Ah que cette fin d’année est riche en Triple AAA exposant fièrement leurs mondes ouverts, leurs richesses annexes, leurs réalisme et explosions ! C’est certain, le joueur de 2016 a de quoi faire chauffer ses machines, tout supports confondus ! Et puis comme la pluie revient en force dans notre plat pays, on est bien content de rester chez soi, dans le canapé. A vous tous, joueurs, je ne dirais qu’un mot : Silence.

Apprêtez-vous à baver devant votre écran
Apprêtez-vous à baver devant votre écran

Silence

Car il n’y a pas que les mondes réalistes et ouverts. Il reste encore un peu de place pour l’onirisme, la magie et le calme.

Frère et sœur entre la vie et la mort ?
Frère et sœur entre la vie et la mort ?

Silence, car en cette fin d’année morne, quand la guerre gronde et que les bombes tonnent, il est temps de repartir dans un monde entre la vie et la mort sauver ceux qui peuvent l’être.

Qui se souvient des Chroniques de Sadwick ? Un point’n click sorti en 2009 sur PC (et DS il me semble) où l’on incarnait le clown triste Sadwick parti sauver son monde tiré des contes de fée. Une aventure quelque peu onirique, métaphorique et plus sombre qu’il n’y paraît au premier abord, mais magnifiquement réalisée par le studio allemand Daedalic. Doté d’une vraie personnalité et de personnages mémorables, Les Chroniques que Sadwick s’offrent enfin une suite sur consoles et PC.

Que ceux n’ayant jamais posé les mains sur le premier volet se rassurent : un petit résumé vous en sera fait en début de partie, sous la forme d’une histoire qu’un grand frère raconte à sa petite sœur, alors que les bombes pleuvent en dehors de leur bunker. Sachez donc que vous vous spoilerez entièrement le twist final des Chroniques de Sadwick au bout de quelques minutes, mais cela est un mal nécessaire pour entrer de plein pied dans cette nouvelle aventure. Sachez aussi que malgré les apparences, Silence est un conte sombre, qui – pour la petite histoire – scotche mes deux petites filles à l’écran (avec d’ailleurs l’interdiction de la plus grande de continuer la partie sans elle). Les métaphores y sont nombreuses et on reste loin des contes pour enfant où tout est mielleux et lisse. En témoigne d’ailleurs l’introduction très bien menée mais qui provoque un certain pincement au cœur.

Ce moment remet certaines choses en perspectives
Ce moment remet certaines choses en perspective

What a Wonderful World

Ce qui choque en premier, c’est la qualité graphique du titre. Entre personnages 3D et décors mélangeant 2D et 3D, on en prend littéralement plein les yeux grâce au soin apporté à chaque élément, nous projetant presque dans un magnifique livre de compte richement illustré, les mouvements de caméra en plus.

On joue à Silence avec des étoiles dans les yeux, une pointe de mélancolie et une énorme envie d’en savoir plus

Silence est aux prises des traqueurs de la Fausse Reine
Silence est aux prises des traqueurs de la Fausse Reine

Les quelques images parsemant cet article sont d’ailleurs plus parlantes : il ne s’agit pas de cinématiques ou de plan fixes, mais bien le moteur du jeu, qui rappelle quelque peu par endroit le travail de Vanillaware. Sous-titré en français pour un doublage anglais ou allemand, Silence propulse Renie et son grand frère Noah dans le monde de Silence, un lieu situé entre la vie et la mort que Noah connaît très bien. Ayant déjà découvert le moyen d’en sortir, il doit d’abord retrouver sa petite sœur avant de parvenir à la salle du trône de Silence. Mais les choses ne sont pas forcément les mêmes non plus depuis son départ, puisque l’énigmatique Fausse Reine a pris le pouvoir à Silence, lançant ses troupes de Traqueurs à la conquête du monde onirique. Noah et Renie feront alors équipe avec la résistance et rencontreront des personnages issus du premier volet et hauts en couleur.

Un côté Vanillaware non ?
Un côté Vanillaware non ?

Nice Spott

Chaque tableau – ou ensemble de tableaux – représente une ou plusieurs énigmes à résoudre pour passer à la suite, en utilisant ou combinant certains objets, voire en passant d’un personnage à l’autre. Car vous incarnez Noah, sa petite soeur Renie – qui semble dotée d’un pouvoir bien utile contre les Traqueurs – mais aussi la chenille Spott. Cette petite bestiole souriante et malicieuse vous rendra en effet de grands services grâce à son apparente invulnérabilité et à sa capacité à prendre les caractéristiques de ce qu’elle mange (et ce n’est pas toujours ragoûtant) ou à gonfler et s’aplatir à l’envie. Les énigmes sont toujours assez logiques, même si parfois, il faudra se faciliter un peu la vie en mettant les éléments interactifs en surbrillance et profiter d’une petite phrase d’aide pour obtenir un indice afin de poursuivre sa progression.

Chaque tableau possède son lot d'énigmes, souvent répartis sur plusieurs niveaux
Chaque tableau possède son lot d’énigmes, souvent répartis sur plusieurs niveaux

Heureusement, il n’est pas question ici d’obtenir la solution directement, mais seulement d’obtenir un petit élément pour mieux comprendre ce qu’il faut faire, mais pas comment ni où. Certaines énigmes vous demanderont d’être attentif à une comptine pour activer un mécanisme dans le bon ordre, d’autre de trouver des objets pour en remplacer d’autre ou atteindre un emplacement. Rien n’est trop explicite, mais juste assez pour ne pas être frustré par les énigmes – parfois en cascade – proposées par chaque tableau.

Pour les intéressés faites-vous une idée avec la démo disponible sur Steam !

Conclusion

Je ne vais pas trop en dire, car tant les énigmes que l’histoire sont à la hauteur de l’enrobage graphique du titre et il serait dommage pour tout le monde de gâcher le plaisir de la découverte. Sachez seulement que Silence est une petite pépite pour les amoureux de Point’n Click, de bonnes histoires et d’énigmes. La maniabilité à la manette aurait gagné en précision, car viser un élément de décor n’est pas aussi facile qu’avec une souris, mais rien de bien handicapant non plus.

On joue à Silence avec des étoiles dans les yeux, une pointe de mélancolie et une énorme envie d’en savoir plus. Indéniablement un gros coup de cœur en de fin d’année.

Silence

  • Développeurs Daedalic Entertainment
  • Type Point’n Click onirique
  • Support PS4, PC, Xbox One
  • Sortie 15 Novembre 2016

Y’a bon!

  • Merde, c’est beau…
  • .. et la musique est belle aussi
  • Une histoire captivante
  • Des énigmes bien fichues
  • Une galerie de personnages drôles et intéressants
  • Mais meeeeerde, les graphismes quoi !

Beuargh!

  • Quelques temps de chargement longuets
  • La maniabilité console pourrait être plus précise
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A propos de l'auteur Voir les articles

Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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