine; surtout qu’en se fiant aux expériences de plusieurs joueurs, il n’y aurait pas de latence ou d’autres problèmes à signaler sur les serveurs, rendant l’expérience plus que satisfaisante.

Conclusion

Sans apporter plus de changements que cela, Dark Souls Remastered se fait néanmoins une place non négligeable dans la famille des portages Switch. Plutôt maniable et avec un soin tout particulier apporté aux graphismes, aussi puissants que la petite console de Nintendo puisse les offrir, le jeu se laisse (re)découvrir avec une satisfaction toute particulière, sans pour autant offrir une expérience de jeu tout à fait zen.

Temps de lecture : environ 4 minutes

Dark Souls Remastered

  • Développeurs FromSoftware
  • Type RPG, Die & Retry
  • Support Switch
  • Sortie 19 Octobre 2018
Dark Souls Remastered à notre sauce
8/10
Dark Souls Remastered à notre sauce
Y'a bon
  • (Re)découvrir un jeu culte et frustrant avec plaisir
  • Le challenge des joy-cons
  • Un visuel soigné adapté au système Switch
Beuuuuwark
  • Une baisse de framerates aux moments les plus épiques et périlleux
  • Solarius, l'inutile d'Astora
  • Une prise en main un peu perturbante au départ
  • L'audio un peu cartonné de la version portable
  • Technique
    8/10
  • Esthétique
    8/10
  • Ergonomie
    7/10
  • Audio
    7/10
  • Contenu
    8/10
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Tests jeux
Queen Potato

Prof de français excentrique le jour, gameuse la nuit, Queen Potato soumet les jeux vidéo à sa botte pendant des live streams endiablés. Sauf les survival horror. Ceux-là sont encore des espèces qui lui donnent du fil à retordre.
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