Test : Dakar 18 – De bonnes idées mais la pente est raide !

Du sable, des rios et des pistes à perte de vue.

L’épreuve du Dakar a toujours fait rêver bien des gens. Même s’il ne se déroule plus en Afrique depuis quelques années, la course d’endurance continue d’intriguer les amateurs de sports mécaniques. BigMoon Entertainment a tenté de retranscrire ce que représente le Dakar sur nos machines. Est-ce que le tour de force est réussi ? Réponse dans quelques dunes.

Le désert aride vous tend les bras.

Une prise en main exigeante. 

Pour ne pas vous faire perdre votre temps, on va s’attaquer à un gros morceau tout de suite, à savoir la conduite dans Dakar 18. La physique et les sensations de conduite sont lamentables. Et je pèse mes mots. Les premières minutes de jeu vont vous sembler très longues et pour vous aider un peu, voici quelques conseils :

  • Réglez votre boîte de vitesse en semi-automatique pour tenter de retrouver de la traction et manipuler votre véhicule plus facilement. La boîte auto est tout simplement mauvaise.
  • Pour vous premiers tours de roues, préférez le lourdeur et la lenteur d’un camion. C’est moins fun de prime abord, mais au moins, ça restera solide et contrôlable pour garder le cap. 
  • Enfin, préférez une pression des pneus dure si vous voulez amoindrir les difficultés de franchissement ou une pression des pneus souple si vous privilégiez une conduite conservatrice pour préserver les pièces de votre véhicule. 

Le camion est solide sur ses roues.

Après ces quelques conseils on peut y aller tête baissée ?

Alors non, clairement pas. Dans Dakar 18, pas question de rouler à tombeau ouvert pour finir une étape le plus rapidement possible avec une vitesse moyenne élevée. Ici vous êtes lâché en pleine nature et seul votre roadbook peut vous sauver. Je vous conseille d’ailleurs d’éviter de commencer votre carrière avec une moto ou un buggy car votre copilote dans les autres véhicules pourrait bien être votre sauveur et ses notes seront votre seul moyen de faire un bon temps. Ici pas de circuit fermé ou même de route à suivre. L’important n’est pas de rouler vite mais de naviguer correctement. Traduction : Pas de GPS (même si des indications plus poussées sont présentes dans l’ATH au niveau Débutant), on roule avec un compas, un cahier et en avant Guingamp ! Cette immersion dans les notes avec la nomenclature du Dakar est difficile mais c’est positif pour le réalisme du titre. Merci à la licence officielle de la course qui permet d’utiliser les vraies voitures et les vrais pilotes de l’épreuve. 

Attention ! Danger de niveau 3 à travers les dunes.

Follow the stars and drive !

Il s’agira donc de passer à travers différents points de passage tout au long de ses étapes assez longues. Certaines d’entre elles vous occuperont plus d’une heure de conduite effective et ne croyez pas que tout se déroulera facilement. Si vous vous ensablez, il faudra sortir du véhicule et pelleter sans relâche pour vous sortir du trouble. Et pendant ce temps-là, le chrono ne s’arrêtera pas. Notez également que vous pouvez vous arrêter pour aider un équipage en difficulté, ce qui est plutôt sympa et très Dakar pour le coup.

Il y a du monde sur la ligne de départ.

Graphiquement, c’est dans la moyenne.

Propulsé par L’Unreal Engine 4 les paysages sont sympas à traverser et les caméras sont plutôt jouables. Mention spéciale à la caméra hélicoptère qui retranscrit parfaitement les images qu’on peut voir à la télévision quand on s’intéresse à cette course mythique. Par contre la modélisation des pilotes et copilotes n’est pas très glorieuse mais honnêtement c’est un détail qui n’a pas de réelle importance. 

La vue hélicoptère retranscrit bien l’événement,

Avec tous les défauts que tu as mentionnés, on dirait que le jeu est à jeter !

On pourrait facilement le croire en effet. Mais en réalité Dakar 18 n’est pas un mauvais jeu, bien au contraire. Il est bourré de bonnes idées, il retranscrit très bien l’ambiance du Dakar, sa difficulté, l’endurance à avoir pour réussir manette en main et surtout l’impression terrible de solitude face aux environnements à traverser. L’intention est respectée, mais les défauts de physique, les chargements trop longs et le manque de finition l’empêchent d’être un très bon jeu. Et pour les amateurs de course auto comme moi, c’est vraiment frustrant car ce soft promettait de vivre autre chose et le mandat est loupé de peu. Et franchement ça m’ennuie profondément. 

L’équipage de Sébastien Loeb et Daniel Elena.

Conclusion

Si vous avez pris le temps de me lire, vous avez dû comprendre qu’il a été difficile de dégager un sentiment général sur ce jeu. D’un côté j’aimerais mettre en avant les bonnes idées et les réussites de Dakar 18 et de l’autre il est impossible de passer à côté des défauts énormes que le jeu traîne comme un boulet derrière lui. Si vous êtes capables de passer au dessus de ces défauts, de vous acharner pendant plusieurs heures pour trouver les réglages qui vous conviennent le mieux et que recommencer des étapes pour mieux les appréhender ne vous fait pas peur, alors il se pourrait bien que Dakar 18 vous surprenne et devienne un jeu important pour vous. En revanche si vous n’avez pas de patience et que vous cherchez un titre à la prise en main rapide qui va satisfaire votre appétit de joueur immédiatement, passez votre chemin. 

La Peugeot 205 T16 d’Ari Vatanen.

Temps de lecture : environ 4 minutes

Dakar 18

  • Développeurs BigMoon Studios
  • Type Course
  • Support PS4, XB1, PC
  • Sortie 25 Septembre 2018
Dakar 18 à notre sauce
7/10
Dakar 18 à notre sauce
Y'a bon
  • Une bonne retranscription du Dakar
  • Des caméras jouables
  • La navigation avant tout
Beuuuuwark
  • Une physique atroce
  • Des pénalités qui sortent de nulle part
  • La modélisation des pilotes discutable
  • TECHNIQUE
    5/10
  • ERGONOMIE
    7/10
  • ESTHÉTIQUE
    7/10
  • AUDIO
    6/10
  • CONTENU
    8/10
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